Isoler un mur par l’extérieur peut malheureusement avoir un impact négatif sur la biodiversité.
Les travaux d’isolation font disparaitre les cavités utiles à la nidification de bon nombre d’espèces d’oiseaux, de chauves-souris et d’insectes qui sont déjà en forte régression en Région de Bruxelles-Capitale. La population des moineaux domestiques, par exemple, a décliné en trente ans de 95%.
Pour ne pas porter atteinte à la biodiversité, un premier pas est d’observer si le mur à isoler ne sert pas d’habitat pour des oiseaux ou des chauves-souris. Observez les fissures, les cavités, les rives de toitures, vous serez étonnés d’y découvrir la vie que le mur héberge.
Si le mur abrite des animaux, il faut intégrer un dispositif pour leur permettre de rester, c’est prescrit dans le Code de l’inspection.
S’il n’y en a pas, n’hésitez pas à être proactif et examinez si le mur se prête à l’intégration de nichoirs.
Les solutions peuvent être simples et peu coûteuses, surtout si elles sont envisagées dès le début du projet !
La brochure « Habitat vivant co-habiter avec la faune dans le bâti » éditée par la Maison ecohuis de SaintGilles, informe sur les espèces cavernicoles qui habitent le bâti bruxellois et sur les aménagements possibles.