Durabilité

Les questions les plus fréquentes

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Comment réaliser un inventaire de réemploi des matériaux d’un chantier de rénovation ?

Avant d’entamer des travaux de rénovation, l’idéal est de procéder à un inventaire des matériaux présents afin d’évaluer leurs potentiels. Repérez les éléments de caractère, ceux qui ont une valeur patrimoniale, ceux qui sont tout simplement en bon état, ceux que vous aimeriez conserver, ainsi que ceux que vous pourriez revendre ou donner.

L’inventaire vous aidera à déterminer les éléments qui pourraient être :

  • Réparés ou réutilisés sur place pour un même ou différent usage. Ne vous fiez pas à votre première impression, des éléments anciens peuvent souvent être réparés et briller d’un nouvel éclat !
  • Démontés pour être réutilisés ailleurs. Vous ne voyez plus d’utilité pour un matériau, et pourtant il est encore en bon état ? Pensez à lui offrir une nouvelle vie dans un autre lieu en le donnant ou le revendant, des solutions existent !
  • Recyclés. Lorsque le matériau est trop abîmé et que son réemploi n’est plus possible, le dernier recours consiste alors à le recycler via des filières de recyclage adaptées.

Carnet pratique

Homegrade a réalisé un carnet pratique « Inventaire pour le réemploi des matériaux ».

Professionnels expérimentés

Si vous entreprenez une rénovation lourde, le choix d’un architecte et d’une entreprise ayant une expérience dans le réemploi (ou motivés) favorisera le respect de la démarche et son aboutissement.

Depuis 2016, un appel à projets « BeCircular » a été lancé pour soutenir les entreprises du secteur de la construction qui veulent insérer des pratiques d’économie circulaire. Pour plus d’informations, consultez le site www.circulareconomy.brussels

L’inventaire : quelles questions se poser ?

  • Le matériau ou l’élément est-il en bon état ?
  • Est-il aisément démontable ?
  • Possède-t-il une valeur patrimoniale ?
  • Est-il présent en quantité suffisante ?
  • Est-il sain ? Attention aux matériaux pouvant contenir des substances nocives, tels que l’amiante (cloisons, tablettes de fenêtres, dalles vinyle, colles, ardoises, etc.) et la peinture au plomb.

Matériaux ou éléments « phares » du réemploi pour les particuliers :

  • briques et pierres ;
  • portes, châssis et quincailleries ;
  • panneaux et bois de construction ;
  • carrelages ;
  • planchers ;
  • poutres et poutrelles ;
  • cuisines ;
  • appareils sanitaires ;
  • radiateurs ;
  • tuiles et couvre-murs.

Source : étude du CDR Construction, « Enquête sur les attentes en matière de matériaux de construction de seconde main en Région de Bruxelles-Capitale », Bruxelles, mai 2015.

Quelques exemples

Un plancher peut facilement être poncé et rénové.

S’il est cloué ou posé de façon flottante au moyen d’un assemblage sans colle, il sera alors démontable, disponible en vue d’une réutilisation ou d’une revente.

photo de carreaux de ciment

Des carreaux de ciment peuvent être démontés et réutilisés.

Le carrelage posé sur un lit de sable (pose traditionnelle) se démonte sans trop de casse.

Le carrelage posé au moyen de colle (mortier de colle, couche d’égalisation, etc.) est plus difficile à démonter, voire impossible sans casse.

Une porte en bois peut, sous réserve d’un démontage soigneux et d’éventuels travaux de réparation, être réutilisée sur place, dans une autre pièce du même logement ou encore trouver un nouvel usage (cloison de séparation, table, etc.).

Comment aller plus loin dans des travaux de rénovation durable ?

Anticiper vos rénovations

Dans vos projets d’agrandissement ou de transformation, envisagez vos besoins à plus long terme (types d’occupation et d’utilisation), ce qui évitera de futures rénovations lourdes. Prévoyez par exemple une goulotte en attente de futurs passages de câbles, une cloison démontable pour une chambre d’enfant, un passage pour une ventilation future dans votre toit plat nouvellement isolé, un revêtement de sol facilement démontable (non collé par exemple).

Financement de votre projet

Certaines banques proposent que l’argent des épargnants finance exclusivement des projets de développement durable. Leurs investissements sont visibles de tous, les projets financés sont sélectionnés sur base de critères de durabilité puis consultables par le public. Recourir à leurs services (contracter un crédit) favorise ainsi des projets exemplaires, dans le respect de l’environnement et d’une économie sociale.

