Quels sont les débits pour assurer une bonne ventilation hygiénique de chaque pièce du logement ?
La norme NBN D50-001 prévoit des débits d’amenée et d’évacuation à calculer en fonction de la superficie des pièces. Ces débits sont étudiés pour assurer une bonne qualité de l’air, sans être excessifs afin d’éviter les courants d’air, le refroidissement des parois, la surconsommation d’énergie et l’assèchement de l’air. L’alimentation doit être assurée avec de l’air extérieur.
Débits suivant la NBN D50-001
Débit nominal
Débit minimum
Débit max.
Amenée Locaux secs
Living
3,6 m³/h.m²
75 m³/h
150 m³/h
Chambre, bureau, salle de jeux
3,6 m³/h.m²
25 m³/h
36 m³/h/pers
Évacuation Locaux humides
Cuisine, salle de bain, buanderie et analogues
3,6 m³/h.m²
50 m³/h
75 m³/h
Cuisine ouverte
3,6 m³/h.m²
75 m³/h
75 m³/h
WC
–
25 m³/h
–
Ouvertures de transfert
25 m3/h (70 cm2 pour une porte détalonnée) sauf pour une cuisine fermée où il est de 50 m3/h (140 cm2)
Equilibrer les débits
Les pièces humides sont généralement plus petites que les pièces de vie. En calculant les débits suivant la norme, on obtient donc des débits plus faibles pour l’évacuation que pour l’amenée d’air. Or, pour garantir un renouvellement correct de l’air, les quantités d’air amenées et évacuées doivent être identiques, il est donc recommandé d’équilibrer les débits. 1
On peut dès lors :
augmenter le débit d’évacuation dans les espaces humides (augmenter la capacité du ventilateur pour les systèmes C et D, ou augmenter le diamètre des conduites d’extraction pour les systèmes A et B) ;
placer des bouches d’évacuation supplémentaires dans les espaces non soumis aux exigences de ventilation (débarras, dressing…) ;
placer des bouches d’évacuation supplémentaires dans les chambres à coucher pour le système C ;
pour le système D, alimenter certains locaux secs au moyen d’air provenant d’autres Groupe de ventilation système D locaux, sous certaines conditions.
Réguler le système
Les débits selon la norme sont calculés indépendamment pour chaque espace d’un logement, pourtant ces espaces sont rarement tous occupés en même temps. La régulation permet d’ajuster les débits aux besoins réels des occupants et donc de réaliser des gains énergétiques.
Composantes naturelles des systèmes
Pour les composantes naturelles des systèmes, on adapte manuellement les débits en réglant les ouvertures d’alimentation (OAR) et / ou d’évacuation (OER) réglables entre la position fermée et la position ouverte. Il est aussi possible de prévoir des OAR et OER équipées d’un réglage électrique (télécommande par exemple). Enfin, il existe des OAR et OER régulables automatiquement (via capteurs d’humidité par exemple).
Composantes mécaniques de systèmes
Pour les composantes mécaniques de systèmes, il existe de nombreuses possibilités d’adapter les débits : interrupteur 3 positions, horloge programmable, détection de CO², détection de vapeur d’eau… Quel que soit le système choisi, il doit permettre de maintenir une ventilation continue minimum. La régulation permet donc de réduire ou d’augmenter le débit de fonctionnement sans l’arrêter complètement. Une bonne régulation d’un système mécanique propose au moins 3 positions pour 3 débits différents :
position haute : position de conception conforme à la norme, prévue lorsque les occupants sont présents et ont une activité importante ;
position intermédiaire : prévue lorsque les occupants sont présents et ont une activité limitée ;
position basse : prévue pour les périodes d’inoccupation des lieux (10 % à 20 % du débit de conception calculé selon la norme).
La régulation peut être placée sur un système centralisé ou décentralisé. Elle peut être réglée de manière manuelle ou automatique. Une régulation automatique basée sur une détection de la qualité de l’air permet un ajustement fin entre les besoins et les débits et garantit donc un air de qualité pour une consommation d’énergie minimale.
Risque d’assèchement de l’air
Le risque d’assèchement de l’air intérieur en hiver n’est pas lié au système de ventilation mais bien à une gestion inadéquate des débits. En effet, l’air froid extérieur contient généralement moins d’humidité que l’air intérieur. Dès lors, plus le débit d’air provenant de l’extérieur est élevé, plus l’air intérieur s’assèche.
Comment intégrer la ventilation hygiénique dans les travaux de rénovation du logement ?
Les travaux de rénovation sont souvent réalisés en plusieurs phases étalées dans le temps et ne semblent pas toujours concerner la ventilation. Il est pourtant important d’étudier la ventilation de l’ensemble du logement avant le début des travaux car elle se conçoit globalement. Par exemple : penser au système d’amenée d’air lors du remplacement des châssis, envisager un système centralisé lors de la réfection d’une salle de bain…
Il s’agit de trouver le meilleur compromis entre les besoins (qualité d’air, confort thermique, confort acoustique…), les contraintes liées au bâti existant (espace disponible, présence d’éléments à caractère patrimonial, permis d’urbanisme…) et les possibilités liées aux délais et au budget des travaux. Pour garantir une bonne ventilation de toutes les pièces, l’intégration du système nécessite un travail sur mesure, un dimensionnement étudié et une exécution soignée.
Groupe de ventilation système D
Extracteur pour l’évacuation mécanique en système C
Dans les systèmes B, C et D, la composante mécanique permet de mieux maîtriser les débits. On parle alors de ventilation mécanique contrôlée (VMC) et on distingue :
Le système centralisé qui comporte un seul ventilateur (ou groupe de ventilation) pour l’ensemble du logement. Il permet en général une meilleure gestion des débits mais occasionne des travaux conséquents car il nécessite des conduits et une motorisation puissante et volumineuse.
Le système décentralisé qui comporte plusieurs ventilateurs individuels au sein du logement. Ce système est utilisé en rénovation de par son encombrement limité et la possibilité de travailler par phases. Cependant il occasionne des nuisances acoustiques lorsque les ventilateurs sont placés dans les pièces de vie.
Amenées d’airsituées à différents endroits de l’habitation.
Transfert d’airvia différents conduits dans l’habitation qui se rejoignent au niveau des ventilateurs.
Évacuation d’airà l’aide de plusieurs ventilateurs individuels situés à différents endroits du logement.
Système A : ventilation naturelle
Le système consiste à prévoir :
l’amenée naturelle d’air neuf dans les locaux secs via des grilles réglables en façade ou des aérateurs dans les châssis ou les vitrages (OAR) ;
le transfert de l’air entre locaux sous les portes (détalonnage) ou via des grilles placées en partie basse des portes ou des murs (OT) ;
l’évacuation naturelle en continu de l’air vicié des locaux humides au moyen de grilles d’extraction réglables, reliées à des conduits verticaux en toiture (OER). Cela permet un tirage naturel par une différence de pression de l’air (effet cheminée).
Amenée d’air via un aérateur placé entre le châssis et le linteau
Inconvénients
Confort thermique moindre en hiver (car l’air neuf entre directement à température extérieure)
Transmission des bruits extérieurs par les amenées et les évacuations d’air (limitée par l’utilisation de grilles et aérateurs acoustiques)
Renouvellement optimal de l’air non garanti (car dépend du climat : température, pression de l’air, vent…)
En rénovation, placement difficile des conduits verticaux permettant d’obtenir des débits conformes à la norme (encombrement et verticalité)
Système B : ventilation par pulsion
Le système consiste à prévoir :
l’amenée mécanique d’air neuf en continu dans les locaux secs depuis la toiture ou les façades, au moyen d’un ou plusieurs ventilateurs ;
le transfert de l’air entre locaux sous les portes (détalonnage) ou via des grilles placées en partie basse des portes ou des murs (OT) ;
l’évacuation naturelle en continu de l’air vicié des locaux humides au moyen de grilles d’extraction réglables, reliées à des conduits verticaux en toiture (OER).
Système décentralisé facilement applicable en rénovation en cas de remplacement de châssis
Débit d’extraction optimal facilement garanti
Évacue efficacement l’humidité
Groupe système C centralisé
Inconvénients
Confort thermique moindre en hiver (car l’air neuf entre directement à température extérieure)
Transmission des bruits extérieurs par les amenées d’air (limitée par l’utilisation d’aérateurs acoustiques)
Nuisances sonores du ventilateur dans le logement pour les systèmes décentralisés
Débit d’alimentation non garanti
extracteur individuel
Système D : ventilation double-flux
Le système consiste à prévoir :
l’amenée mécanique d’air neuf en continu dans les locaux secs depuis la toiture ou les façades, au moyen d’un ou plusieurs ventilateurs (l’air est préchauffé par la récupération de chaleur sur l’air extrait) ;
le transfert de l’air entre locaux sous les portes (détalonnage) ou via des grilles placées en partie basse des portes ou des murs (OT) ;
l’évacuation mécanique en continu de l’air vicié des locaux humides vers la toiture ou les façades, au moyen d’un ou plusieurs ventilateurs (en général après récupération de la chaleur).
1
2
3
Amenée mécanique
OT
Évacuation mécanique
Avantages
Débits d’amenée et d’extraction d’air optimal facilement garantis
Évacue efficacement l’humidité
Offre un meilleur confort grâce à l’échangeur de chaleur qui permet de préchauffer ou de refroidir l’air entrant
Efficace énergétiquement, grâce à la récupération de chaleur de l’air extrait
Débits d’amenée et d’évacuation d’air régulables
Filtrage de l’air entrant (utile quand l’environnement extérieur est pollué ou pour des occupants sensibles)
Sans aérateur dans les châssis
Inconvénients
Encombrement important pour les systèmes centralisés (ventilateurs et conduits), ce qui peut être un frein en rénovation
Coûteux à l’installation et à l’entretien
Nuisances sonores du ventilateur dans le logement pour les systèmes décentralisés
Nécessite un entretien régulier par un professionnel
Comment conserver un air intérieur sain dans un logement isolé ?
