La norme NBN S 01-400-1 définit des critères acoustiques pour les bâtiments entièrement ou partiellement destinés
à un usage résidentiel. Elle couvre les aspects suivants :
- L’isolation au bruit aérien (voix, musique, etc.)
- L’isolation aux bruits de choc (bruits de pas, chute et déplacement d’objets, etc.)
- L’isolation au bruit aérien des façades
- Le niveau sonore des installations techniques
- La réverbération dans les halls et cages d’escalier à usage commun
La norme définit trois classes de performance : A, B et C (C étant le seuil minimal).

Classe A

Classe B

Classe C
La plupart des bâtiments existants ne respectent pas cette norme, apparue en 1977 et renforcée en 2008 et 2022. Les constructions neuves ou rénovées avec permis d’urbanisme postérieur au 1er janvier 2023 doivent atteindre au moins la classe C (B entre deux immeubles neufs mitoyens). Les classes A et B ne sont requises que sur demande spécifique ou engagement du maître de l’ouvrage.
La norme nationale acoustique, que les professionnels du bâtiment sont tenus de connaître et de respecter, définit des règles de bonnes pratiques. Sans être une loi, elle constitue une référence devant les tribunaux.
Buildwise offre à ses membres (y compris tous les entrepreneurs) une Antenne norme acoustique , des publications spécifiques et des outils de calcul. La NIT 281 fournit des solutions constructives prêtes à l’emploi pour répondre aux exigences d’isolation contre les bruits aériens et les bruits de choc dans les bâtiments résidentiels, selon les différents niveaux de performance.
Les professionnels du bâtiment et les gestionnaires d’établissements bruyants peuvent demander des conseils à un acousticien, gratuitement, via le Facilitateur Bâtiment Durable . Les particuliers bénéficient de conseils similaires auprès de Homegrade pour les projets sans architecte.
Qualité de l’isolation entre logements mitoyens
Pour les bruits aériens, la norme spécifie notamment une performance d’affaiblissement acoustique entre logements. Pour les bruits de choc, elle établit un niveau sonore maximal toléré dans un logement en provenance des voisins.
Tableau de comparaison sur les bruits aériens et de choc selon les classes
| Classe A | Classe B | Classe C | |
|---|---|---|---|
Affaiblissement du bruit aérien (valeur min.) | 62 dB | 58 dB | 54 dB |
| Isolement au bruit de choc (valeur max.) | 44 dB | 48 dB | 52 dB |
Bruit des installations techniques
Le bruit des équipements techniques est mesuré sur une période représentative. La norme fixe des seuils maximaux de bruit tolérables dans le local propre et dans les logements voisins.
Elle est plus sévère pour les bruits de longue durée (pompes, chauffage, ventilation, sanitaires, etc.) que pour les bruits brefs (ascenseurs, portes motorisées, démarrages d’équipements, etc.), avec des exigences plus strictes (pénalité de 5 dB) pour les sons à caractère tonal, plus intenses sur une fréquence spécifique.
Tableau de comparaison sur les bruits de longue et courte durées par classe
| Type de local | Classe A, Classe B | Classe C | |
|---|---|---|---|
| Longue durée (valeur max.) | Chambre à coucher, bureau | 24 dB | 24 dB |
| Longue durée (valeur max.) | Séjour, salle à manger, salle de bain, cuisine | 26 dB | 29 dB |
| Courte durée (valeur max.) | Chambre à coucher, bureau | 29 dB | 34 dB |
| Courte durée (valeur max.) | Séjour, salle à manger, salle de bain, cuisine | 34 dB | 39 dB |
Concrètement
Le bruit des équipements techniques est mesuré sur une période représentative. La norme fixe des seuils maximaux de bruit tolérables dans le local propre et dans les logements voisins.
Elle est plus sévère pour les bruits de longue durée (pompes, chauffage, ventilation, sanitaires, etc.) que pour les bruits brefs (ascenseurs, portes motorisées, démarrages d’équipements, etc.), avec des exigences plus strictes (pénalité de 5 dB) pour les sons à caractère tonal, plus intenses sur une fréquence spécifique.
Le coût de la performance acoustique
La classe de base C étant la performance minimale exigée, elle n’entraîne théoriquement pas de surcoût. Dans les faits, un suivi acoustique du chantier est souvent indispensable pour assurer ce niveau minimal, ajoutant ainsi un coût.
Le surcoût pour une isolation acoustique plus performante serait de 10% mais peut varier en fonction de la classe d’isolation choisie et de la qualité du suivi.
Pour pouvoir respecter la norme, il faut la collaboration d’un acousticien de la conception à la finition.
Un acousticien peut détecter des erreurs d’exécution, y compris des détails comme l’encastrement de prises électriques opposées dans le mur mitoyen, qui favorise la propagation du bruit entre les habitations.
De la conception à la réalisation, chaque étape du projet recèle des pièges qui peuvent ruiner l’isolation acoustique : sélection et mise en œuvre des systèmes d’amortissement et de désolidarisation (murs, sols, faux plafonds), préparation du support et réalisation de la chape, pose des revêtements et plinthes, intégration des canalisations, choix et positionnement des boîtiers électriques, conception et installation de la ventilation, etc.