La gamme des vitrages disponible sur le marché permet de répondre à des exigences variées en matière de performances thermique, acoustique, de sécurité, d’aspect… Le choix des vitrages doit être effectué en cohérence avec les performances des profilés de châssis.
Transmission thermique (Ug)
La valeur isolante d’un vitrage est caractérisée par son coefficient de transmission thermique Ug.
Plus il est bas, mieux le vitrage isole thermiquement.
Les vitrages « super-isolants » ou à « hauts rendements » ont des valeurs Ug allant de 1,1 W/m².K (double vitrage) à 0,6 W/m².K (triple vitrage).
En comparaison, la valeur Ugd’un ancien double vitrage est de 2,9 W/m².K et celle d’un simple vitrage de 5,8 W/m².K.
Plusieurs facteurs influencent cette valeur Ug :
- L’épaisseur de la lame d’air ou de gaz contenue entre les verres ;
- La nature et la concentration du gaz (argon ou parfois krypton, plus performant) ;
- La présence d’une couche à basse émissivité composée d’oxydes métalliques appliqués sur le vitrage qui limite les pertes de chaleur par rayonnement.
Le matériau de l’espaceur assurant l’écart entre les verres influence le niveau d’isolation de la fenêtre. Les espaceurs métalliques standards déforcent l’isolation du vitrage en induisant des pertes de chaleur à la périphérie du vitrage, alors que les espaceurs isolants en matière synthétique, appelés aussi « warm-edge », limitent ce phénomène.

- Extérieur
- Espaceur
- Gaz isolant (argon)
- Couche à basse émissivité
- Extérieur
Transmission solaire (g)
Le facteur solaire g du vitrage exprime le pourcentage de chaleur solaire transmis par le vitrage vers l’ambiance intérieure.
Le choix d’un vitrage avec un facteur solaire élevé permet de maximiser les apports solaires en hiver et durant la mi-saison.. Par contre, lorsque de grandes surfaces vitrées sont orientées vers le sud et l’ouest, un vitrage dit « à contrôle solaire », présentant un facteur solaire bas, limite les surchauffes estivales.
La solution optimale est cependant de maintenir un maximum d’apports solaires en hiver et de lutter contre la surchauffe en été grâce à des protections extérieures : végétation, débords de toiture, stores extérieurs…
Surchauffe
Pour en savoir plus sur la surchauffe et comment s’en protéger dans son habitation, consultez notre article Un coup de chaud ? Les astuces de Homegrade pour rester au frais chez soi !
Transmission lumineuse (TL)
Le facteur de transmission lumineuse (TL) traduit la capacité d’un vitrage à transmettre la lumière naturelle. Plus il est élevé, moins le vitrage engendre de perte de luminosité.
A titre d’exemple, un simple vitrage de 4 mm d’épaisseur transmet 90 % de la lumière solaire contre 81 % dans le cas d’un double vitrage clair.
Transmission thermique, solaire et lumineuse, trois valeurs liées entre elles
Les valeurs communiquées dans le tableau ci-dessous montrent que le renforcement de l’isolation thermique d’un vitrage va de pair avec une diminution de son transfert solaire et lumineux. Cette diminution est particulièrement marquée lorsque l’on passe d’un vitrage avec une valeur Ug de 1,1 W/m2.K à un vitrage avec une valeur Ug de 1,0 W/m2.K : perte de 12 % du transfert solaire et de 10 % du transfert lumineux, alors que le gain au niveau de l’isolation thermique est minime.
Dans les logements antérieurs aux années 60 qui possèdent généralement des surfaces vitrées assez limitées, l’usage de ce vitrage Ug de 1,0 W/m2.K peut réduire de manière excessive les apports solaires et lumineux.
Comme les valeurs « TL » et « g » annoncées varient d’un fabricant à l’autre pour des vitrages ayant un même coefficient de transmission thermique (Ug), il est intéressant de comparer les produits et retenir ceux qui proposent le meilleur compromis entre ces trois valeurs.