Eléments indissociables : isolation, étanchéité et ventilation contrôlée
Pour atteindre des performances élevées en matière de confort thermique et d’économie d’énergie tout en conservant une bonne qualité de l’air intérieur, l’isolation d’un logement doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.
L’ désignent des mouvements d’air fortuits et incontrôlables (fuites d’air) à travers l’enveloppe d’un logement. Ces fuites n’assurent pas un renouvellement d’air correct (le renouvellement d’air peut être trop faible ou trop élevé).
Par opposition, la ventilation est la mise en mouvement volontaire et contrôlée de l’air, au moyen de dispositifs spécifiques. La ventilation est nécessaire pour assurer le renouvellement correct de l’air au sein d’un logement.
Une bonne de l’enveloppe du bâtiment permet à la ventilation de fonctionner de façon optimale en éliminant les fuites indésirables. Elle est également nécessaire pour assurer l’efficacité de l’isolation et prévient les problèmes de condensation interne dans les parois.
Une ventilation régulée couplée à une isolation renforcéepermet de garder les parois chaudes et augment le confort théremique.
Une isolation renforcée couplée à une étachéité à l’air soignéeminimise les pertes par les parois, réduit les fuites d’air et la consommation d’énergie.
Une étachéité à l’air soignée couplées à une ventilation réguléepermet de contrôler le renouvellement d’air et améliore la qualité de l’air.
Pourquoi faut-il ventiler correctement son logement ?
Polluants intérieurs
Les polluants intérieurs sont multiples : moisissures, , émanations chimiques des matériaux et des peintures (comme les dont le formaldéhyde). Ils peuvent entraîner des problèmes de concentration, de la fatigue, des maux de têtes, des allergies, de l’asthme…
Sources d’humidité
Les sources d’humidité dans le logement sont également nombreuses : respiration, cuisson des repas, douches, séchage du linge, plantes vertes…
L’air intérieur a donc tendance à se charger en vapeur d’eau qui peut se condenser au contact de surfaces froides (simple vitrage, angle de murs, mur de façade peu épais ou non isolé, en particulier derrière les meubles où l’air circule moins bien).
Une humidité ambiante trop élevée et / ou la condensation provoquent à la longue la dégradation des matériaux et l’apparition de moisissures.
1
2
3
Condensation de vapeur d’eau sur la face intérieure
d’un mur froid
Vapeur
Intérieur 20°
Extérieur 5°
Pour éviter les problèmes de condensation, il est important de ventiler le logement mais aussi de limiter la production de vapeur d’eau, de chauffer suffisamment les locaux et d’isoler les parois.
Plutôt que de prévoir un flux depuis les locaux secs (amenée) vers les locaux humides (évacuation), il est possible d’étudier chaque local individuellement en prévoyant une amenée d’air neuf et une évacuation d’air vicié directement dans chaque local.
En rénovation, cela peut être justifié pour une pièce en particulier (pièce éloignée ou sujette à un problème de condensation par exemple).
Amenées, évacuations et ouvertures de transfert
L’amenée et l’évacuation de l’air peuvent être réalisées de manière naturelle au moyen d’ouvertures dans des parois : les ouvertures d’alimentation (OAR) et d’évacuation naturelles réglables (OAR et OER). Comme leur nom l’indique, elles doivent être réglables (manuellement ou automatiquement) en continu ou entre minimum 5 positions (de fermée à complétement ouverte). La position oscillo-battant d’un châssis n’est donc pas considérée comme une OAR, ni une OER.
L’amenée et l’évacuation de l’air peuvent aussi être réalisées de manière mécanique au moyen d’un ou plusieurs ventilateurs. Ces amenées et évacuations d’air mécaniques doivent fonctionner en continu mais il est possible d’en réguler les débits. Lorsque l’air est amené mécaniquement, il peut être filtré et/ou préchauffé. Un système avec amenées et évacuations d’air mécaniques comporte généralement un échangeur de chaleur qui permet des économies d’énergie en préchauffant l’air entrant avec la chaleur de l’air sortant.
Le transfert de l’air se fait au moyen d’ouvertures ou de fentes entre deux espaces intérieurs : les ouvertures de transfert (OT). Elles doivent être permanentes et non-obstruables.
Hotte de cuisine
Une hotte de cuisine à extraction n’est pas un système de ventilation hygiénique selon la norme. C’est un dispositif de ventilation intensive qui fonctionne par intermittence.
L’installation ou la présence d’une hotte à extraction doit être prise en compte lors de la conception du système de ventilation du logement car elle peut dans certains cas interagir avec ce dernier si elle tourne à haut débit (au moins 250 m³/h).
Une hotte de cuisine à filtre ou à recyclage d’air n’impacte pas le système de ventilation.
Existe-t-il des exigences relatives à la ventilation des habitations à Bruxelles ?
La belge NBN D50-001 définit les exigences relatives à la ventilation des habitations. Elle distingue la ventilation hygiénique dite aussi ventilation de base, de l’aération des locaux, dite ventilation intensive.
La ventilation hygiénique a pour but de garantir un climat intérieur sainconstant via un dispositif permettant un renouvellement continu de l’air, même lorsque les fenêtres sont fermées.
La ventilation intensive a pour but d’aérer momentanément les pièces par l’ouverture temporaire de portes et/ou de fenêtres. Elle permet un renouvellement important de l’air d’un local en cas de détérioration de sa qualité (surchauffe, pièce surpeuplée, odeurs de peinture…).
Ventilation hygiénique et ventilation intensive sont complémentaires.
La norme distingue le logement en tant que tel de ses espaces annexes (communs, garages, caves et greniers) pour lesquels elle prévoit d’autres dispositions qui ne sont pas abordées sur cette page
Enfin, la ventilation de certains locaux spécifiques comme, entre autres, les chaufferies et les ascenseurs, fait l’objet de normes distinctes1. Il en est de même pour la ventilation des bâtiments non-résidentiels2.
Attention : danger !
Les appareils à combustion non-étanches tels que les poêles, feux ouverts, chauffe-eaux et chaudières atmosphériques prennent directement l’ du local où ils sont installés.
Un système de ventilation mal conçu peut en perturber le bon fonctionnement et entraîner un refoulement des gaz brûlés dans le local. Une amenée d’air insuffisante augmente les risques de production de CO.
En présence d’un appareil à combustion non-étanche il est donc essentiel de veiller à respecter les normes spécifiques qui s’y rapportent.
Quelles sont les réglementations de ventilation pour des travaux de rénovation ?
La réglementation Travaux PEB 2017
Si votre rénovation nécessite un permis d’urbanisme, vous serez soumis à la réglementation Travaux PEB (Performance Énergétique des Bâtiments) pour tous les locaux dont l’enveloppe est modifiée. Cette réglementation contient des exigences en ce qui concerne la ventilation hygiénique. Ces exigences sont basées sur la norme.
En rénovation, la réglementation Travaux PEB distingue les locaux rénovés de ceux qui sont nouvellement créés. 1
Si des fenêtres sont remplacées dans un local existant, il faudra uniquement respecter les débits et les caractéristiques des amenées d’air.
Si le local est nouvellement créé, il faudra respecter les débits et les caractéristiques des amenées d’air et des évacuations d’air.
Pour le calcul des débits, la réglementation PEB fait référence à la norme mais s’en distingue sur certains aspects:
La réglementation PEB n’impose pas de limite de débits.
Pour les locaux secs de type chambre, bureau et salle de jeux, le débit peut être limité à 72 m3/h.
Lorsque des fenêtres sont remplacées ou ajoutées dans un local sec rénové, il est aussi possible de calculer le débit d’amenée d’air en fonction de la largeur de la fenêtre (45 m³/h par mètre courant de fenêtre).
Les caractéristiques des amenées et des évacuations d’air sont celles de la norme sauf pour la position minimale des ouvertures d’évacuation réglables (OER) : alors que la norme impose une ouverture qui permet le passage de 15 à 25 % du débit nominal, la PEB demande que ce débit ne dépasse pas 15 % (sous 50 Pa).
La PEB apporte également des recommandations complémentaires : placer les OAR et OER à 1,8 m au-dessus du sol et empêcher la pénétration d’animaux et d’eau de pluie.
En savoir plus
Pour plus d’informations, consultez le vade-mecum Travaux PEB 2017 disponible sur le site www.environnement.brussels.
Autres règlements
Le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU)s’applique aux logements neufs ou modifiés soumis à permis d’urbanisme. 2 Il impose un dispositif de ventilation (naturelle ou mécanique) dans les cuisines, salles de bain et wc. Il s’agit d’une ventilation hygiénique telle que décrite dans la norme, bien que le RRU n’y fasse pas directement référence.
Le Code bruxellois du Logement s’applique aux logements mis en location. Il demande que les locaux soient ventilés au moyen d’une fenêtre ou d’un système de ventilation prévu par la norme.
Aérateur d’amenée d’air intégré au vitrage (systèmes A et C)
Travaux de ventilation pouvant nécessiter un permis d’urbanisme
L’installation d’un système de ventilation peut en soi nécessiter l’introduction d’une demande de permis d’urbanisme. C’est le cas si les travaux engendrent une modification (même légère) visible depuis l’espace public. Par exemple : la pose de grilles dans les châssis ou dans les murs de la façade à rue, la pose d’un appareil de ventilation visible en façade à rue…
Conclusion
La ventilation n’est imposée par les réglementations (PEB, RRU, Code du Logement) que dans certains cas, à l’occasion de la demande d’un permis d’urbanisme ou de la mise en location. Cependant, il est primordial pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment d’assurer un air intérieur de qualité.
