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Toiture inclinée – Rénovation et isolation

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Isoler oui, mais pas n’importe comment !

Lors de la construction de nos anciennes maisons bruxelloises, le grenier n’était pas considéré comme une pièce habitable. Il n’était pas isolé, plutôt bien ventilé et l’étanchéité à l’eau de la toiture n’était pas absolue. La ventilation assurait un séchage rapide des pièces de charpente qui pouvaient occasionnellement s’humidifier. Il s’agissait donc de toitures techniquement très saines. Leur durée de vie en témoigne.

Aujourd’hui, l’occupation des combles et les mesures d’économie d’énergie nécessitent une toiture isolée, parfaitement étanche à l’eau et à l’air. La toiture n’étant plus ventilée, toute infiltration d’eau peut entraîner sa dégradation et le pourrissement du bois de charpente.

Par ailleurs, en cas de mauvaise conception, un phénomène de condensation peut apparaître dans une toiture isolée, aboutissant également à sa dégradation. Et comme la structure de la toiture est « emballée » dans l’isolant, cela n’est pas visible immédiatement.

Isolation d'une toiture inclinées par l'intérieur, entre les chevrons

Quels sont les éléments importants d’une toiture ?

Les éléments composant la toiture doivent être mis en œuvre correctement et au bon endroit, surtout si la toiture est isolée. Outre les tuiles ou ardoises et leurs lattes d’accrochage, la sous-toiture et ses contre-lattes, l’isolation thermique et le pare-vapeur sont indispensables.

Tous ces composants forment un ensemble ; chacun d’entre eux doit être choisi en fonction de ses propriétés et de celles des autres (résistance thermique, perméabilité à la vapeur d’eau…).

Schéma : isoler les versants de la toiture inclinée par l’intérieur avec des panneaux

  1. Couverture
  2. Contre-lattes
  3. Lattes
  4. Sous-toiture
  5. Chevrons
  6. Isolation thermique – 1ère couche
  7. Isolation thermique – 2ème couche
  8. Structure auxiliaire
  9. Pare-vapeur avec bandes adhésives
  10. Lattes pour vide technique
  11. Pannes
  12. Finition

Qu’est-ce que la sous-toiture ?

La sous-toiture assure l’étanchéité au vent, aux poussières et aux eaux d’infiltration. Elle recueille la pluie et la neige qui, sous la pression du vent, sont chassées sous les tuiles, et les laisse s’écouler librement jusqu’à la corniche. La sous-toiture protège l’isolant et empêche les courants d’air qui provoqueraient d’importantes pertes de chaleur.

Mais si la sous-toiture doit être imperméable à l’eau et à l’air, elle doit être perméable à la vapeur d’eau qui vient de l’intérieur, afin de limiter les risques de condensation dans l’isolant.

Perméabilité à la vapeur d’eau : µ, d et Sd

µ (« mu ») caractérise la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau.

La quantité de vapeur d’eau diffusant au travers d’un matériau déterminé ne dépend pas uniquement de la valeur µ du matériau mais aussi de son épaisseur d (exprimée en mètres).

L’épaisseur équivalente de diffusion μd ou Sd (exprimée en mètres) indique la résistance à la diffusion de vapeur d’eau qu’offre un matériau d’une certaine épaisseur.

µd = µ x d

La valeur µd de la sous-toiture doit être inférieure à 0,5 mètre. Cette valeur est indiquée sur la fiche technique de la sous-toiture. Demandez-la à votre entrepreneur.

La pose d’une sous-toiture nécessite toujours l’enlèvement de la couverture. Il est déconseillé de placer la sous-toiture par l’intérieur car cette technique ne permet pas d’assurer une étanchéité suffisante aux eaux d’infiltration.

La sous-toiture est constituée soit de panneaux rigides, soit d’une membrane souple.