Eléments ou matériaux neufs

Lorsque vous choisissez des matériaux neufs, il est important de considérer leur impact environnemental. Privilégiez les matériaux durables pouvant être réutilisés ou recyclés.

Évitez les matériaux contenant des composés chimiques, néfastes pour l’environnement et votre santé, évitez les éléments hybrides (composés de plusieurs matériaux), difficilement recyclables et favorisez les matériaux naturels (de type végétal, animal ou minéral).

Un choix de plus en plus grand de matériaux de construction naturels existe sur le marché, tels que les structures bois, les isolants naturels (fibre de bois, fibre de chanvre, liège, cellulose, etc.), les finitions (peintures naturelles, enduits argile, parquets de liège).

Attention à l’acoustique !

Lors de travaux de rénovation, les propriétaires ont tendance à négliger le traitement acoustique, qu’ils perçoivent comme un luxe secondaire. Pourtant, les bruits quotidiens d’un logement à l’autre génèrent parfois des nuisances insupportables… Pensez-y dès le début de votre projet !

Consultez notre page « L’isolation acoustique » pour plus d’informations et demandez conseil à notre service accompagnement !

Acoustique
Conseils

Isolation acoustique d’une maison bruxelloise divisée en appartements

Comment intégrer des matériaux de seconde main dans ses travaux de rénovation ?

Opter pour les principes de l’économie circulaire, c’est aussi limiter la production de matière en intégrant des matériaux de seconde main dans son projet de rénovation.

Une opération accessible à tous avec un peu d’imagination.

Avant de vous lancer dans l’achat, vérifiez les quantités dont vous avez besoin et le fait qu’elles soient bien disponibles. En effet, d’un revendeur à un autre, les quantités peuvent être très différentes.

L’état des matériaux peut également varier, ceux-ci seront livrés nettoyés, triés ou non.

Les prix des matériaux de seconde main sont aussi très variables, selon leur état, leur qualité, ainsi que leur valeur patrimoniale.

Les entreprises spécialisées dans la revente de matériaux de seconde main disposent, en général, d’un stock important. Les matériaux répondent souvent à des critères de qualité. Ces revendeurs sauront également vous conseiller et fournir des services complémentaires (livraison, entretien, etc.).

Le site d’Opalis vous permettra de trouver des revendeurs de matériaux de réemploi courants et des exemples de réalisation.

Sur les sites de revente de seconde main de particulier à particulier, les produits proposés sont souvent moins chers, mais la recherche peut s’avérer longue.

Réversibilité

Pensez à la réversibilité de vos interventions : lorsque vous mettez en place un matériau, choisissez un mode de pose permettant une démontabilité aisée dans le futur et donc un possible réemploi !

En savoir plus

Pour plus d’informations, consultez le guide du bâtiment durable réalisé par Bruxelles Environnement : guidebatimentdurable.brussels

Comment valoriser les matériaux existants d’un chantier de rénovation ?

Après l’inventaire, l’étape suivante consiste à valoriser les éléments retenus dans les 3 catégories « réparer, réutiliser, recycler ».

Rénover et réparer

En fonction de votre expérience et du matériau, les interventions seront effectuées par vous-même ou par un professionnel.

Exemples d’éléments couramment réparés / rénovés :

  • Châssis et portes en bois (greffe, pâte à bois, ponçage, réfection des joints, etc.)
  • Planchers en bois massif (ponçage, vernis ou cire, etc.)
  • Mobilier de cuisine
  • Pierres naturelles (greffe, agrafe, mortier de réparation, etc.)

Entretien

Pensez à réaliser un entretien régulier pour prolonger la durée de vie et garder une certaine qualité du matériau.

Trouver un artisan

Pour trouver un artisan ou une entreprise spécialisée dans les travaux de réparation, conservation ou restauration d’éléments de votre logement, consultez notre section Artisans du patrimoine.

Vous y trouverez plus de 150 professionnels actifs en Région bruxelloise.

Des références et photos de chantiers vous aident à choisir le spécialiste pour votre projet.

Démonter pour réutiliser

Par opposition à la démolition (destruction grossière des matériaux sans tri préalable), le démontage (déconstruction d’un élément, permettant de conserver les matériaux le constituant) favorise le réemploi.

Le démontage doit être réalisé avec précaution afin de préserver au mieux les matériaux ou éléments à réutiliser.