Transmission thermique, lumineuse et solaire pour différents types de vitrages
# indique la position de la couche à basse émissivité
| Type de vitrage | Composition | Transmission thermique (Ug) (W/m².K) | Transmission lumineuse TL (%) | Facteur solaire g (%) |
|---|---|---|---|---|
| Simple vitrage clair | 4 mm | 5,8 | 90 | 87 |
| Double vitrage clair | 4/12(air)/4 | 2,9 | 81 | 77 |
| Double vitrage avec couche à basse émissivité 3 % | 4/15(argon)/#4 | 1,1 | 80 | 62 |
| Double vitrage avec couche à basse émissivité 1 % | 4/15(argon)/#4 | 1,0 | 70 | 50 |
| Triple vitrage HR | 4#/12(argon)/ 4/12(argon)/#4 | 0,7 | 70 | 50 |
Performances acoustiques
Dans les basses et moyennes fréquences qui correspondent au trafic urbain, le double vitrage et le triple vitrage standard sont moins performants que le simple vitrage. Pour obtenir une bonne performance acoustique, l’usage de verres d’épaisseurs différentes et de verre feuilleté acoustique (il a une autre composition que le verre feuilleté de sécurité) est nécessaire. Le choix d’un vitrage acoustique doit être complété par un châssis performant acoustiquement.
Performances acoustiques des vitrages
| Type de vitrage | Indice d’atténuation des vitrages exprimé en décibels (dB) Rw (C ; Ctr) | Performances moyennes et hautes fréquences (Rw+C) | Performances basses et moyennes fréquences (Rw+ctr) |
|---|---|---|---|
| Simple vitrage 4 mm | 32 (-1,-2) | 31 | 30 |
| Double vitrage 4-15-4 | 30 (-1,-3) | 29 | 27 |
| Triple vitrage 4-16-4-16-4 | 32 (-2,-5) | 30 | 27 |
| Double vitrage asymétrique 6-15-4 | 34 (-1,-4) | 33 | 30 |
| Double vitrage feuilleté avec PVB amélioré 6-15-44.2A | 41 (-2,-6) | 39 | 35 |
Aspect et teinte
Les vitrages isolants sont fabriqués à partir de verres float (depuis les années 60, les vitrages sont obtenus par coulée de la pâte de verre sur un bain d’étain en fusion), ce qui leur donne un aspect plus lisse et uniforme que celui des simples vitrages anciens soufflés ou étirés. Ils sont également plus réfléchissants.
Les couches à basse émissivité modifient aussi légèrement le rendu des couleurs et la transparence du verre. Afin d’éviter des mélanges disharmonieux, on évite de placer des vitrages différents sur une même façade.
Dans le contexte de bâtiments à valeur patrimoniale, il est possible de poser des vitrages isolants équipés d’un verre soufflé ou étiré à l’ancienne.
Sécurité
Sécurité des personnes
Le vitrage de sécurité est utilisé afin de prévenir les risques de bris de verre ou de défenestration.
L’usage du verre de sécurité est défini par la norme NBN S23-002. Une norme n’a pas un caractère contraignant. Elle peut cependant être rendue obligatoire par un contrat ou un cahier des charges.
On place un vitrage de sécurité lorsque l’allège mesure moins de 90 cm et que la hauteur de chute dépasse 1,5 m (et qu’il n’y a pas de garde-corps).
On utilise généralement du verre feuilleté muni de films plastiques PVB (butyral de polyvinyle) qui permettent aux morceaux de rester en place en cas de bris. Dans un double ou triple vitrage, le verre de sécurité est placé du côté du choc (donc habituellement du côté intérieur dans une habitation).

- Extérieur
- Intérieur
- Hauteur de chute ≥ 1,5 m
- Hauteur d’allège < 0,9 m
Sécurité anti-effraction
Pour des fenêtres aisément accessibles, la pose d’un verre feuilleté retardateur d’effraction placé du côté intérieur peut offrir une bonne protection, pour autant que ce vitrage soit posé dans un châssis résistant lui aussi à l’effraction. Il existe différentes classes de vitrages anti-effraction. Le choix dépendra du niveau de protection recherché.