Les sous-toitures rigides

Perméables à la vapeur, elles sont appropriées à toutes les méthodes d’isolation. Elles sont plus chères mais présentent de nombreux avantages :

  • leur rigidité permet d’éviter leur soulèvement sous l’action du vent et tout contact avec la couverture
  • leur capacité à réguler l’humidité permet l’absorption momentanée d’une éventuelle eau de condensation qui se formerait sur la face inférieure ;
  • leur léger pouvoir isolant diminue l’influence des ponts thermiques ;
  • leur masse leur permet de participer à l’isolation acoustique de la toiture ;
  • leur mise en place se faisant par des rainures et languettes (languette vers le haut), le collage peut être limité aux raccords particuliers (aux faîtières, traversées de toiture, fenêtres de toit…).
Toiture inclinée en cours de rénovation montrant une sous-toiture rigide posée sur les chevrons, avec un lattage et un contre-lattage en bois avant la pose des tuiles.
© Blauwplaat

Pont thermique : un point faible de l’enveloppe

Le pont thermique est une zone de l’enveloppe d’un bâtiment où l’isolation est plus faible et qui offre un passage plus facile à la chaleur. Le pont thermique, ou nœud constructif, constitue un point froid où la vapeur d’eau peut se condenser.

Les plaques en fibres de bois (éventuellement imprégnées de bitume ou de latex) ou en laine de bois-ciment renforcé répondent à ces caractéristiques.

Les membranes souples

Elles nécessitent une pose plus délicate. Pour éviter qu’elles soient déformées par le vent ou lors de la mise en œuvre de l’isolant, elles doivent être parfaitement tendues. Les raccords entre feuilles et avec le bâtiment doivent être rendus étanches à l’aide de bandes adhésives. Actuellement, les membranes disponibles sur le marché sont généralement très ouvertes à la vapeur d’eau.

Toiture inclinée avec une sous-toiture souple de couleur bleue posée sur les chevrons, recouverte d’un lattage et d’un contre-lattage en bois avant la pose de la couverture.
© Stoutjesdijk Bouw

À quoi servent les contre-lattes ?

Les contre-lattes se placent sur la sous-toiture. Elles rehaussent les lattes d’accrochage des tuiles pour éviter que celles-ci ne touchent directement la sous-toiture. Elles permettent ainsi un écoulement libre de l’eau vers le bas et une ventilation correcte de la sous-face des tuiles, ce qui leur assure une plus grande longévité.

Comme les lattes, les contre-lattes sont en bois, de préférence traité contre toute attaque de champignons, moisissures ou larves d’insectes. Si le bois n’a été traité que superficiellement, les extrémités coupées sur site doivent être traitées également.

Schéma en noir et blanc d’une toiture inclinée montrant l’organisation des contre-lattes et des lattes fixées sur les chevrons, formant le support de la couverture

  1. Latte
  2. Contre-latte
  3. Sous-toiture
  4. Vide entre les lattes et la sous-toiture
  5. Chevron ou ferme
© Architecture et Climat
© Architecture et Climat

Quel est le rôle de l’isolant thermique ?

L’isolant se place directement sous la sous-toiture, sans lame d’air entre les deux. Les matériaux d’isolation sont innombrables sur le marché. Il existe des isolants d’origine minérale (laine de verre ou de roche), végétale (bois, lin, chanvre, cellulose, coton…), animale (laine de mouton…) ou synthétique (polyuréthane, polystyrène extrudé…).

Comparez leurs performances et leurs prix mais aussi leurs domaines d’application, leurs caractéristiques environnementales et leurs propriétés acoustiques.

Isolants thermiques et performances acoustiques

Les isolants thermiques ne sont pas forcément des absorbants acoustiques. Seuls les isolants souples (ou semi-rigides) avec une structure à cellules ouvertes, laineuse ou mousseuse (laines végétales, animales et minérales) peuvent être utilisés dans un complexe d’isolation acoustique. Les matériaux rigides à cellules fermées (polystyrène, polyuréthane…) et la mousse en bombe non-élastique n’améliorent pas la performance acoustique d’une paroi et peuvent même la dégrader.

Les coefficients de conductivité thermique λ (« lambda») et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :

  • λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant ;
  • R (exprimé en m²K/W) nous informe sur la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.

R = e/λ

La résistance thermique R d’un isolant est égale à son épaisseur e (exprimée en mètres) divisée par sa conductivité thermique λ.

Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale :
R ≥ 4 m²K/W

Type d’isolantλ (W/mK)e min. (cm)µ sec
Laines minérales, végétales et animales0,030 à 0,04513 à 181 à 2
Polystyrène expansé ou frigolite (EPS)0,031 à 0,04513 à 1860
Polystyrène extrudé (XPS)0,028 à 0,03812 à 16300
Polyuréthane (PUR / PIR)0,023 à 0,02910 à 1230
Mousse phénolique0,022 à 0,0389 à 163

S’il faut isoler la toiture pour des questions de confort en hiver, il faut également penser à limiter les surchauffes en été.

Le risque de surchauffe des pièces sous toiture diminue fortement si :

  • il existe une protection solaire extérieure aux fenêtres de toit et aux lucarnes ;
  • l’espace bénéficie d’une ventilation intensive nocturne ;
  • l’espace comprend des matériaux lourds avec une inertie² élevée (par exemple des murs en béton ou en briques pleines) ;
  • les gains d’énergie internes sont limités (transformateurs, dimmers, halogènes, etc.) ;
  • la résistance thermique R de l’isolant est importante ;
  • l’isolant possède une élevée (la laine de bois répond bien à ce critère).

À quoi sert le pare-vapeur ?

Le pare-vapeur se présente sous la forme d’une membrane, d’un enduit ou d’un panneau d’OSB. Il est toujours placé contre l’isolant, du côté chaud de la toiture, donc du côté intérieur, sans lame d’air. Le pare-vapeur garantit l’efficacité thermique de l’isolant et limite les risques de condensation :

  • il limite la migration de vapeur d’eau à travers les couches qui composent la toiture ;
  • il assure son étanchéité à l’air.

Il se caractérise par sa perméabilité à la vapeur d’eau via la valeur μd ou Sd.
Cette valeur s’étend à 2 m pour un pare-vapeur très perméable à la vapeur d’eau et à plus de 200 m pour un pare-vapeur peu perméable. Lorsque la valeur μd est faible, on parle généralement de freine-vapeur.

Certains pare-vapeur ont un μd qui peut varier en fonction du taux d’humidité ambiant et de la température, allant de 0,25 m à plus de 10 m. On parle alors de .

Actuellement, il n’y a pas de consensus sur le niveau de perméabilité (peu ou très perméable à la vapeur) du pare-vapeur à mettre en oeuvre. Ce n’est que pour les pièces très humides et/ou ne bénéficiant pas d’une ventilation suffisante que les spécialistes s’accordent sur l’utilisation d’un pare-vapeur peu perméable à la vapeur d’eau.

© ISOPROC
© ISOPROC
© ISOPROC

Mise en œuvre

Quel que soit le pare-vapeur choisi, il est essentiel que la mise en œuvre soit soignée pour assurer une étanchéité à l’air parfaite. Cette dernière peut être contrôlée par un test « » localisé aux combles.

Le pare-vapeur doit être posé de manière continue :

  • en rendant étanches les raccords entre les feuilles à l’aide de bandes adhésives ou de colle ;
  • en couvrant bien toute la surface de la toiture y compris les parties verticales et horizontales (toitures plates, chiens assis…) ;
  • en soignant les raccords de la membrane avec la charpente, les châssis et la maçonnerie. Les percements de toiture et les trous d’agrafe doivent être étanchéifiés ;
  • en ne le perforant pas accidentellement lors de sa manipulation et de sa pose.
Schéma en coupe d’une toiture inclinée montrant les différentes couches (tuiles, liteaux, écran de sous-toiture, isolant, pare-vapeur) et le trajet de la vapeur d’eau à travers l’isolant vers l’extérieur.
© pro clima
© pro clima

Comment choisir et poser la finition intérieure ?

La finition est fixée sur des lattes qui ménagent un vide technique permettant d’intégrer les canalisations et les câbles. Lors de sa pose, Il faut être très attentif à ne pas endommager le pare-vapeur.

Perméabilité de la finition intérieure

En cas d’utilisation d’un freine-vapeur, la finition intérieure doit être perméable à la vapeur. Les peintures étanches ou les papiers à base de vinyle sont donc à éviter.

