Les infiltrations d’eau pluviale sont généralement provoquées par une malfaçon, une détérioration, ou par l’usure d’un élément de l’enveloppe extérieure du bâtiment.
Les ouvrages les plus exposés à la pluie sont les plus touchés : les toitures, les cheminées, les corniches et les raccords, qui sont particulièrement vulnérables (jonction des pans de toiture entre eux, raccords aux cheminées, corniches, murs latéraux, fenêtres de toiture, etc.).
Les murs extérieurs peuvent aussi être sujets à des infiltrations lorsqu’ils sont dégradés (joints abîmés, brique poreuse…), et que leur fonction d’étanchéité n’est plus optimale





Quels sont les symptômes ?
Les dégâts se manifestent sous forme de taches, de décollements, de cloques au niveau des parachèvements des murs, plafonds et boiseries.
Ces symptômes sont généralement localisés à proximité de la source d’humidité.
Dans certains cas, l’eau peut néanmoins suivre un chemin détourné (s’écouler le long d’une canalisation, d’une poutre ou d’un plafond à légère pente). Les symptômes sont alors éloignés du lieu de l’infiltration, ce qui rend le diagnostic plus compliqué. Un sondage destructif pourra alors s’avérer nécessaire afin de retracer l’origine du problème.
Quelques symptômes caractéristiques




Exposition aux pluies battantes
Les façades orientées sud et sud-ouest sont en Belgique les plus exposées aux vents dominants et donc aux pluies battantes.
Elles sont par conséquent plus à risque d’infiltrations.

Comment y remédier ?
Les infiltrations nécessitent une réparation dans les règles de l’art.
Toitures inclinées
En cas de tuiles ou d’ardoises cassées, il s’agira de les remplacer.
Aujourd’hui, on place toujours une sous-toiture sous la couverture de toiture pour garantir l’étanchéité et protéger l’isolant.

Raccords
Toutes les jonctions nécessitent une attention particulière et tout défaut doit être réparé dans les règles de l’art.
Pour certains raccords comme le pourtour des fenêtres de toit, il existe des pièces préfabriquées.

Souches de cheminées
Différents éléments peuvent présenter des défauts d’étanchéité :
- les raccords au toit. Le cas échéant la rénovation se fera au moyen de nouveaux solins.
- les parties maçonnées, dont il faut parfois rénover les joints abîmés ou absents. Dans certains cas, l’application d’un cimentage hydrofuge sur les parois peut être une solution.
- le chapeau de toiture, qui peut être remplacé s’il est défaillant.

Une souche de cheminée très abîmée et instable peut nécessiter une reconstruction complète. Si elle n’a plus d’utilité, on peut envisager de la démolir moyennant l’accord du service de l’urbanisme de la commune.
Descentes d’eau et gouttières
Une fuite dans une descente d’eau pluviale ou une gouttière humidifie la façade. Pour éviter leur obstruction et repérer les éventuelles défaillances (soudures, par exemple), il est conseillé de les inspecter et de les désencrasser tous les 6 mois.
Façades
L’étanchéité à l’eau des façades est généralement assurée par un matériau de parement (enduit, brique de parement, pierre).
Plusieurs éléments peuvent nécessiter des réparations :
- les fissures éventuelles.
- les joints.
- les enduits et peintures
Les façades en briques apparentes peuvent souffrir de porosité. Dans ce cas, les hydrofuger au moyen d’un produit perméable à la vapeur d’eau peut être une solution.
Les murs pignons dont l’état s’est dégradé doivent être rejointoyés et peuvent être ensuite protégés par un nouveau parement (idéalement combiné à une isolation).
Pour en savoir plus, consultez notre page « Façades en matériaux apparents – Nettoyer et restaurer » :
Façades en matériaux apparents : nettoyer et restaurer
Infiltrations – Outils d’aide au diagnostic
L’humidimètre à pointes ou à radiofréquence
Il permet de mesurer le taux d’humidité des matériaux. Son utilisation ne nécessite pas de connaissance approfondie, ce qui le rend accessible aux particuliers.

La pipe de Karsten
Elle permet de mesurer le degré d’absorption d’eau d’un matériau (sa porosité). On l’utilise pour contrôler le risque d’infiltration d’une façade exposée à la pluie ou pour vérifier a posteriori l’efficacité d’un traitement hydrofuge. Pour garantir la qualité de la prise de mesure et de l’interprétation des résultats, on fera de préférence appel à un professionnel.
