Matériaux
Le marché propose trois matériaux principaux pour les châssis : bois, PVC ou aluminium. D’autres matériaux sont également disponibles – acier, bois-alu, alu-PVC, polyuréthane – mais leur usage est moins courant.
Le choix du matériau dépend de différents critères : esthétique, règles d’urbanisme, exigences techniques, budget, impact environnemental…

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Aspect architectural
Utiliser un matériau identique à celui d’origine est souvent la solution la plus respectueuse de l’esthétique de la façade. Les profilés d’aujourd’hui sont standardisés et ont un aspect très différent de ceux des châssis anciens. Les profilés en bois permettent davantage de varier les formes que ceux en PVC et en aluminium. Ils peuvent être modifiés, notamment par l’adjonction de moulures, afin de reproduire fidèlement l’aspect extérieur des châssis d’origine.
Dans le cas particulier des châssis en acier, la solution la plus adéquate consiste à les remplacer par des châssis en acier à coupure thermique. Pour des raisons de budget, un remplacement par des châssis en aluminium avec profilés minces peut être envisagé dans certains cas.

© Photo Frederic Hossey – AAC

- Cintrage
- Double cadre
- Traverse d’imposte
- Montant central
- Jet d’eau
- Pièce d’appui
- Cintrage : Le cintrage de la traverse supérieure est respecté.
- Double cadre : Un double cadre est présent dans
l’imposte fixe pour s’aligner sur les montants des ouvrants. - Traverse d’imposte : La mouluration appliquée sur la traverse d’imposte est proche de celle du châssis d’origine.
- Montant central : La mouluration appliquée sur le montant central est proche de celle du châssis d’origine.
- Jet d’eau : Le jet d’eau présente un profil proche de celui d’origine.
- Pièce d’appui :Le jet d’eau présente un profil proche de celui d’origine.
Permis d’urbanisme
Le remplacement de châssis visibles depuis l’espace public est soumis à permis d’urbanisme lorsqu’il entraîne des modifications de formes, cintrage, divisions et couleurs. Ce permis peut être réalisé sans architecte, si les modifications n’impliquent aucun travail structurel (comme une modification de linteau ou un élargissement de baie par exemple).
Il existe aussi des obligations en ce qui concerne le choix des matériaux.
Il est utile de vérifier auprès du service d’urbanisme communal si les châssis existants peuvent servir de modèle ou s’ils ont déjà été remplacés en infraction.
Si le bâtiment est classé ou inscrit sur la liste de sauvegarde, un permis d’urbanisme est toujours requis. L’interlocuteur est alors la Direction du Patrimoine culturel (DPC) de la Région de Bruxelles-Capitale.
Règles de copropriété
Les châssis sont habituellement repris dans l’acte de base comme parties privatives, néanmoins l’esthétique du bâtiment est propriété commune. Afin de garantir une harmonie d’ensemble, l’acte de base impose donc généralement de soumettre leur remplacement à l’accord de la copropriété. L’acte de base peut aussi définir des prescriptions quant aux matériaux, couleurs et formes des châssis.
Étanchéité à l’eau
L’étanchéité à l’eau constitue une exigence de base pour les châssis de fenêtre, en particulier dans une façade exposée aux pluies battantes (sud-ouest). Elle est influencée par la forme des profilés, le fonctionnement des drainages, la qualité des joints, des assemblages et de la quincaillerie. La plupart des châssis satisfont à cette exigence à condition d’être réglés et posés correctement.
Étanchéité à l’air
L’étanchéité à l’air est essentielle pour atteindre des performances thermiques et acoustiques élevées. Les classes d’étanchéité à l’air des châssis s’échelonnent de 1 à 4. La classe 3 est en principe suffisante pour la rénovation en milieu urbain. Dans la pratique, la majorité des châssis neufs répondent à la classe 4. Il est donc préférable d’opter pour cette dernière. Le coefficient de dilatation élevé du PVC joue en défaveur du maintien à long terme de l’étanchéité à l’air.
Transmission thermique
Les profilés pour châssis sont en général moins performants thermiquement que les vitrages isolants. Lorsqu’ils sont combinés à un vitrage avec un Ug de 1,1 W/m².K, les profilés en bois et en PVC permettent d’atteindre la valeur Uw inférieure ou égale à 1,5 W/m².K exigée par la réglementation PEB (d’application dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme). Dans le cas des châssis en aluminium ou en acier, moins performants thermiquement, il est prudent de s’assurer que la valeur Uw de la fenêtre est suffisante.
Performance acoustique
Pour une performance acoustique élevée, les châssis en bois de forte densité (600 kg/m³ minimum) constituent le choix le plus indiqué. Les châssis en PVC et en aluminium peuvent aussi offrir de bonnes performances acoustiques au prix d’une complexité plus grande des profilés (il est conseillé de choisir des profilés en PVC ou en aluminium ayant fait l’objet de tests acoustiques). Etant donné le rôle fondamental de l’étanchéité à l’air pour l’isolation acoustique, les châssis doivent posséder trois frappes et deux joints.
Ouvertures d’amenée d’air pour la ventilation
Lors d’un remplacement de châssis, on privilégie des dispositifs de ventilation discrets à poser au-dessus de la traverse supérieure du châssis. Certains modèles d’ouvertures d’amenée d’air se posent dans le cadre du châssis moyennant une réduction de la taille du vitrage mais leur impact visuel est important et ils affaiblissent davantage les performances thermiques et acoustiques. Il existe aussi des quincailleries qui permettent une ouverture minime de la fenêtre pour l’amenée d’air mais ces dernières ne sont pas conformes à la réglementation PEB. Les amenées d’air pour châssis doivent avoir en position ouverte une performance acoustique équivalente à celle de la fenêtre. Plus la performance acoustique de l’aérateur est élevée, plus il est encombrant.

Budget
A qualité technique comparable, le prix des châssis varie selon le matériau : le PVC est en général l’option la moins chère, viennent ensuite le bois (avec des variations selon l’essence choisie), l’aluminium et enfin l’acier.
Il faut se méfier des châssis à « prix écrasés » qui induisent souvent une baisse de qualité de l’ensemble des composants.