Pour une amélioration acoustique, en complément de l’utilisation d’une couche d’isolant souple ou semi-rigide, la finition doit être :

  • lourde (au moins deux plaques superposées de plâtre, fibro-plâtre et/ou OSB) ;
  • désolidarisée de la structure de la toiture, c’est-à-dire :
    • mise en place au moyen de rails souples et/ou de cavaliers antivibratiles ;
    • sans contact rigide avec les autres parois. On intercale une bande souple de désolidarisation en périphérie des plaques de finition.
Cavalier antivibratile

© Oma Kiwi Design pour Bruxelles Environnement

  1. Matériau absorbant souple
  2. Pare-vapeur
  3. Cavalier antivibratile
  4. Rail métallique
  5. Panneaux de finition – plaques superposées à joints décalés
  6. Bande souple de désolidarisation

Comment gérer la vapeur d’eau au sein du complexe ?

Les composants de la toiture doivent présenter une perméabilité à la vapeur d’eau qui va croissant de l’intérieur vers l’extérieur. Une faible quantité d’humidité qui aurait pu franchir le pare-vapeur en période hivernale sévère peut alors s’évacuer vers l’extérieur sans provoquer de condensation interne.

La sous-toiture doit être plus perméable à la vapeur d’eau que le pare-vapeur. Au minimum 6 fois plus perméable, idéalement 15 fois.

Compositions multicouches

En cas d’usage de plusieurs couches d’isolants différents, l’isolant le plus perméable à la vapeur doit se trouver du côté extérieur.

  1. Sous-toiture
  2. Isolant le plus perméable à la vapeur (ex. matelas de laine en bois)
  3. Isolant le moins perméable à la vapeur (ex. panneaux de polyuréthane)
  4. Pare-vapeur (ex. panneaux de polyuréthane)

Toutefois, si l’isolant le moins perméable se trouve du côté extérieur, il faut veiller à ce que sa valeur R soit 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant intérieur.

  1. Sous-toiture
  2. Isolant le moins perméable à la vapeur (ex. panneaux de polyuréthane) avec valeur R2 ≥ 1,5 fois la valeur de R1
  3. Isolant le plus perméable à la vapeur (ex. laine de bois) avec valeur R1
  4. Pare-vapeur (ex. panneaux de polyuréthane)

Si on veut renforcer une isolation existante, on peut ajouter une couche d’isolation limitée en dessous du pare-vapeur : la résistance thermique R de l’isolation au-dessus du pare-vapeur doit être au minimum 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant situé en dessous. Cette méthode est déconseillée pour des locaux humides.

  1. Sous-toiture
  2. Isolant avec valeur R2 ≥ 1,5 fois la valeur de R1
  3. Pare-vapeur
  4. Isolant avec valeur R1

Comment isoler ma toiture inclinée ? 

Isoler les versants de la toiture par l’intérieur avec des panneaux

Souvent, le placement se fait en deux couches pour atteindre de bonnes performances thermiques.

Une première couche d’isolant, souple ou semi-rigide, est placée entre les chevrons de la toiture, directement contre la sous-toiture.

Une seconde couche est placée au sein d’une nouvelle structure, de préférence perpendiculaire à la première, pour couvrir les chevrons.

© Eco-logisch
Schéma : isoler les versants de la toiture inclinée par l’intérieur avec des panneaux

  1. Couverture
  2. Contre-lattes
  3. Lattes
  4. Sous-toiture
  5. Chevrons
  6. Isolation thermique 1ère couche
  7. Isolation thermique 2e couche
  8. Structure auxiliaire
  9. Pare-vapeur avec bandes adhésives
  10. Lattes pour vide technique
  11. Pannes
  12. Finition

Avantages

  • Permet la conservation de la couverture s’il existe une sous-toiture en bon état.
  • Ne modifie pas l’aspect architectural.
  • Bonnes performances acoustiques si la finition est lourde et désolidarisée.
  • Autoconstruction possible.
  • Moins coûteux si la sous-toiture et la couverture peuvent être conservées.

Inconvénients

  • La finition intérieure ne peut être conservée.
  • Perte de volume intérieur.
  • En cas d’absence de sous-toiture, cette technique implique la réfection totale de la toiture.