Il est donc vivement recommandé de suivre la norme même lorsque cela n’est pas imposé. Elle est la référence en termes de « bonnes pratiques » en matière de ventilation.
La PEB travaux prévoit pour les bâtiments neufs d’autres exigences qui ne sont pas abordées dans ce conseil. ↩︎
Concernant la ventilation, se référer au titre II, article 12. ↩︎
Qu’est-ce que la ventilation intensive et comment l’appliquer au mieux ?
La ventilation intensive a pour but d’aérer momentanément les pièces par l’ouverture temporaire de portes et/ou de fenêtres. Elle permet un renouvellement important de l’air d’un local en cas de détérioration de sa qualité (surchauffe, pièce surpeuplée, odeurs de peinture…).
Selon la norme, les locaux secs (séjour, salle à manger, chambres…) doivent aussi disposer de fenêtres ou de portes donnant sur l’extérieur afin de permettre la ventilation intensive, en plus de la ventilation hygiénique.
Débits pour la ventilation intensive
La surface nette de la partie ouvrante des baies doit être au moins égale à :
6,4 % de la surface au sol en cas de ventilation unilatérale (fenêtres sur un côté uniquement) ;
3,2 % de la surface au sol en cas de ventilation transversale (fenêtres sur deux façades opposées).
Par exemple : si une chambre de 10 m² possède une seule fenêtre, l’ouverture utile de la fenêtre doit être au moins de 6,4 % de 10 m² = 0,64 m².
Les cuisines sont soumises à cette même obligation, mais si elles ne disposent pas de fenêtre, la ventilation intensive peut être assurée par un extracteur ou une hotte à extraction ayant un débit minimum de 200 m³/h.
Ventilation intensive en l’absence de système de ventilation hygiénique
La ventilation manuelle par l’ouverture des fenêtres est utile pour éliminer rapidement les polluants intérieurs mais elle ne permet pas d’assurer de façon constante un air de qualité pour plusieurs raisons :
elle est intermittente, alors que l’émission de polluants se produit en permanence ;
elle est inconfortable et énergivore en hiver si les fenêtres restent ouvertes ou entrouvertes sur de longues périodes. En effet, dans ce cas les débits d’amenée d’air sont importants et non contrôlés, et entraînent le refroidissement de la du bâtiment (sols, murs…) ;
elle est dépendante de la bonne volonté des occupants.
En hiver
Dans les logements dépourvus de système de ventilation hygiénique, l’ouverture des fenêtres reste le seul moyen de renouveler l’air intérieur.
En hiver, pour éviter de refroidir les murs, il est préférable d’aérer en ouvrant régulièrement les fenêtres de courts moments plutôt que sur une longue durée.
Ventilation intensive nocturne
En été, un logement peut se trouver en surchauffe lors des périodes de fortes chaleurs prolongées. Ouvrir les fenêtres pendant la nuit lorsque la température extérieure est plus basse permet de refroidir la masse du bâtiment.
On parle alors de ventilation nocturne intensive ou « night-cooling ». Cette action doit être combinée à l’utilisation de protections solaires extérieures en journée.
Pourquoi et quand entretenir son système de ventilation hygiénique ?
Tous les composants du système requièrent une inspection régulière afin de juger de leur encrassement éventuel. Cette inspection permet de déterminer si un entretien est nécessaire.
La facilité d’accès au système est donc primordiale pour assurer son inspection et un entretien aisé.
Surconsommation et risque de pollution de l’air intérieur
L’encrassement du système de ventilation occasionne une surconsommation et entraîne une réduction des débits qui augmente le risque de pollution de l’air intérieur. L’entretien régulier du système est donc essentiel.
De même, pour éviter un encrassement de l’intérieur des conduits, ceux-ci doivent être protégés pendant toute la durée du chantier, et le système de ventilation mis en route une fois celui-ci terminé.
Fréquences indicatives d’inspection et de nettoyage des composantes selon le CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction)
Conduits (flexibles-rigides) y compris les conduits d’évacuation naturelle
3 ans
9 ans
Filtres (à remplacer tous les ans)
1 mois
3 mois
Le nettoyage des ouvertures d’alimentation naturelle, des filtres et des bouches peut être effectué par l’occupant lui-même.
Le nettoyage des conduits requiert les compétences d’un homme de métier équipé du matériel adéquat. Il existe quelques sociétés spécialisées dans le nettoyage des systèmes de ventilation. L’idéal est de souscrire un contrat d’entretien auprès de l’installateur ou du fabricant.
Quels sont les différents type de mouvement d’air dans un local ?
Pour qu’il y ait un renouvellement de l’air dans un local, de l’air neuf doit y être amené et l’air vicié doit en être évacué. La force motrice qui permet à l’air de se mettre en mouvement peut être naturelle ou mécanique.
Elle est mécanique lorsque l’air est mis en mouvement grâce à un ou plusieurs ventilateurs.
Elle est naturelle lorsque l’air se met en mouvement naturellement par une différence de pression provoquée par l’action du vent ou par une différence de température. Au sein d’un bâtiment, ce mouvement naturel de l’air (amenée et évacuation) est dit :
Unilatéral : lorsqu’il est obtenu par une (ou des) ouverture(s) sur une seule façade.
Transversal : lorsqu’il est obtenu par des ouvertures sur des façades différentes.
Vertical : lorsqu’il est obtenu par une (ou des) ouverture(s) en façade et une évacuation verticale (cages d’escaliers, atriums, conduits…). On parle alors d’ « effet cheminée » .
Quelle efficacité ?
Le mouvement d’air unilatéral est le moins efficace mais possède l’avantage d’être applicable partout.
Le mouvement d’air transversal engendre de plus grands .
L’« effet cheminée » est le plus efficace, il garantit un mouvement d’air même en cas d’absence de vent.
Quelles sont les différentes parties du châssis d’une fenêtre ?
Le châssis est composé d’éléments horizontaux, appelés traverses, et verticaux, appelés montants. Les parties fixes constituent le dormant, les parties mobiles sont les ouvrants.
Les points de contact entre le dormant et l’ouvrant s’appellent les frappes.
Des joints souples assurent l’étanchéité du châssis grâce à la compression exercée par la quincaillerie.
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Dormantpartie fixe
Ouvrantpartie mobile
Frappe (1)Points de contact entre ouvrant et dormant
Comment améliorer les performances énergétiques de mon logement ?
Améliorer la performance énergétique de votre logement permet de réduire vos consommations d’énergie, d’améliorer votre confort et de valoriser votre bien. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est important de planifier les travaux dans un ordre cohérent. Certains investissements sont plus efficaces lorsqu’ils sont réalisés avant d’autres, notamment en matière d’isolation et de chauffage.
Les priorités
Tout d’abord, isolez bien votre logement afin d’éviter au maximum que la chaleur produite ne s’échappe.
Ensuite, installez des équipements techniques performants, sans oublier la ventilation.
Enfin, investissez dans les énergies renouvelables.
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Isoler la toiture ou le plancher du grenier
Isoler la toiture plate
Isoler les façades par l’extérieur
Restaurer ou remplacer les châssis de fenêtres
Installer un système de ventilation
Isoler le sol ou plafond de la cave / du garage
Améliorer son système de chauffage
Installer des panneaux solaires
Installer une citerne d’eau de pluie
Isoler le logement
Webinaire : Pourquoi et comment isoler son habitation ?
L’isolation est souvent le premier levier pour réduire sa consommation d’énergie et améliorer le confort de son logement. Mais par où commencer ? Quels éléments faut-il isoler en priorité ? Quel est le rôle de la ventilation ?
En une heure, ce webinaire vous donne les clés pour mieux comprendre les principes d’une rénovation énergétique et vous aide à préparer vos futurs travaux en toute connaissance de cause.
La toiture peut représenter une part importante (en moyenne 35 %) des pertes de chaleur d’un logement. Une isolation efficace de l’ensemble de la toiture permet donc d’améliorer le confort et de réduire les pertes d’énergie.
Dans les anciennes maisons bruxelloises, les combles étaient généralement peu ou pas isolés et la toiture était naturellement ventilée. Lorsque les combles sont aménagés et que la toiture est isolée, celle-ci doit au contraire être étanche à l’eau et à l’air. Une mauvaise conception peut favoriser les infiltrations d’eau ou la condensation, avec un risque de dégradation de la charpente et de la toiture.
Avant d’isoler, il est donc essentiel de vérifier l’état de la toiture et de prévoir une conception adaptée, afin de garantir sa durabilité.
À faire
Vérifiez l’état de la couverture, de la charpente et de la sous-toiture.
Choisissez une technique d’isolation adaptée à votre toiture et à l’usage des combles.
Veillez à assurer une bonne étanchéité à l’eau et à l’air et à limiter les risques de condensation.
Vérifiez les éventuelles contraintes urbanistiques, notamment si vous isolez par l’extérieur.
En savoir plus
Pour plus d’informations, consultez notre page « Toiture inclinée – Rénovation et isolation » ou visionnez notre webinaire « Isolation d’une toiture inclinée » :
Lorsque le grenier n’est pas aménagé, il est généralement plus pertinent d’isoler son plancher plutôt que les versants de la toiture. Cette solution permet de limiter les pertes de chaleur entre les espaces chauffés du logement et le grenier, sans devoir isoler l’ensemble de la toiture. Isoler le plancher du grenier est moins couteux que d’agir sur la toiture inclinée, notamment du fait que sa surface est plus petite.
À faire
Vérifiez l’étanchéité de la toiture et éliminez les éventuelles infiltrations avant les travaux.
Contrôlez l’état et la stabilité du plancher avant d’ajouter la charge liée à l’isolation.
Vérifiez la présence d’équipements techniques dans le grenier, qui peuvent influencer le choix de la solution.
Choisissez une technique d’isolation adaptée au type de plancher et à l’usage du grenier.
Veillez à une bonne gestion de la vapeur d’eau et à l’étanchéité à l’air pour éviter les problèmes de condensation.