Certaines entreprises spécialisées (comme les revendeurs de matériaux de seconde main) peuvent également inclure dans leurs services le démantèlement.

Besoin de conseils pratiques ?

Le CDR Construction (Centre de Référence Professionnelle Bruxellois pour le Secteur de la Construction) a mis à disposition des manuels de démontage de différents éléments et matériaux illustrés de vidéos : www.reuse.brussels

Donner ou revendre

La filière de matériaux de seconde main est relativement bien développée en Belgique. Que ce soit via des revendeurs spécialisés, des sites de revente ou des donneries, plusieurs solutions existent pour remettre en circulation les éléments dont vous n’avez plus l’usage.

Les sites internet de vente de particulier à particulier offrent également des bonnes solutions pour revendre ou donner des matériaux.

Les matériaux de construction que l’on retrouve sur les marchés de seconde main sont en général des matériaux ne nécessitant pas de garantie structurelle, thermique, de résistance au feu, etc.

Opalis

Le répertoire Opalis reprend les revendeurs spécialisés en matériaux de seconde main en Belgique : www.opalis.be. Il offre la possibilité d’effectuer une recherche par type de matériau et par zone géographique. Il comprend également des conseils pratiques, des prix indicatifs et des descriptions techniques pour un éventuel Cahier des Charges (CDC). Les prix annoncés incluent parfois le transport, parfois pas.

Bon état

Pour être réutilisés, les matériaux ou éléments devront répondre à certains critères de qualité et être en relativement bon état.

Envoyer vers des filières de recyclage

S’il n’y a pas de possibilité de réemploi, l’envoi vers des filières de recyclage est la solution de dernier recours. Pour un recyclage de qualité et afin de limiter les coûts, il est important de bien trier sur le chantier.

Dans les centres de tri, les matériaux sont regroupés par type et reconditionnés pour en fabriquer de nouveaux. Quelquefois, le transport peut également être inclus dans le service.

Où déposer ses matériaux ?

Déchetterie de Bruxelles-Propreté : www.arp-gan.be

Quels sont les matériaux repris dans les centres de tris ?

  • Briques, gravats, cailloux, pierres
  • Carrelages, dalles, tuiles
  • Béton, ciment
  • Plâtre (chutes, plaques)
  • Bois traité et non-traité
  • Portes, châssis, volets en bois, en métal ou en PVC
  • Gouttières et tuyaux
  • Verre de construction
  • Appareils sanitaires

Les éléments en bois recyclés via les centres de tri peuvent être utilisés pour produire de nouveaux éléments tels que des panneaux à particules, des isolants, du mobilier en mélaminé, de la pâte à papier, etc.

Quelles primes pour le remplacement ou la remise en état d’une citerne d’eau de pluie ?

Une quarantaine de primes sont disponibles pour les travaux de rénovation et les travaux économiseurs d’énergie. Découvrez un résumé de toutes les primes, crédits et subventions disponibles dans notre Synthèse des Primes.

Primes RENOLUTION

La prime « C3 – Gros Œuvre Et Gestion de L’eau: Récupération D’eau de Pluie » concerne les travaux relatifs à la mise en service d’une citerne d’eau de pluie et à son raccordement.

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Citerne d'eau de pluie
Comment entretenir son système de récupération d’eau de pluie ?

Pour garantir le bon fonctionnement de l’installation et assurer la qualité de l’eau, la cuve et tous les accessoires doivent être contrôlés et entretenus.

La fréquence des entretiens dépend du type d’utilisation de l’eau de pluie, de la qualité attendue et de l’environnement immédiat (présence de végétation, d’animaux, etc.).

Les préfiltres doivent être inspectés régulièrement (surtout avant un orage) et nettoyés en fonction afin de limiter le dépôt de matières indésirables dans la cuve, d’éviter les débordements des gouttières ainsi que l’obstruction des canalisations.

Photo d'une crépine de pré-filtration de l'eau de pluie encrassée
Crépine encrassée
Photo de filtres de post-filtration "Triplex" encrassés
Filtres encrassés

Les filtres à sédiments, à particules et à charbon actif doivent être contrôlés tous les 3 à 6 mois et après les périodes de non-fonctionnement. Selon les modèles, ils sont nettoyés à l’eau claire ou remplacés.