Isoler les versants de la toiture par insufflation

L’isolant en vrac est insufflé dans des caissons fermés délimités par la sous-toiture, la charpente (prolongée par une structure auxiliaire) et le pare-vapeur.

L’insufflation dans les caissons doit être confiée à un spécialiste.

© J. Van Den Broeck
Schéma : isolation des versants de la toiture inclinée par insufflation

  1. Couverture
  2. Contre-lattes
  3. Lattes
  4. Sous-toiture
  5. Chevrons
  6. Isolation thermique souple
  7. Structure auxiliaire
  8. Pannes
  9. Pare-vapeur avec bandes adhésives
  10. Lattes pour vide technique
  11. Finition

Avantages

  • Permet la conservation de la couverture si une sous-toiture rigide est présente.
  • Ne modifie pas l’aspect architectural.
  • Bonnes performances acoustiques si la finition est lourde et désolidarisée.
  • Moins coûteux si la sous-toiture et la couverture peuvent être conservées.

Inconvénients

  • La finition intérieure ne peut être conservée.
  • Perte de volume intérieur.
  • En cas d’absence de sous-toiture rigide, cette technique implique la réfection totale de la toiture.

Isoler les inclinée par l’extérieur (toiture sarking)

Le principe consiste à placer le pare-vapeur et l’isolant, composé de panneaux rigides, sur la structure portante.

Certains panneaux préfabriqués intègrent la sous-toiture et le pare-vapeur, permettant une pose facile et rapide par un couvreur.

Pose de panneaux sandwich avec pare-vapeur, isolant et sous-toiture intégrés © Unilin Insulation
Schéma : isoler les versants de la toiture inclinée par l’extérieur (toiture sarking)

  1. Couverture
  2. Contre-lattes
  3. Lattes
  4. Sous-toiture
  5. Isolation thermique (2 couches)
  6. Pare-vapeur avec bandes adhésives
  7. Chevrons
  8. Pannes
  9. Finition

Avantages

  • Permet la conservation de la finition intérieure.
  • Pas de perte de volume intérieur.
  • Aucun pont thermique.
  • Tous les travaux sont réalisés par l’extérieur.
  • Le découplage complet de la sous-toiture et de la finition associé à l’utilisation d’un isolant souple offre une excellente amélioration acoustique.

Inconvénients

  • Cette technique implique la réfection totale de la toiture.
  • L’aspect architectural est modifié (rehausse de toiture, hauteur et/ou profondeur des corniches), raccord délicat avec les voisins : un permis d’urbanisme est requis.
  • Difficulté d’assurer l’étanchéité à l’air au niveau des corniches et des pignons.
  • Les matériaux rigides sont mauvais pour l’isolation acoustique; l’ajout d’un isolant souple en dessous avec finitions désolidarisées améliore légèrement la situation (attention au rapport des valeurs R).

Isoler le plancher du grenier

Lorsque les combles ne sont pas aménagés, isoler le plancher du grenier plutôt que les versants de toiture permet de limiter le volume chauffé et est moins coûteux.

Cette option est cependant déconseillée lorsque la chaudière ou le groupe de ventilation se situe dans le grenier et que des canalisations ou conduits traversent le plancher ; la perforation de l’enveloppe isolée et de la couche étanche engendre des ponts thermiques et des risques de condensation interne.

Isoler sur le plancher des combles

Cette technique facile à mettre en œuvre permet de garder les finitions du plafond de l’étage inférieur. Elle diminue cependant le volume de stockage.

Isoler la structure des combles (par-dessus)

Cette méthode permet de garder le plafond de l’étage inférieur sans diminuer le volume de stockage. Parce que la mise en œuvre du pare-vapeur est délicate, cette solution ne sera utilisée que si aucune autre n’est possible.

Isoler la structure des combles (par-dessus)

Cette technique fonctionne bien en combinaison avec l’isolation des murs par l’intérieur. Elle permet le maintien du plancher du grenier et du volume de stockage, mais nécessite la réfection du plafond.

L’isolation d’un plancher en béton par-dessous est intéressante pour des raisons acoustiques mais plus délicate (risques de condensation). Elle doit faire l’objet d’études préalables.