En savoir plus
Pour plus d’informations, consultez notre page « Isoler le plancher du grenier – Principes et techniques » :
Outre une toiture inclinée, votre habitation dispose peut-être d’une toiture plate (dont l’inclinaison est inférieure à 15°). Celle-ci peut être tout autant responsable des pertes de chaleurs.
Avant d’entreprendre les travaux, vérifiez l’état de la structure portante et choisissez une méthode d’isolation adaptée à la configuration de la toiture. Une toiture plate peut également accueillir une terrasse, une toiture verte ou un potager : ces possibilités sont à prendre en compte dans la conception du projet.
À faire
Vérifiez l’état et la stabilité de la structure portante ainsi que celui de l’étanchéité existante.
Choisissez une technique d’isolation adaptée à votre toiture et à son usage.
Veillez à la compatibilité et à la bonne mise en œuvre de l’étanchéité, de l’isolant et du pare-vapeur afin de limiter les risques de condensation.
Anticipez les éventuelles adaptations et contraintes urbanistiques, notamment en cas de rehaussement ou de modification de l’aspect de la toiture.
En savoir plus
Pour plus d’informations, consultez notre page « Toiture plate – rénovation et isolation » :
Les murs peuvent être responsables d’une part importante des pertes de chaleur d’un logement. L’isolation des murs par l’extérieur permet de réduire les pertes de chaleur et d’améliorer le confort du logement. Elle présente notamment l’avantage de créer une isolation continue, de limiter les ponts thermiques et de ne pas réduire la surface habitable. Elle nécessite toutefois une mise en œuvre soigneuse et une attention particulière à l’état du mur, à l’humidité et aux raccords avec les autres parties du bâtiment.
À faire
Vérifiez l’état et la stabilité du mur et traitez les éventuels problèmes d’humidité avant de l’isoler.
Choisissez une technique d’isolation adaptée à votre façade et à la finition souhaitée.
Veillez à une bonne gestion de l’eau, de l’air et de la vapeur d’eau pour éviter les infiltrations et les problèmes de condensation.
Assurez la continuité de l’isolation au niveau des raccords avec la toiture, le sol et les autres éléments de la façade.
Vérifiez les contraintes urbanistiques et les éventuelles autorisations nécessaires avant de commencer les travaux.
En savoir plus
Découvrez les différentes techniques d’isolation des murs et leurs points d’attention en consultant notre page « Isoler les façades par l’extérieur – principes et techniques » ou en visionnant le webinaire « Isolation d’une façade par l’extérieur » :
L’isolation par l’extérieur d’un mur mitoyen peut améliorer les performances énergétiques du logement, mais elle présente une particularité : l’isolant et sa finition peuvent empiéter sur la propriété voisine. Le projet nécessite donc de vérifier les règles applicables et de tenir compte des droits du voisin avant de commencer les travaux.
À faire
Vérifiez les règles urbanistiques applicables à votre projet.
Informez votre voisin et obtenez son accordpour l’empiètement sur sa propriété.
Choisissez une technique d’isolation adaptée au mur et à votre projet.
Vérifiez la présence éventuelle d’animaux dans les cavités du mur et prévoyez les mesures nécessaires pour préserver leur habitat.
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Pour mieux comprendre la notion de mitoyenneté et prévoir l’isolation d’un mur mitoyen par l’extérieur, consultez nos ressources :
Préserver les éléments patrimoniaux de votre façade
Votre façade peut comporter des éléments patrimoniaux qui participent à son caractère architectural : enduits anciens, moulures, encadrements, pierres, ferronneries, sgraffites… Avant de choisir une technique d’isolation par l’extérieur, vérifiez si les éléments existants peuvent être conservés et quelles contraintes patrimoniales ou urbanistiques s’appliquent à votre bâtiment. Une intervention doit permettre d’améliorer la performance énergétique tout en préservant les caractéristiques architecturales de la façade.
À faire
Identifiez les éléments patrimoniaux présents sur votre façade.
Vérifiez leur état et faites établir un diagnostic si nécessaire.
Choisissez des techniques et matériaux compatibles avec les éléments existants.
Protégez-les pendant les travaux et faites appel à un professionnel spécialisé lorsque cela est nécessaire.
Vérifiez les éventuelles contraintes urbanistiques avant de modifier l’aspect de la façade.
En savoir plus
Si votre façade est enduite et peinte, vous trouverez plus d’infos sur l’isolation de celle-ci dans notre conseil ou en visionnant notre webinaire :
Les fenêtres peuvent contribuer aux pertes de chaleur et au manque de confort d’un logement. Avant de remplacer vos châssis, vérifiez toutefois s’ils peuvent être conservés et améliorés : des châssis anciens en bon état peuvent être rénovés pour améliorer leurs performances thermiques et acoustiques. Cette solution est particulièrement intéressante lorsque les châssis présentent un intérêt patrimonial.
À faire
Évaluez l’état de vos châssis existants avant d’envisager leur remplacement.
Vérifiez s’ils peuvent être restaurés ou améliorés, notamment s’ils présentent un intérêt patrimonial.
Définissez les performances recherchées en matière d’isolation thermique, d’acoustique, d’étanchéité et de luminosité.
Tenez compte de la ventilation lors du remplacement des châssis afin de maintenir une bonne qualité de l’air intérieur.
Vérifiez les contraintes urbanistiques et, le cas échéant, les règles de copropriété avant de remplacer les châssis.
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Découvrez comment restaurer ou améliorer les performances de vos châssis existants en consultant notre page ou en regardant notre webinaire :
Vos châssis anciens en bois ou en acier sont-ils encore en bon état ? Avant d’envisager leur remplacement, sachez qu’il existe différentes solutions pour les conserver tout en améliorant leurs performances thermiques et acoustiques. La restauration, le réglage des éléments mobiles, l’amélioration de l’étanchéité ou certaines solutions de vitrage peuvent notamment permettre de conserver les châssis existants.
Ces châssis peuvent également présenter une valeur patrimoniale liée à leurs proportions, leurs divisions, leurs matériaux ou leurs vitrages. Un diagnostic de leur état et de leur intérêt patrimonial permet de déterminer la solution la plus appropriée.
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Découvrez comment entretenir et améliorer les performances de fenêtres anciennes en bois ou en acier dans nos pages conseil :
Une porte ancienne ne doit pas nécessairement être remplacée pour améliorer les performances du logement. Les portes bruxelloises en bois ou en métal présentent souvent un intérêt architectural et peuvent généralement être entretenues ou restaurées. Leur étanchéité à l’air peut également être améliorée, notamment au niveau du bas de porte et de la boîte aux lettres.
Avant d’envisager un remplacement, évaluez donc l’état de la porte et les possibilités de restauration ou d’amélioration. Si elle présente un intérêt patrimonial, privilégiez sa conservation et faites appel à un professionnel spécialisé lorsque cela est nécessaire.
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Découvrez comment améliorer les performances d’une porte ancienne :
Isoler un logement ne consiste pas seulement à limiter les pertes de chaleur : il faut aussi veiller à la qualité de l’air intérieur. Une isolation renforcée et une bonne étanchéité à l’air réduisent les échanges d’air involontaires. Une ventilation adaptée permet alors d’apporter de l’air neuf et d’évacuer l’humidité, le CO₂, les polluants et les odeurs.
La ventilation est donc à intégrer dès la conception du projet de rénovation, en particulier lorsque vous améliorez l’isolation ou remplacez les châssis.
À faire
Étudiez la ventilation de l’ensemble du logement avant de commencer les travaux, même si ceux-ci sont réalisés en plusieurs phases.
Anticipez les besoins en ventilation lors de chaque intervention, par exemple en prévoyant les amenées d’air lors du remplacement des châssis ou un système centralisé lors de la rénovation d’une salle de bain.
Trouvez le meilleur compromis entre les besoins du logement (qualité de l’air, confort thermique, confort acoustique…), les contraintes du bâtiment (espace disponible, éléments patrimoniaux, permis d’urbanisme…) et votre budget et planning.
Faites étudier et dimensionner le système de ventilation en fonction de l’ensemble du logement.
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Découvrez les différents systèmes de ventilation dans notre brochure ou en visionnant le webinaire « Solutions alternatives de ventilation en rénovation » :
7. Isoler le sol ou le plafond de la cave / du garage
Le plancher situé au-dessus d’une cave ou d’un garage ou d’un porche peut être responsable de pertes de chaleur (environs 15%) et d’une sensation de sol froid au rez-de-chaussée. Isoler le plafond de la cave permet de limiter ces déperditions et d’améliorer le confort du logement. Cette solution présente également l’avantage de ne pas nécessiter la réfection du sol du rez-de-chaussée.
Avant d’entreprendre les travaux, vérifiez toutefois l’état et les conditions dans la cave. L’isolation va notamment rendre la cave plus froide : une bonne ventilation et l’absence de problèmes d’humidité sont donc essentielles pour éviter les risques de condensation.
À faire
Vérifiez l’absence de problèmes d’humidité dans les murs et le plancher et traitez-les avant d’isoler.
Assurez une bonne ventilation de la cave afin de limiter les risques de condensation après l’isolation.
Contrôlez l’état et la structure du plancher avant de rendre certains éléments moins accessibles.
Choisissez une technique et un isolant adaptés au type de plancher (béton, voussettes en briques ou plancher en bois), à l’espace disponible et aux contraintes du bâtiment.
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Pour en savoir plus sur l’isolation du plafond des caves, consultez notre brochure ou visionnez notre webinaire :
Une fois votre logement correctement isolé, vous pouvez améliorer ses équipements techniques afin de réduire davantage vos consommations d’énergie et d’améliorer votre confort. Cela concerne notamment le chauffage, la régulation, la distribution de chaleur et la production d’eau chaude sanitaire.