La cuve est nettoyée pour éliminer la boue accumulée, limiter les odeurs et la coloration de l’eau. La boue est aspirée par un camion-citerne pour permettre le nettoyage de la cuve à l’eau claire sans dégrader le cimentage intérieur. La fréquence de l’opération dépend de l’environnement et des préfiltres. S’ils sont présents et bien entretenus, un nettoyage tous les 5 à 10 ans suffit. Dans le cas contraire, l’entretien peut être annuel.

Attention : Gaz de décomposition !

Avant le contrôle ou l’entretien de la cuve, il est conseillé de la laisser ouverte pour permettre l’évacuation des gaz de décomposition. Il y a lieu d’attendre au moins 24 heures avant d’y descendre afin d’assurer une oxygénation suffisante.

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Citerne d'eau de pluie
Quel système de récupération d’eau de pluie choisir pour un usage restreint ?
Photo d'un arrosage de plantes avec de l'eau de pluie. Citerne d'eau de pluie de jardin en arrière plan.

S’il n’est pas possible de placer un système pour un usage étendu, une citerne de jardin peut être installée pour l’arrosage.

La citerne est posée à côté de la descente d’eau et s’y raccorde directement, sans pompe. Le coût de l’installation en est réduit.

Ses parois doivent être constituées d’un matériau opaque et résistant aux rayons ultraviolets. De plus, il est indispensable de vider la citerne en cas de gel.

Il est également possible de relier une citerne enterrée à une pompe à bras.

Photo d'une citerne de jardin pour récupérer l'eau de pluie
Citerne de jardin
Photo d'une pompe à bras utilisée dans un jardin
Pompe à bras

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Citerne d'eau de pluie
Quel système de récupération d’eau de pluie choisir pour un usage domestique étendu ?

Ce système comprend les dispositifs de récolte, de filtration, de stockage et de distribution des eaux pluviales. Pour faciliter l’entretien, rationnaliser l’installation et répondre aux exigences de bruit, l’emplacement de tous les composants doit être réfléchi.

Détail techniques d'une shéma de système de récuparation d'eau de pluie pour un usage domestique

Cuve et ses accessoires © GEP

  1. Pré-filtration
  2. Cuve
  3. Anti-remous
  4. Siphon de trop-plein
  5. Crépine d’aspiration
  6. Pompe
  7. Système de basculement
  8. Post-filtration

Récolte

  • Les toitures en pente recouvertes de tuiles ou d’ardoises sont les plus appropriées à la récolte d’eau de pluie grâce à leur nature inerte. En revanche, il faut être attentif à l’amiante qui peut libérer des fibres dans l’eau. L’orientation sud-ouest permet également une collecte optimale.
  • Le type d’étanchéité des toitures plates peut influencer la qualité de l’eau récoltée.
  • Les toitures vertes réduisent la quantité d’eau récoltée et peuvent également provoquer une coloration brun-jaune de l’eau récupérée. Cependant, un filtre à charbon actif résout ce problème.
  • Les balcons et les terrasses ne peuvent être raccordés à la citerne car l’eau récoltée peut être potentiellement polluée par des produits de nettoyage ou d’autres substances inappropriées.

Pré-filtration (avant la cuve)

L’eau récoltée est préfiltrée pour diminuer le dépôt de matières organiques dans la cuve, l’encrassement de l’installation, les odeurs et la coloration brune de l’eau. Étant donné l’importance de leur rôle, les préfiltres doivent être placés à des endroits facilement accessibles en vue d’un nettoyage régulier.

Crépine

Dans la corniche, une posée à la jonction avec la descente d’eau empêche l’obstruction de celle-ci par des feuilles ou des gravillons.

Ce premier élément de filtration a un coût faible et un impact important sur la pérennité du système.

Photo d'une crépine pour pré-filtrer l'eau de pluie avant qu'elle n'aboutisse dans la citerne
Crépine

Filtres plus fins

En fonction de l’environnement (présence de végétations, d’oiseaux…), des filtres plus fins sont installés entre la corniche et la cuve.

Ils peuvent être enterrés ou placés directement sur la descente d’eau de pluie ou à l’entrée de la cuve.

Shéma d'un système de pré-filtration à l'entrée d'une citerne d'eau de pluie
  1. Trop plein vers égouts
  2. Eau dirigée vers la cuve
  3. Eau récolée

Préfiltre à l’entrée de la cuve © Graf

Volume de

Pour limiter la formation de boue dans la cuve principale, une pré-filtration peut être assurée par un volume de décantation.