Isolation d’une toiture inclinée, quels sont les points d’attention ?

  • À l’occasion de la réfection de la toiture, la charpente doit être vérifiée et traitée préventivement contre les moisissures, les attaques de champignons (notamment la mérule) ou de larves d’insectes.
  • La sous-toiture, l’isolation et le pare-vapeur doivent être placés de manière ininterrompue et sans aucune lame d’air entre les différentes couches.
  • Les détails et raccords de toiture doivent être correctement exécutés : corniches, cheminée, fenêtres de toit… C’est généralement là que se trouve l’origine des infiltrations.
  • Dans le but d’éviter l’influence des ponts thermiques, l’isolation de la toiture doit être continue avec celle des murs, mais aussi avec les fenêtres de toit via l’utilisation de cadres isolants.
  • Il est possible d’anticiper l’isolation ultérieure des murs par l’extérieur en prévoyant un débordement du toit et de la corniche.
© Uniroof

Comment avoir une bonne isolation thermique et un air intérieur sain ?

Isolation, étanchéité et ventilation contrôlée

Pour atteindre de bonnes performances en matière de confort thermique et d’économies d’énergie, tout en conservant la qualité de l’air intérieur, l’isolation doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.

Ventilation : une nécessité

La ventilation apporte oxygène et air neuf. Elle évacue le CO2, l’air humide, les polluants et les odeurs, préservant ainsi la qualité de l’air intérieur. Elle est essentielle pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment.

Schéma illustrant la relation entre isolation renforcée, étanchéité à l’air soignée et ventilation régulée. L’image montre un cercle divisé en trois parties : – Augmenter le confort thermique (liée à l’isolation renforcée, garder les parois chaudes), – Réduire la consommation d’énergie (liée à l’étanchéité à l’air, minimiser les pertes), – Améliorer la qualité de l’air (liée à la ventilation régulée, contrôler le renouvellement d’air).
Isolation, étanchéité et ventilation contrôlée sont indissociables. © Plateforme Maison Passive

Pour plus d’informations, consultez notre brochure « La ventilation d’une habitation en rénovation ».

Santé, sécurité et salubrité
Brochures

Ventilation (santé et sécurité)

Quelles primes pour l’isolation de ma toiture inclinée à Bruxelles ?

Une quarantaine de primes sont disponibles pour les travaux de rénovation et les travaux économiseurs d’énergie. Découvrez un résumé de toutes les primes, crédits et subventions disponibles dans notre Synthèse des Primes.

Primes RENOLUTION

Le 1er janvier 2022, les anciennes primes Énergie, à la Rénovation de l’habitat et à l’Embellissement des façades ont fusionné pour devenir le nouveau dispositif de Primes RENOLUTION.

Homegrade : comment pouvons-nous vous aider ?

Homegrade vous informe et vous guide dans la mise en œuvre de travaux d’isolation et d’étanchéité à l’air, en vue d’améliorer la performance énergétique et le confort de votre logement.

Nos services :

  • Informations sur les techniques d’isolation adaptées au contexte bruxellois : toiture, murs, sols, châssis.
  • Conseils pour associer isolation et ventilation afin de garantir une bonne qualité de l’air intérieur.
  • Aide à la lecture et à la compréhension du certificat PEB (Performance Énergétique des Bâtiments).
  • Conseils sur le choix des matériaux d’isolation en fonction de leur efficacité, de leur impact environnemental et de leur compatibilité avec le bâti existant.
  • Informations sur les aides financières disponibles et les obligations réglementaires liées à l’isolation.
  • Soutien administratif pour la constitution des dossiers de demande de primes.
  • Analyse et comparaison de devis afin de mieux comprendre les propositions des entrepreneurs.
  • Aide à la priorisation des interventions les plus efficaces sur les plans technique et économique.
  • Mise en perspective des travaux d’isolation dans une approche globale et cohérente du projet de rénovation.

Publications et liens utiles

Nos publications en lien avec l’isolation d’une toiture inclinée

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Rédaction

  • Églantine Daumerie

  • Sophie Mersch

  • Patrick Herregods