L’objectif n’est pas nécessairement de tout remplacer : de simples réglages ou de petits investissements peuvent déjà améliorer les performances d’une installation existante. Lorsque le remplacement d’un équipement est nécessaire, il est important de choisir une solution adaptée aux besoins du logement et à ses caractéristiques.
À faire
Évaluez l’état et les performances de vos équipements existants avant d’envisager leur remplacement.
Optimisez les réglages du système de chauffage et vérifiez sa régulation.
Améliorez les équipements existants lorsque cela permet d’obtenir de meilleures performances sans devoir les remplacer.
Dimensionnez correctement les nouveaux équipements en tenant compte des besoins réels du logement après les travaux d’isolation. Une puissance trop élevée ou trop faible peut nuire aux performances ou au confort.
Choisissez une solution adaptée pour la production d’eau chaude sanitaire, en tenant compte notamment de vos besoins et de la configuration du logement.
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Pour en savoir plus sur les équipements techniques et pour les rendre plus performants, consultez nos pages conseils ou visionnez notre webinaire :
Avant de remplacer ou d’installer un système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire, vérifiez les réglementations qui s’appliquent à votre projet. À Bruxelles, les règles évoluent progressivement afin de réduire l’utilisation des combustibles fossiles et les émissions polluantes. Certaines installations ne peuvent plus être placées dans certaines situations et des obligations spécifiques s’appliquent à l’installation ou au contrôle des équipements.
À faire
Vérifiez les règles applicables au type d’équipement que vous souhaitez installer, notamment en fonction du combustible utilisé et de la nature des travaux.
Tenez compte des évolutions réglementaires avant de choisir un nouvel équipement : certaines installations au charbon, au mazout ou au gaz sont progressivement interdites dans certaines situations.
Vérifiez les obligations liées à votre installation, notamment en matière de réception, de contrôle périodique ou de diagnostic PEB.
Faites appel à un professionnel agréé lorsque la réglementation l’exige, notamment pour la réception ou le contrôle de certaines installations.
Vérifiez la réglementation en vigueur au moment de votre projet, car les exigences et les échéances évoluent.
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Pour en savoir plus sur les nouvelles réglementations pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire :
Une fois les besoins énergétiques du logement réduits et les équipements techniques optimisés, vous pouvez évaluer l’intérêt des énergies renouvelables pour aller plus loin dans votre projet.
9. Installer des panneaux solaires
Les panneaux photovoltaïques permettent de produire de l’électricité à partir de l’énergie solaire. Leur intérêt dépend notamment des caractéristiques du bâtiment et de la toiture, de l’ensoleillement et de votre consommation d’électricité.
Avant de vous lancer, il est important de vérifier si votre toiture ou votre bâtiment se prête à l’installation et d’évaluer la production d’électricité attendue, le coût de l’installation et sa rentabilité.
À faire
Vérifiez si votre toiture est adaptée à l’installation de panneaux photovoltaïques.
Évaluez le potentiel de production en fonction de l’orientation, de l’inclinaison et de l’ensoleillement disponibles.
Analysez votre consommation d’électricité afin d’estimer la part qui pourrait être couverte par votre production.
Comparez le coût de l’installation avec les économies potentielles afin d’évaluer sa rentabilité.
Vérifiez les éventuelles contraintes urbanistiques et patrimoniales avant d’entreprendre les travaux.
En savoir plus
Pour en savoir plus sur les panneaux photovoltaïques et sur la rentabilité d’une installation photovoltaïque, consultez nos pages conseil ou notre webinaire :
La récupération de l’eau de pluie permet de réduire la consommation d’eau de ville et de limiter les volumes d’eau envoyés vers le réseau d’égouttage. L’eau récupérée peut notamment être utilisée pour les toilettes, la lessive, l’entretien ou l’arrosage du jardin.
Avant d’installer une citerne, évaluez toutefois si cette solution est adaptée à votre logement : vos besoins en eau de pluie, la surface de toiture disponible pour la récolter, l’espace permettant d’installer une cuve et le coût de l’installation sont à prendre en compte.
À faire
Évaluez vos besoins en eau de pluie et les usages que vous souhaitez couvrir.
Vérifiez le potentiel de récupération de votre toiture en fonction notamment de sa surface et de ses caractéristiques.
Vérifiez s’il existe une ancienne citerne dans votre logement et évaluez son état avant d’envisager l’installation d’une nouvelle cuve.
Dimensionnez la citerne en fonction de vos besoins et du potentiel de récolte afin d’éviter une cuve trop petite ou surdimensionnée.
Prévoyez un système adapté aux usages envisagés et un entretien régulier de la cuve et des filtres.
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Pour en savoir plus sur les différents systèmes de récupération d’eau de pluie et évaluer l’intérêt d’une citerne d’eau de pluie pour votre logement, consultez notre page :
Une toiture végétalisée permet de retenir une partie des eaux de pluie, limiter les surchauffes en été et favoriser la biodiversité. Elle protège également l’étanchéité de la toiture et peut améliorer le confort acoustique.
À faire
Vérifiez que la structure de la toiture peut supporter la charge supplémentaire, notamment lorsqu’elle est gorgée d’eau.
Contrôlez l’état de l’étanchéité et de l’isolation avant de mettre en place la toiture végétalisée.
Vérifiez la pente et les conditions de mise en œuvre de la toiture.
Renseignez-vous sur les éventuelles contraintes urbanistiques, notamment si des modifications de la toiture ou des acrotères sont nécessaires.
Choisissez le type de toiture végétalisée et les végétaux adaptés aux caractéristiques de votre toiture et au niveau d’entretien que vous souhaitez assurer.
En savoir plus
Pour en savoir plus sur l’installation et l’entretien d’une toiture végétalisée, parcourez notre page :
Vous avez un projet d’amélioration énergétique ? Homegrade vous informe et vous accompagne dans vos choix : isolation, ventilation, matériaux, PEB, devis et priorisation des travaux.
Conformité des installations électriques et de gaz
Avant d’entamer vos travaux, vérifiez l’état et la conformité des installations électriques et de gaz de votre logement. La mise en conformité des installations de gaz et d’électricité ne doit pas être considérée comme un détail à régler en fin de chantier. Identifiez les éventuels travaux dès la phase de préparation afin de les intégrer à votre projet.
La conformité des installations est notamment attestée par un rapport ou certificat délivré par un organisme de contrôle agréé. Pour certaines interventions sur les installations de gaz, il peut également être nécessaire de faire appel à un chauffagiste disposant de l’agrément Cerga.
À faire
Vérifiez si vous disposez déjà d’un rapport de contrôle ou certificat de conformité de vos installations.
Identifiez les éventuelles non-conformités avant de définir définitivement vos travaux.
Intégrez les éventuels travaux de mise en conformité dans votre budget et votre planning
Faire appel à un organismes de contrôle agréé pour validité la conformité des installations :
Les travaux de rénovation sont l’occasion d’améliorer le confort acoustique de votre logement. Une bonne isolation acoustique permet notamment de limiter la transmission des bruits entre logements, qu’il s’agisse de bruits aériens (voix, télévision, musique) ou de bruits de contact (pas, chocs, déplacements de meubles).
Il est important de prendre cet aspect en compte avant de choisir vos techniques et vos matériaux. Une intervention sur un plancher, un plafond, une cloison ou une installation technique peut être l’occasion d’intégrer une solution acoustique. À l’inverse, une fois les travaux terminés, certaines interventions peuvent devenir plus complexes, plus coûteuses ou nécessiter de démonter des éléments déjà réalisés.
À faire
Identifiez les nuisances sonores que vous souhaitez réduire avant de définir vos travaux.
Profitez des travaux sur les planchers, plafonds, cloisons ou installations techniques pour envisager une amélioration acoustique.
Tenez compte de l’acoustique lors du choix des systèmes de ventilation, canalisations et équipements techniques, qui peuvent eux-mêmes transmettre des bruits et des vibrations.
Dans une maison divisée en plusieurs logements ou une copropriété, pensez aux logements voisins : une intervention peut avoir des conséquences sur le confort acoustique entre appartements.
Si le problème est important ou complexe, faites-vous conseiller sur la solution adaptée à la configuration du bâtiment plutôt que de choisir un matériau isolant sur la seule base de son épaisseur ou de ses propriétés annoncées.
En savoir plus
Pour plus d’information, de conseils et les accompagnements possibles pour les travaux acoustiques à Bruxelles, consultez notre page thématique « Acoustique » :
Rénover son logement, c’est aussi se demander ce qui peut être conservé, réparé, réutilisé ou transformé plutôt que remplacé. Avant de démolir ou d’évacuer des éléments existants, prenez le temps d’évaluer leur état et leur potentiel.
Un inventaire des matériaux présents avant les travaux permet notamment d’identifier les éléments qui peuvent être conservés sur place, démontés pour être réutilisés ailleurs, donnés ou revendus. Il peut concerner aussi bien les éléments intérieurs — sols, portes, carrelages, radiateurs, mobilier… — que les éléments du bâtiment tels que les briques, pierres, tuiles, ardoises ou éléments de structure.
À faire
Avant de démolir ou de remplacer, demandez-vous si l’élément peut être conservé ou réparé.
Réalisez un inventaire des matériaux et éléments existants avant le début des travaux.
Identifiez ceux qui peuvent être réparés, réutilisés, donnés ou revendus.
Lorsque le réemploi n’est pas possible, privilégiez autant que possible le recyclage plutôt que l’élimination.
En savoir plus
Pour aller plus loin, consultez notre page « Rénover : réparer, réutiliser et recycler – Un pas vers une économie circulaire » et aidez-vous de notre carnet pratique « Inventaire pour le réemploi de matériaux » :
La rénovation est également une occasion de prendre en compte la biodiversité présente dans et autour du bâtiment. À Bruxelles, certaines espèces sauvages utilisent les bâtiments pour se nourrir, se reproduire ou s’abriter. Des oiseaux, certaines chauves-souris et certains insectes, peuvent trouver refuge dans les cavités, fissures, corniches, sous les tuiles ou dans certains éléments de ventilation des bâtiments.