Ce volume dans lequel transite l’eau de pluie peut être soit :

  • un compartiment intégré à la cuve ;
  • une cuve indépendante. Cette solution est recommandée par le Buildwise (anciennement Centre Scientifique et Technique de la Construction). Lorsque les cuves sont installées en série, la première joue ce rôle.
Shéma d'un volume de décantation dans une citerne d'eau de pluie

  1. Volume de décantation
  2. Volume principal
  3. Trop plein vers égouts

Stockage

L’eau est récoltée dans une cuve dont les conditions de stockage influencent la qualité.

Cuve maçonnée ou en béton

Avantages
  • Son poids lui permet de bien résister à la pression de l’eau souterraine.
  • Son coût est plus faible que celui des cuves synthétiques.
  • Ses composants alcalins (présents dans le ciment) neutralisent progressivement l’acidité de l’eau.
  • Son inertie assure une température constante de l’eau.
Inconvénients

L’installation d’une nouvelle cuve n’est pas toujours possible à cause de son poids et/ou de sa gamme de choix limitée. Ainsi, la pose en intérieur d’îlot peut s’avérer compliquée.

Photo d'un citerne d'eau de pluie - cuve en bêton
Cuve en béton

Ancienne citerne maçonnée

Photo d'un ancienne citerne d'eau de pluie maçonnée

Certaines maisons bruxelloises disposent d’une ancienne citerne non exploitée. En fonction de sa capacité, de son état, de son implantation…, il est possible de réaliser un système pour un usage étendu ou restreint.

La citerne doit être vidée et nettoyée afin de contrôler son étanchéité et l’absence de fissures. En fonction, elle est recimentée avec un enduit imperméable composé de chaux et de ciment.

Il faut également vérifier que le trop- plein n’est pas bouché et qu’il peut être raccordé au réseau d’égouttage.

Cuve en matière synthétique

Avantages
  • Une vaste gamme de dimensions et de formes est disponible.
  • La capacité de stockage peut être augmentée en plaçant plusieurs petites cuves en série. Idéal dans le cadre d’une rénovation, d’un accès étroit, etc.
  • Le faible poids de la cuve permet une installation sans l’aide d’une grue.
  • Une cuve synthétique souple peut être placée dans des vides sanitaires, des espaces réduits, etc. Elle doit être manipulée avec attention pour éviter tout risque de perforation.
Inconvénients
  • La cuve enterrée résiste moins bien à l’éventuelle pression de l’eau souterraine, en raison de son faible poids. Elle pourrait de ce fait remonter à la surface.
  • La matière synthétique ne permet pas de diminuer l’acidité de l’eau. Cependant, il est possible d’ajouter des graviers calcaires pour résoudre cet inconvénient.
  • Pour un placement hors-sol à l’extérieur, la cuve doit résister aux rayons ultraviolets afin d’augmenter sa longévité et être opaque pour limiter la prolifération de micro-organismes, d’algues, etc.
  • Les parois de la cuve sont issues de la pétrochimie. Toutefois, il existe des modèles en matière recyclée.
Photo de deux cuves synthétiques rigides mises en série pour stocker l'eau de pluie
Cuves synthétiques rigides en série
Photo d'une cuve syhthétique souple pour le stockage d'eau de pluie
Cuve synthétique souple
© CJP24

Implantation

L’implantation d’une nouvelle cuve dépend des impératifs liés à son bon fonctionnement ainsi que des caractéristiques du terrain et du bâtiment.

La cuve est implantée à proximité du local technique et des points de puisage pour limiter les tuyauteries de distribution et la puissance de la pompe.

Elle peut se trouver soit à l’intérieur (cave ou vide ventilé), soit à l’extérieur (hors-sol ou enterrée).

Si elle est enterrée, elle doit être placée à une distance suffisante des fondations de la maison, des racines des arbres, ect. En cas de conditions particulières (terrain instable, présence d’une nappe aquifère, voie carrossable…), il est nécessaire de prendre des dispositions lors de la mise en œuvre.

