La norme NBN D50-001 prévoit des débits d’amenée et d’évacuation à calculer en fonction de la superficie des pièces. Ces débits sont étudiés pour assurer une bonne qualité de l’air, sans être excessifs afin d’éviter les courants d’air, le refroidissement des parois, la surconsommation d’énergie et l’assèchement de l’air. L’alimentation doit être assurée avec de l’air extérieur.
Débits suivant la NBN D50-001
| Débit nominal | Débit minimum | Débit max. | ||
|---|---|---|---|---|
| Amenée Locaux secs | Living | 3,6 m³/h.m² | 75 m³/h | 150 m³/h |
| Chambre, bureau, salle de jeux | 3,6 m³/h.m² | 25 m³/h | 36 m³/h/pers |
| Évacuation Locaux humides | Cuisine, salle de bain, buanderie et analogues | 3,6 m³/h.m² | 50 m³/h | 75 m³/h |
| Cuisine ouverte | 3,6 m³/h.m² | 75 m³/h | 75 m³/h | |
| WC | – | 25 m³/h | – |
Ouvertures de transfert
25 m3/h (70 cm2 pour une porte détalonnée)
sauf pour une cuisine fermée où il est de 50 m3/h (140 cm2)
Equilibrer les débits
Les pièces humides sont généralement plus petites que les pièces de vie. En calculant les débits suivant la norme, on obtient donc des débits plus faibles pour l’évacuation que pour l’amenée d’air. Or, pour garantir un renouvellement correct de l’air, les quantités d’air amenées et évacuées doivent être identiques, il est donc recommandé d’équilibrer les débits (équilibrage des débits recommandé par la NIT 258, note d’information technique de Buildwise).
On peut dès lors :
- augmenter le débit d’évacuation dans les espaces humides (augmenter la capacité du ventilateur pour les systèmes C et D, ou augmenter le diamètre des conduites d’extraction pour les systèmes A et B) ;
- placer des bouches d’évacuation supplémentaires dans les espaces non soumis aux exigences de ventilation (débarras, dressing…) ;
- placer des bouches d’évacuation supplémentaires dans les chambres à coucher pour le système C ;
- pour le système D, alimenter certains locaux secs au moyen d’air provenant d’autres Groupe de ventilation système D locaux, sous certaines conditions.
Réguler le système
Les débits selon la norme sont calculés indépendamment pour chaque espace d’un logement, pourtant ces espaces sont rarement tous occupés en même temps. La régulation permet d’ajuster les débits aux besoins réels des occupants et donc de réaliser des gains énergétiques.
Composantes naturelles des systèmes
Pour les composantes naturelles des systèmes, on adapte manuellement les débits en réglant les ouvertures d’alimentation (OAR) et / ou d’évacuation (OER) réglables entre la position fermée et la position ouverte. Il est aussi possible de prévoir des OAR et OER équipées d’un réglage électrique (télécommande par exemple).
Enfin, il existe des OAR et OER régulables automatiquement (via capteurs d’humidité par exemple).
Composantes mécaniques de systèmes
Pour les composantes mécaniques de systèmes, il existe de nombreuses possibilités d’adapter les débits : interrupteur 3 positions, horloge programmable, détection de CO², détection de vapeur d’eau… Quel que soit le système choisi, il doit permettre de maintenir une ventilation continue minimum. La régulation permet donc de réduire ou d’augmenter le débit de fonctionnement sans l’arrêter
complètement.
Une bonne régulation d’un système mécanique propose au moins 3 positions pour 3 débits différents :
- position haute : position de conception conforme à la norme, prévue lorsque les occupants sont présents et ont une activité importante ;
- position intermédiaire : prévue lorsque les occupants sont présents et ont une activité limitée ;
- position basse : prévue pour les périodes d’inoccupation des lieux (10 % à 20 % du débit de conception calculé selon la norme).
Risque d’assèchement de l’air
Le risque d’assèchement de l’air intérieur en hiver n’est pas lié au système de ventilation mais bien à une gestion inadéquate des débits.
En effet, l’air froid extérieur contient généralement moins d’humidité que l’air intérieur. Dès lors, plus le débit d’air provenant de l’extérieur est élevé, plus l’air intérieur s’assèche.