Or, les travaux de rénovation, notamment l’isolation des façades et des toitures ou la réfection des corniches, peuvent condamner ces cavités. Il est donc intéressant d’identifier leur présence avant les travaux et de chercher, lorsque c’est possible, à concilier amélioration énergétique et maintien de ces habitats, voire d’en créer de nouveaux !
À faire
Avant des travaux de façade, de toiture ou de corniche, vérifiez si des cavités sont occupées ou susceptibles de l’être par la faune.
Lorsque c’est possible, intégrez au projet des aménagements permettant de maintenir ou de recréer des habitats pour les espèces dépendantes du bâti.
Pensez également à vos jardins, intérieurs d’îlots, balcons, terrasses et toitures comme des espaces pouvant favoriser la biodiversité.
En savoir plus
Pour en savoir plus sur l’importance de la biodiversité en ville et fera découvrir les solutions concrètes et adaptées pour participer à sa préservation, consultez le site maisonecohuis.be ou visionnez notre webinaire « Penser la biodiversité lorsque l’on rénove ou isole son logement » :
A quoi faut-il faire attention lors du remplacement des fenêtres ?
Exiger un devis détaillé
Celui-ci reprendra au minimum les informations techniques suivantes :
valeur Ug du vitrage et Uw de la fenêtre, transmission lumineuse TL et facteur solaire g
indice Rw (C ; Ctr) si une exigence d’isolation acoustique est souhaitée
matériau (dans le cas des châssis en bois : type de bois, label FSC ou PEFC si demandé)
dimensions, surfaces de vitrage, dessin précis du châssis et coupe du profilé ;
amenées d’air (type, emplacements et débit) ;
mode de pose du châssis de fenêtre (étanchéité périphérique et isolation, dépose et repose de la tablette, finitions).
Garantie du fabricant
Il existe une obligation générale de garantie de 2 ans sur les produits. Dans le cas des châssis et des vitrages, les fabricants annoncent souvent une garantie de 10 ans. Mais attention, pour certains éléments tels que les quincailleries la durée de la garantie peut être beaucoup plus limitée.
Le marquage CE renseigne sur les performances du produit, mais ne constitue pas un label de qualité. Il est obligatoire pour tout châssis mis sur le marché par un fabricant, sauf si le châssis est posé par l’entrepreneur qui le fabrique.
Pour certains vitrages à usage particulier (fenêtre de toiture, façade-rideau…), un marquage de l’espaceur est obligatoire mais pas pour les verres isolants courants pour lesquels un document annexé est suffisant. Nous conseillons cependant de préférer des vitrages avec marquage de l’espaceur indiquant au minimum le nom du fabricant et la référence du produit. Ces informations permettent de s’assurer que le vitrage décrit sur le devis est bien celui qui a été posé.
Espaceur permettant l’identification du vitrage et de ses performances.
Responsabilité de l’entreprise
Comme dans les autres domaines du bâtiment, l’entrepreneur qui assure la pose de châssis est soumis à la responsabilité décennale.
Les différentes parties du châssis doivent faire l’objet d’un entretien régulier pour assurer sa bonne tenue dans le temps et le maintien de ses performances. Certains fabricants fournissent les produits d’entretien et une notice explicative.
Profilés : quel que soit le matériau utilisé, les profilés des châssis doivent être nettoyés régulièrement afin d’éviter que les dépôts de poussières et de polluants présents dans l’air n’endommagent la finition. Les trous de drainage et les rainures doivent être contrôlés et dégagés afin d’assurer une bonne évacuation de l’eau.
Les profilés en bois laqués en usine ne doivent en principe être repeints une première fois qu’après une dizaine d’années. Le laps de temps entre deux cycles d’entretien varie cependant fortement selon l’exposition des châssis aux intempéries.
Quincaillerie et joints : pour préserver les mécanismes servant à la manœuvre des ouvrants, en particulier les oscillo-battants, il est nécessaire de lubrifier les quincailleries une fois par an. Les joints doivent être contrôlés et nettoyés régulièrement. Lors de travaux de remise en peinture des châssis en bois, ils ne peuvent être peints.
Les quincailleries doivent être lubrifiées une
fois par an.
Quels sont les coûts financiers et environnementaux du remplacement des fenêtres ?
Rentabilité financière
Les résultats des calculs de temps de retour financier peuvent varier fortement en fonction de l’évolution du prix de l’énergie et du coût des travaux. Ces deux facteurs étant étroitement liés, les ordres de grandeurs obtenus conservent cependant une valeur indicative.
Le remplacement de châssis à simple vitrage de forme simple par des châssis avec vitrage isolant est amorti sur une période de 20 à 30 ans sur base des économies d’énergie attendues. Pour des châssis de formes complexes (cintrages, petits bois…), et pour des châssis déjà équipés de double vitrage, le temps de retour dépasse souvent la durée de vie de la fenêtre.
Remplacer des châssis encore en bon état a généralement peu de sens d’un point de vue économique.
Impact environnemental
La pose de châssis isolants contribue à réduire les consommations d’énergie pour le chauffage. Cet effet positif doit être nuancé par l’étude de leur impact environnemental (production, entretien, fin de vie…).
Les châssis en bois provenant de forêts d’Europe et/ou de forêts gérées de manière durable (bois labellisés FSC ou PEFC), ont un impact environnemental moindre que les châssis en PVC, en aluminium, et en bois exotiques non certifiés. Seule une faible fraction des matériaux qui composent les fenêtres fait aujourd’hui l’objet d’un véritable recyclage.
Remplacer des châssis encore en bon état a donc peu de sens d’un point de vue environnemental.
Conserver les châssis existants
Les châssis anciens régulièrement entretenus sont souvent encore en bon état de conservation après plus de cent ans et différentes solutions techniques permettent de renforcer leurs performances thermiques et acoustiques.
Il est intéressant d’envisager de rénover les châssis existants avant d’opter pour un éventuel remplacement. Ce choix se justifie particulièrement lorsque les fenêtres présentent un intérêt patrimonial.
Châssis anciens équipés
de double vitrage dans une maison de 1903 à Ixelles.
Comment gérer la vapeur d’eau au sein du complexe ?
Les composants de la toiture doivent présenter une perméabilité à la vapeur d’eau qui va croissant de l’intérieur vers l’extérieur. Une faible quantité d’humidité qui aurait pu franchir le pare-vapeur en période hivernale sévère peut alors s’évacuer vers l’extérieur sans provoquer de condensation interne.
La sous-toiture doit être plus perméable à la vapeur d’eau que le pare-vapeur. Au minimum 6 fois plus perméable, idéalement 15 fois.
Compositions multicouches
En cas d’usage de plusieurs couches d’isolants différents, l’isolant le plus perméable à la vapeur doit se trouver du côté extérieur.
1
2
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4
Sous-toiture
Isolant le plus perméable à la vapeur (ex. matelas de laine en bois)
Isolant le moins perméable à la vapeur (ex. panneaux de polyuréthane)
Pare-vapeur
Toutefois, si l’isolant le moins perméable se trouve du côté extérieur, il faut veiller à ce que sa valeur R soit 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant intérieur.
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4
Sous-toiture
Isolant le moins perméable à la vapeur (ex. panneaux de polyuréthane) avec valeur R2 ≥ 1,5 fois la valeur de R1
Isolant le plus perméable à la vapeur (ex. laine de bois) avec valeur R1
Pare-vapeur
Si on veut renforcer une isolation existante, on peut ajouter une couche d’isolation limitée en dessous du pare-vapeur : la résistance thermique R de l’isolation au-dessus du pare-vapeur doit être au minimum 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant situé en dessous. Cette méthode est déconseillée pour des locaux humides.
La finition est fixée sur des lattes qui ménagent un vide technique permettant d’intégrer les canalisations et les câbles. Lors de sa pose, Il faut être très attentif à ne pas endommager le pare-vapeur.
Perméabilité à la vapeur
En cas d’utilisation d’un , la finition intérieure doit être perméable à la vapeur. Les peintures étanches ou les papiers à base de vinyle sont donc à éviter.
Pour une amélioration acoustique, en complément de l’utilisation d’une couche d’isolant souple ou semi-rigide, la finition doit être :
lourde (au moins deux plaques superposées de plâtre, fibro-plâtre et/ou OSB) ;
désolidarisée de la structure de la toiture, c’est-à-dire :
mise en place au moyen de rails souples et/ou de cavaliers antivibratiles ;
sans contact rigide avec les autres parois. On intercale une bande souple de désolidarisation en périphérie des plaques de finition.
Comment choisir et poser un pare-vapeur lors de l’isolation d’une toiture inclinée ?
Le pare-vapeur se présente sous la forme d’une membrane, d’un enduit ou d’un panneau d’OSB. Il est toujours placé contre l’isolant, du côté chaud de la toiture, donc du côté intérieur, sans lame d’air. Le pare-vapeur garantit l’efficacité thermique de l’isolant et limite les risques de condensation :
il limite la migration de vapeur d’eau à travers les couches qui composent la toiture ;
il assure son étanchéité à l’air.
Il se caractérise par sa perméabilité à la vapeur d’eau via la valeur μd ou Sd. Cette valeur s’étend à 2 m pour un pare-vapeur très perméable à la vapeur d’eau et à plus de 200 m pour un pare-vapeur peu perméable. Lorsque la valeur μd est faible, on parle généralement de freine-vapeur.
Certains pare-vapeur ont un μd qui peut varier en fonction du taux d’humidité ambiant et de la température, allant de 0,25 m à plus de 10 m. On parle alors de freine-vapeur hygrovariable.