Accessoires de la cuve

  • L’eau de pluie entre dans la cuve par un dispositif anti-remous. Cela permet d’éviter que l’eau entrante ne remue les couches de sédiments qui stagnent dans le fond.
  • Si le dispositif de pré-filtration n’est pas optimal, un diffuseur de fines bulles peut être ajouté pour oxygéner l’eau stockée. Il limite la fermentation des matières organiques à l’origine de la coloration de l’eau et des odeurs. Son impact environnemental (de par sa consommation électrique) n’étant pas négligeable, il doit être utilisé avec parcimonie.
  • Dans le haut de la cuve, un siphon de trop-plein évacue l’eau de pluie excédentaire, éliminant en même temps les poussières, les particules flottantes et les matières grasses situées à la surface de l’eau. Il doit impérativement être positionné au-dessus du niveau du réseau d’égout ou du système d’infiltration.
Photo d'un système anti-remous à placer au fond d'une citerne de stockage d'eau de pluie
Anti-remous © CSTC
Photo d'un siphon de trop plein pour une cuve de récupération d'eau de pluie
Siphon de trop-plein © GEP
  • À la sortie du trop-plein se trouve une grille qui empêche l’intrusion de nuisibles, ainsi qu’un clapet anti-retour à fermeture automatique. Celui-ci évite la contamination de l’eau de la cuve par celle du réseau d’égout, ainsi que les retours d’odeur.
  • À la surface de l’eau, une d’aspiration filtrante et un flotteur positionnent la prise d’eau à environ 10 cm sous sa surface, là où la qualité de l’eau est la meilleure.
Photo d'une crépine d’aspiration filtrante avec flotteur dans une citerne d'eau de pluie
Crépine d’aspiration et flotteur

Post-filtration (après la cuve)

Elle n’est pas nécessaire pour l’arrosage des jardins et pour le rinçage des toilettes lorsqu’une pré-filtration efficace est installée.

En revanche, l’eau peut être filtrée encore plus finement pour améliorer sa qualité et protéger les équipements des risques d’encrassement.

Photos des 3 filtres pour filtrer l'eau de pluie avant qu'elle ne soit employée dans la maison.

Filtres sous forme de « Triplex »

  1. Le filtre à sédimentspermet une filtration de ± 90 microns. Il n’est pas toujours nécessaire si la pré- filtration est efficace.
  2. Le filtre à particulespermet une filtration de ± 25 microns.
  3. Le filtre à charbon actifpermet une filtration de ± 5 microns. Il élimine les colorations et réduit les mauvaises odeurs.

La combinaison de ces trois filtres est généralement installée sous forme de « Triplex ».

L’ingestion de l’eau de pluie, même minime, peut être dangereuse

Les bains, douches et lave-vaisselles exigent une eau de qualité équivalente à celle du réseau de distribution de ville.

Des traitements supplémentaires, physiques ou chimiques (microfiltration, osmose inverse, désinfection par filtre ultraviolet, etc.), assurent la désinfection et la potabilisation de l’eau.

Ces systèmes sont généralement onéreux, complexes et énergivores. Ils nécessitent un entretien et un contrôle constant par un professionnel. Ils sont rarement mis en place en zone urbaine.

Distribution

L’eau stockée dans la citerne est prélevée par une pompe, filtrée puis distribuée aux différents points de puisage par un réseau complètement séparé de celui de l’eau de ville.

Pompe

Cette page conseil se concentre sur trois types de pompes centrifuges les plus couramment rencontrées.

  • La pompe directe possède de nombreux avantages. Elle offre un débit régulier, possède de bons rendements, est compacte, peu coûteuse et d’usage aisé. Elle dispose d’une protection interne empêchant le fonctionnement à sec. Cependant, elle démarre à chaque demande, ce qui augmente la consommation électrique, les nuisances sonores et diminue sa durée de vie.
Photo d'une pompe directe
Pompe directe © Alexandre Van Vyve
  • Le groupe hydrophore est la combinaison d’une pompe centrifuge et d’un réservoir. De ce fait, il est plus volumineux et plus onéreux. Le réservoir présente l’avantage de diminuer le nombre de démarrages et de permettre une alimentation automatique en eau de ville lorsque la cuve est vide. En revanche, des bactéries pourraient se développer sur la membrane du réservoir.
Photo d'une pompe hydrophore
Groupe hydrophore © Ecoconso
  • La pompe immergée se place directement dans la cuve, ce qui engendre un gain de place et limite les problèmes de bruit. Pour son bon fonctionnement, il est important qu’elle soit immergée en permanence. Elle coûte généralement plus cher qu’une pompe directe mais moins qu’un groupe hydrophore.
Photo d'une pompe immergée
Pompe immergée © Graf

Attention

Les qualités et les propriétés mécaniques des différentes pompes peuvent avoir un impact sur la pression obtenue aux points de puisages, l’amorce du système, le bruit des équipements, la corrosion, etc.