Actuellement, il n’y a pas de consensus sur le niveau de perméabilité (peu ou très perméable à la vapeur) du pare-vapeur à mettre en oeuvre. Ce n’est que pour les pièces très humides et/ou ne bénéficiant pas d’une ventilation suffisante que les spécialistes s’accordent sur l’utilisation d’un pare-vapeur peu perméable à la vapeur d’eau.
Quel que soit le pare-vapeur choisi, il est essentiel que la mise en œuvre soit soignée pour assurer une étanchéité à l’air parfaite. Cette dernière peut être contrôlée par un test « » localisé aux combles.
Le pare-vapeur doit être posé de manière continue :
en rendant étanches les raccords entre les feuilles à l’aide de bandes adhésives ou de colle ;
en couvrant bien toute la surface de la toiture y compris les parties verticales et horizontales (toitures plates, chiens assis…) ;
en soignant les raccords de la membrane avec la charpente, les châssis et la maçonnerie. Les percements de toiture et les trous d’agrafe doivent être étanchéifiés ;
en ne le perforant pas accidentellement lors de sa manipulation et de sa pose.
Quel isolant thermique choisir pour isoler une toiture inclinée ?
L’isolant se place directement sous la sous-toiture, sans lame d’air entre les deux. Les matériaux d’isolation sont innombrables sur le marché. Il existe des isolants d’origine minérale (laine de verre ou de roche), végétale (bois, lin, chanvre, cellulose, coton…), animale (laine de mouton…) ou synthétique (polyuréthane, polystyrène extrudé…).
Comparez leurs performances et leurs prix mais aussi leurs domaines d’application, leurs caractéristiques environnementales et leurs propriétés acoustiques.
Isolants thermiques et performances acoustiques
Les isolants thermiques ne sont pas forcément des absorbants acoustiques. Seuls les isolants souples (ou semi-rigides) avec une structure à cellules ouvertes, laineuse ou mousseuse (laines végétales, animales et minérales) peuvent être utilisés dans un complexe d’isolation acoustique. Les matériaux rigides à cellules fermées (polystyrène, polyuréthane…) et la mousse en bombe non-élastique n’améliorent pas la performance acoustique d’une paroi et peuvent même la dégrader.
Les coefficients de conductivité thermique λ (« lambda») et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant ;
R (exprimé en m²K/W) nous informe sur la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
R = e/λ
La résistance thermique R d’un isolant est égale à son épaisseur e (exprimée en mètres) divisée par sa conductivité thermique λ.
Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale : R ≥ 4 m²K/W
Type d’isolant
λ (W/mK)
e min. (cm)
µ sec
Laines minérales, végétales et animales
0,030 à 0,045
13 à 18
1 à 2
Polystyrène expansé ou frigolite (EPS)
0,031 à 0,045
13 à 18
60
Polystyrène extrudé (XPS)
0,028 à 0,038
12 à 16
300
Polyuréthane (PUR / PIR)
0,023 à 0,029
10 à 12
30
Mousse phénolique
0,022 à 0,038
9 à 16
3
S’il faut isoler la toiture pour des questions de confort en hiver, il faut également penser à limiter les surchauffes en été.
Le risque de surchauffe des pièces sous toiture diminue fortement si :
il existe une protection solaire extérieure aux fenêtres de toit et aux lucarnes ;
l’espace bénéficie d’une ventilation intensive nocturne ;
l’espace comprend des matériaux lourds avec une inertie² élevée (par exemple des murs en béton ou en briques pleines) ;
les gains d’énergie internes sont limités (transformateurs, dimmers, halogènes, etc.) ;
la résistance thermique R de l’isolant est importante ;
l’isolant possède une élevée (la laine de bois répond bien à ce critère).
La sous-toiture assure l’étanchéité au vent, aux poussières et aux eaux d’infiltration. Elle recueille la pluie et la neige qui, sous la pression du vent, sont chassées sous les tuiles, et les laisse s’écouler librement jusqu’à la corniche. La sous-toiture protège l’isolant et empêche les courants d’air qui provoqueraient d’importantes pertes de chaleur.
Mais si la sous-toiture doit être imperméable à l’eau et à l’air, elle doit être perméable à la vapeur d’eau qui vient de l’intérieur, afin de limiter les risques de condensation dans l’isolant.
Perméabilité à la vapeur d’eau : µ, d et Sd
µ (« mu ») caractérise la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau.
La quantité de vapeur d’eau diffusant au travers d’un matériau déterminé ne dépend pas uniquement de la valeur µ du matériau mais aussi de son épaisseur d (exprimée en mètres).
L’épaisseur équivalente de diffusion μd ou Sd (exprimée en mètres) indique la résistance à la diffusion de vapeur d’eau qu’offre un matériau d’une certaine épaisseur.
µd = µ x d
Plus µd ou Sd est petit, plus le matériau est perméable à la vapeur d’eau.
La valeur µd de la finition extérieure doit être inférieure à 0,5 mètre. Cette valeur est indiquée sur la fiche technique du matériau. Demandez-la à votre entrepreneur.
La pose d’une sous-toiture nécessite toujours l’enlèvement de la couverture. Il est déconseillé de placer la sous-toiture par l’intérieur car cette technique ne permet pas d’assurer une étanchéité suffisante aux eaux d’infiltration.
La sous-toiture est constituée soit de panneaux rigides, soit d’une membrane souple.
Les sous-toitures rigides
Perméables à la vapeur, elles sont appropriées à toutes les méthodes d’isolation. Elles sont plus chères mais présentent de nombreux avantages :
leur rigidité permet d’éviter leur soulèvement sous l’action du vent et tout contact avec la couverture
leur capacité à réguler l’humidité permet l’absorption momentanée d’une éventuelle eau de condensation qui se formerait sur la face inférieure ;
leur léger pouvoir isolant diminue l’influence des ponts thermiques ;
leur masse leur permet de participer à l’isolation acoustique de la toiture ;
leur mise en place se faisant par des rainures et languettes (languette vers le haut), le collage peut être limité aux raccords particuliers (aux faîtières, traversées de toiture, fenêtres de toit…).
Le pont thermique est une zone de l’enveloppe d’un bâtiment où l’isolation est plus faible et qui offre un passage plus facile à la chaleur. Le pont thermique, ou nœud constructif, constitue un point froid où la vapeur d’eau peut se condenser.
Les plaques en fibres de bois (éventuellement imprégnées de bitume ou de latex) ou en laine de bois-ciment renforcé répondent à ces caractéristiques.
Les membranes souples
Elles nécessitent une pose plus délicate. Pour éviter qu’elles soient déformées par le vent ou lors de la mise en œuvre de l’isolant, elles doivent être parfaitement tendues. Les raccords entre feuilles et avec le bâtiment doivent être rendus étanches à l’aide de bandes adhésives. Actuellement, les membranes disponibles sur le marché sont généralement très ouvertes à la vapeur d’eau.
Les contre-lattes se placent sur la sous-toiture. Elles rehaussent les lattes d’accrochage des tuiles pour éviter que celles-ci ne touchent directement la sous-toiture. Elles permettent ainsi un écoulement libre de l’eau vers le bas et une ventilation correcte de la sous-face des tuiles, ce qui leur assure une plus grande longévité.
Comme les lattes, les contre-lattes sont en bois, de préférence traité contre toute attaque de champignons, moisissures ou larves d’insectes. Si le bois n’a été traité que superficiellement, les extrémités coupées sur site doivent être traitées également.
Quels sont les éléments importants d’une toiture inclinée ?
Les éléments composant la toiture doivent être mis en œuvre correctement et au bon endroit, surtout si la toiture est isolée. Outre les tuiles ou ardoises et leurs lattes d’accrochage, la sous-toiture et ses contre-lattes, l’isolation thermique et le pare-vapeur sont indispensables.
Tous ces composants forment un ensemble ; chacun d’entre eux doit être choisi en fonction de ses propriétés et de celles des autres (résistance thermique, perméabilité à la vapeur d’eau…).
Comment conserver un air intérieur sain dans un logement isolé ?
Eléments indissociables : isolation, étanchéité et ventilation contrôlée
Pour atteindre de bonnes performances en matière de confort thermique et d’économies d’énergie, tout en conservant la qualité de l’air intérieur, l’isolation doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.
La ventilation apporte oxygène et air neuf. Elle évacue le CO2, l’air humide, les polluants et les odeurs, préservant ainsi la qualité de l’air intérieur. Elle est essentielle pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment.
Comment améliorer l’isolation d’une toiture plate déjà isolée ?
Si la toiture existante est une toiture chaude
Si la structure, le pare-vapeur et l’isolant sont en bon état, on peut sans restriction rajouter de l’isolation par-dessus et refaire une nouvelle toiture chaude.
En cas de doute sur la présence d’un pare-vapeur entre le plancher de sol et l’isolant, la valeur R de la nouvelle couche d’isolation ajoutée au-dessus doit être au moins 1,5 fois plus élevée que la valeur R de l’isolant existant.
1
2
3
4
Nouvelle étanchéité à la pluie
Isolant avec valeur R2 ≥ 1,5 fois valeur R1
Étanchéité à la pluie existante
Isolant avec valeur R1
Si la structure est en béton, on peut rajouter l’isolation selon la technique de la toiture inversée. Le rajout d’une toiture inversée sur une toiture chaude est appelé toiture duo ou toiture combinée.
1
2
3
4
Lestage
Isolant avec valeur R2 ≥ 1,5 fois valeur R1
Étanchéité à la pluie existante
Isolant avec valeur R1
Si la toiture existante est une toiture inversée
On rajoute une couche d’isolation sur la couche existante (sans exigences dans le rapport des valeurs R). On remet ensuite le lestage ou, comme sur l’illustration ci-dessous, on place une nouvelle étanchéité pour la convertir en toiture chaude.