Système de basculement

Les toilettes et le lave-linge nécessitent un approvisionnement continu, même en cas de cuve vide. Pour garantir leur bon fonctionnement, des dispositifs permettent de basculer vers l’alimentation en eau de ville tout en maintenant la disconnexion conforme entre les réseaux de distribution d’eau de ville et d’eau de pluie. Il est impératif que ces derniers soient complètement séparés afin d’éviter tout risque de contamination du réseau de ville.

Il existe des systèmes manuels et automatiques qui remplissent directement la cuve. Dans ces deux cas, une disconnexion doit-être assurée par une séparation physique (d’air libre) d’au moins 2 cm. Il est également possible de placer une jauge permettant de contrôler le remplissage afin d’éviter tout gaspillage.

Photo d'un robinet pour remplir manuellent, en eau de ville, la cuve des toilettes si la citerne d'eau de pluie est vide.
Système manuel de remplissage

Un autre système automatique plus complexe du type groupe hydrophore permet d’alimenter directement les appareils. Sa conception garantit la disconnexion réglementaire.

Conformité du système de basculement

Le basculement, qu’il soit automatique ou manuel, doit être conforme aux « Prescriptions techniques – Installations intérieures » établies par Belgaqua.

Une liste des appareils certifiés conformes permettant ce basculement automatique est également consultable sur leur site.

Le distributeur d’eau de ville (Vivaqua) peut à tout moment venir contrôler le système de basculement. Par ailleurs, afin de s’assurer de la bonne conformité de son installation, tout propriétaire d’une citerne peut spontanément demander un contrôle.

Pour plus d’informations, consultez Belgaqua

Réseau de distribution d’eau de pluie

Il est nécessaire d’identifier clairement les deux réseaux d’alimentation (eau de pluie et eau de ville).

Les prescriptions de Belgaqua prévoient notamment que :

  • les points de puisage d’eau de pluie doivent être signalés par un pictogramme « eau non potable » ;
  • les différentes canalisations d’eau doivent être clairement marquées pour faciliter leur identification ;
  • les différents réseaux de distribution et leurs composants doivent être représentés sur un schéma de principe qui doit être précieusement conservé.
Pictogramme « eau non potable »

Ce contenu fait parti de

Citerne d'eau de pluie
Est-ce pertinent de récupérer l’eau de pluie ?

Avant d’installer un système de récupération d’eau de pluie, il convient d’évaluer sa faisabilité, son efficacité et sa rentabilité. Plusieurs systèmes permettent cette récupération.

Pour un usage domestique étendu, l’installation comprend généralement une cuve, une pompe, une série de filtres et un circuit de distribution. Elle permet d’alimenter divers points de puisage pour le rinçage des toilettes, la lessive et l’entretien.

Pour un usage plus restreint, le système ne contient qu’une citerne extérieure, sans pompe. Il est parfaitement adapté à l’arrosage du jardin.

Besoins du ménage

Selon Belgaqua, la Fédération belge du Secteur de l’Eau, une personne consomme en moyenne 98 litres d’eau par jour, soit à peu près 36 m3 par an. L’eau de pluie peut remplacer l’eau de distribution pour une série d’usages.

Répartition de la consommation moyenne journalière en eau par personne :

Répartition des besoins en eau non potable – eau de pluie
UsageQuantité l/jour/persRépartition en %
Rinçage des toilettes33 l33 %
Entretien (arrosage et nettoyage)8 l8 %
Lessive10 l11 %
Total51 litres52 %
Répartition des besoins en eau potable – eau de ville
UsageQuantité l/jour/persRépartition en %

Hygiène personnelle
36 l36 %
Vaisselle6 l7 %
Boisson et alimentation5 l5 %
Total 47 litres48 %
Total des besoins en eau
BesoinsQuantité l/jour/persRépartition en %

Eau non potable – eau de pluie
51 l52 %
Eau potable – eau de ville47 l48 %
Total des besoins en eau 98 litres100 %
Source : Belgaqua

Potentiel de récolte

Le potentiel de récolte dépend de la annuelle moyenne belge (780 litres/m2 par an soit 2,14 litres/m2 par jour) et de la superficie des toitures récoltantes. Le type de revêtement, la pente, l’orientation et la préfiltration peuvent également être pris en compte pour une analyse plus précise.

Dimensionnement

Le dimensionnement d’une cuve est à définir en fonction de l’équilibre entre les besoins du ménage à couvrir par l’eau de pluie et le potentiel de récolte (le plus petit des deux sera pris en compte pour la suite du calcul).

Il doit en outre assurer une autonomie en eau de pluie suffisante lors des périodes de sécheresse (entre 2 et 5 semaines) et tenir compte d’un taux d’assèchement entre 5 et 10 % (ce qui correspond à la proportion de jours pendant lesquels la cuve est vide).

Voici un exemple de dimensionnement simplifié :

Une famille de 4 personnes occupe une maison traditionnelle qui dispose d’une toiture à versants de 80 m2 (en projection horizontale).

  • Le potentiel de récolte (uniquement évalué dans ce calcul à partir de la surface récoltante et de la pluviométrie) est estimé à 171 litres par jour (80 m2 x 2,14 litres par m2 par jour).
  • La consommation moyenne journalière en eau est de 392 litres (4 personnes x 98 litres). Les besoins quotidiens à couvrir par l’eau de pluie sont de 204 litres (4 personnes x 51 litres).

Le potentiel de récolte ne suffit donc pas à couvrir tous les besoins en eau de pluie du ménage.

Un choix doit être fait quant aux usages. Si ce ménage se limite au rinçage des toilettes et à l’entretien, les besoins en eau de pluie sont de 164 litres par jour (4 personnes x 41 litres). Dès lors, les surfaces récoltantes sont suffisantes.

Sur base de 164 litres, tenant compte d’une autonomie de 31 jours et d’un taux d’assèchement de 10 %, la cuve devra faire au minimum 5,6 m3 (164 litres x 31 jours + 10 %).

Dimensionner une citerne d’eau de pluie

Le calculateur réutilisation de Bruxelles Environnement peut vous aider à dimensionner une citerne d’eau de pluie à l’échelle de la parcelle avec plus de précisions (type du revêtement, pente, orientation, etc.).

Points d’attention

  • Une cuve trop petite ne permet pas d’exploiter le volume d’eau collecté de manière optimale. Elle sera rapidement vide lors de puisages importants et lors de périodes de sécheresse.
  • Une cuve trop grande ne se remplit jamais complètement. Pourtant, un débordement occasionnel via le trop-plein permet d’évacuer la couche d’impuretés flottante afin d’éviter leur prolifération, leur fermentation et le risque de bouchons.

Un volume tampon peut compléter l’installation pour contribuer à la gestion du ruissellement urbain. Il retient temporairement les eaux pluviales en cas de gros orages et les évacue ensuite à débit régulé. Il doit se vider complètement afin d’être disponible pour le prochain épisode pluvieux.
Ce volume peut venir compléter le dimensionnement de la cuve.

Shéma représentant le volume tampon d'une citerne
  1. Volume tampon
  2. Trop-plein
  3. Trop-plein à débit régulé
  4. Volume principal

Construction neuve

Lors d’une construction neuve en Région Bruxelloise, le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) impose l’installation d’une citerne d’eau de pluie, pour éviter notamment une surcharge du réseau d’égouts. Le dimensionnement se base sur un volume minimal de 33 l/m2 de surface de toiture récoltante en projection horizontale.

Certaines communes prévoient également des prescriptions complémentaires via des Règlements Communaux d’Urbanisme (RCU).

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Citerne d'eau de pluie
Pourquoi récolter l’eau de pluie ?

Critères écologiques

  • Le processus de potabilisation de l’eau du réseau de distribution demande des traitements chimiques importants et beaucoup d’énergie. Son impact environnemental est considérable. L’utilisation de l’eau de pluie permet de diminuer la consommation d’eau de distribution et donc de réduire cet impact.
  • Le stockage de l’eau de pluie et sa consommation réduisent les volumes d’eau évacués vers le réseau d’égouttage, diminuant ainsi le .
  • L’eau de pluie est douce, de ce fait elle nécessite moins de produits d’entretien (savon, antitartre, etc.) que l’eau de distribution riche en calcaire.

Critères économiques

  • La consommation d’eau de distribution peut être diminuée de moitié, ce qui réduit en conséquence la facture d’eau.
  • Le coût total de l’opération ainsi que sa rentabilité dépendent de la complexité de l’installation (exploitation d’une citerne existante ou placement d’un nouveau système).

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Citerne d'eau de pluie
Rénov circulaire

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