1
2
3
4
Nouvelle étanchéité à la pluie
Isolant rajouté
Isolant existant
Étanchéité à la pluie existante
Si la toiture existante est une toiture compacte
On la convertit en toiture mixte en rajoutant une couche d’isolant par-dessus selon la technique de la toiture chaude, en respectant le rapport des valeurs R.
Comment réaliser correctement la finition intérieure lors de l’isolation d’une toiture plate ?
La finition est fixée sur des lattes qui ménagent un vide technique permettant d’intégrer les canalisations et câbles. Lors de sa pose, il faut être très attentif à ne pas endommager le pare-vapeur.
Perméabilité à la vapeur
En cas d’utilisation d’un freine-vapeur, la finition intérieure doit être perméable à la vapeur. Les peintures étanches ou les papiers à base de vinyle sont donc à éviter.
Pour une amélioration acoustique*, il faut une couche d’isolant souple ou semi-rigide en dessous du plancher de toiture et la finition doit être :
Lourde (au moins deux plaques superposées de plâtre, fibro-plâtre et/ou OSB) ;
Désolidarisée de la structure de la toiture, c’est-à-dire :
mise en place au moyen de rails souples et/ou de cavaliers antivibratiles ;
sans contact rigide avec les autres parois. On intercale une bande souple de désolidarisation en périphérie des plaques de finition.
Comment choisir et poser un pare-vapeur lors de l’isolation d’une toiture plate ?
Le pare-vapeur se présente sous la forme d’une membrane, d’un enduit ou d’un panneau d’OSB. Il garantit l’efficacité thermique de l’isolant et limite les risques de condensation :
Il limite la migration de vapeur d’eau à travers les couches qui composent la toiture ;
Il assure son étanchéité à l’air.
Il se caractérise par sa perméabilité à la vapeur d’eau via la valeur μd ou Sd. Cette valeur s’étend à 2 m pour un pare-vapeur très perméable à la vapeur d’eau et à plus de 200 m pour un pare-vapeur peu perméable. Lorsque la valeur μd est faible, on parle généralement de freine-vapeur.
Certains pare-vapeur ont un μd qui peut varier en fonction du taux d’humidité ambiant et de la température, allant de 0,25 m à plus de 10 m. On parle alors de freine-vapeur hygrovariable.
Il n’y a pas de consensus parmi les spécialistes sur le niveau de perméabilité (peu ou très perméable à la vapeur) du pare-vapeur à mettre en œuvre, sauf dans deux cas bien précis :
on utilise toujours un freine-vapeur hygrovariable dans une toiture compacte (ce concept est expliqué plus loin) ;
on privilégie un pare-vapeur peu perméable à la vapeur d’eau au-dessus de pièces très humides et/ou ne bénéficiant pas d’une ventilation suffisante.
Perméabilité à la vapeur d’eau : µ, d et Sd
µ (« mu ») caractérise la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau.
La quantité de vapeur d’eau diffusant au travers d’un matériau déterminé ne dépend pas uniquement de la valeur µ du matériau mais aussi de son épaisseur d (exprimée en mètres).
L’épaisseur équivalente de diffusion μd ou Sd (exprimée en mètres) indique la résistance à la diffusion de vapeur d’eau qu’offre un matériau d’une certaine épaisseur.
µd = µ x d
Plus µd ou Sd est petit, plus le matériau est perméable à la vapeur d’eau.
La valeur µd de la finition extérieure doit être inférieure à 0,5 mètre. Cette valeur est indiquée sur la fiche technique du matériau. Demandez-la à votre entrepreneur.
Mise en œuvre
Quel que soit le pare-vapeur utilisé, il est essentiel que la mise en œuvre soit soignée pour assurer une étanchéité à l’air parfaite.
Quand l’isolant est posé au-dessus du plancher de toiture, le pare-vapeur est placé sur le plancher avant la pose de l’isolant. Il est relevé suffisamment haut en périphérie pour éviter le contact de l’isolant avec le mur. En rénovation, les membranes souples d’étanchéité à la pluie existantes peuvent souvent être conservées et servir de pare-vapeur.
Quand l’isolant est posé par-dessous (toiture compacte), le pare-vapeur est placé contre l’isolant, du côté chaud de la toiture, sans lame d’air. Ce type de toiture apporte d’importants risques de condensation. Pour les limiter, il est impératif que la pose du pare-vapeur soit parfaite. La qualité de l’étanchéité à l’air peut être contrôlée par un test « » localisé.
Le pare-vapeur doit être posé de manière continue :
en couvrant bien toute la surface de la toiture ;
en soignant les raccords de la membrane avec la charpente, les coupoles et la maçonnerie. Les percements de toiture et les trous d’agrafe doivent être étanchéifiés ;
en ne le perforant pas accidentellement lors de sa manipulation et de sa pose.
Un défaut d’étanchéité à l’air n’entraîne pas que des risques de condensation, il fait aussi chuter fortement la performance d’isolation de la toiture.
Exemple
Résistance thermique de la paroi illustrée qui contient 14 cm de laine :
R avec la fente = 0,8 m2K/W soit l’équivalent de 3 cm d’isolant !
À cause de la fente, la paroi isole presque 5 fois moins bien !
Quel isolant thermique choisir pour isoler une toiture plate ?
L’isolant est posé de façon continue, sans lame d’air. Quand il est posé au-dessus du plancher de toiture, il doit résister à la compression (ex : liège, verre cellulaire, fibre de bois haute densité, certains polyuréthanes, polystyrène extrudé…). Quand il est posé par-dessous, on utilise un isolant souple (ex : laines de verre, de roche, de bois, de lin, de chanvre, de mouton, mousse de cellulose…).
Comparez leurs performances et leurs prix, mais aussi leurs domaines d’application, leurs caractéristiques environnementales et leurs propriétés acoustiques.
Isolants thermiques et performances acoustiques
Les isolants thermiques ne sont pas forcément des absorbants acoustiques. Seuls les isolants souples (ou semi-rigides) avec une structure à cellules ouvertes, laineuse ou mousseuse, peuvent être utilisés dans un complexe d’isolation acoustique. Les matériaux rigides à cellules fermées n’améliorent pas la performance acoustique d’une paroi et peuvent même la dégrader.
Penser à l’isolation acoustique
Lors de travaux de rénovation, les propriétaires ont tendance à négliger le traitement acoustique, qu’ils perçoivent comme un luxe secondaire. Pourtant, les bruits quotidiens d’un logement à l’autre génèrent parfois des nuisances insupportables… Pensez-y dès le début de votre projet !
Consultez notre page sur « L’isolation acoustique » pour plus d’informations et demandez conseil à notre service accompagnement !
Les coefficients de conductivité thermique λ (« lambda ») et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant.
R (exprimé en m²K/W) nous informe sur la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
R = e/λ
La résistance thermiqueR d’un isolant est égale à son épaisseur e (exprimée en mètres) divisée par sa conductivité thermique λ.
Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale : R ≥ 4 m²K/W
Type d’isolant
λ (W/mK)
e min. (cm)
Verre cellulaire
0,038 à 0,050
16 à 20
Laines minérales, végétales et animales
0,030 à 0,045
13 à 18
Liège
0,032 à 0,045
13 à 18
Polystyrène expansé ou frigolite (EPS)
0,031 à 0,045
13 à 18
Polystyrène extrudé (XPS)
0,028 à 0,038
12 à 16
Polyuréthane (PUR / PIR)
0,023 à 0,029
10 à 12
Mousse phénolique
0,022 à 0,038
9 à 16
Comparez les fiches techniques pour sélectionner, dans la catégorie de matériaux que vous avez choisie, celui qui a le λ le plus petit.
Limiter la surchauffe estivale sous la toiture
S’il faut isoler la toiture pour des questions de confort en hiver, il faut également penser à limiter les surchauffes en été.
Le risque de surchauffe des pièces sous toiture diminue fortement si :
la toiture est protégée par un lestage ou des panneaux solaires ou est aménagée en toiture verte ;
la membrane d’étanchéité est de couleur claire ou est recouverte d’une peinture réfléchissante ;
les coupoles sont munies d’une protection solaire ;
la toiture bénéficie d’une élevée (par exemple une dalle en béton) ;
l’espace habité sous la toiture comprend des matériaux lourds avec une inertie élevée (par exemple des murs en béton ou en briques pleines) ;
l’espace bénéficie d’une ventilation intensive nocturne ;
les gains d’énergie interne sont limités (transformateurs, « dimmers », halogènes…) ;
la résistance thermique R de l’isolant est importante ;
l’isolant possède une inertie élevée (les laines et fibres de bois répondent bien à ce critère).
Étanchéité recouverte d’une peinture réfléchissante
Étanchéité protégée par un lestage de teinte claire
Comment garantir l’étanchéité à la pluie d’une toiture plate ?
Dans ce conseil, nous ne considérons que les revêtements souples car les couvertures métalliques demandent une approche différente.
Les étanchéités bitumeuses
Les feuilles de bitume sont posées en plusieurs couches qui doivent adhérer les unes aux autres par collage ou par fixation mécanique.
La couche finale, qui est toujours collée ou soudée, est souvent protégée des UV par des paillettes d’ardoise.
Les joints doivent être soudés ou collés les uns aux autres en adhérence totale avec un recouvrement suffisant (7 à 15 cm en fonction du type de membrane et de pose).
Avantages
Pendant les travaux, le bâtiment est rendu étanche par les premières couches et on peut attendre que tous les corps de métier aient fini leurs travaux pour appliquer la couche finale.
L’étanchéité multicouche permet de limiter les risques de fuite.
Inconvénients
Les erreurs possibles étant nombreuses, l’entreprise doit être expérimentée.
La pose à la flamme assure la meilleure étanchéité mais est source d’émanations toxiques (et plus rarement d’incendies).
Polluant
Collage des couches bitumeuses par soudage à la flamme
Les étanchéités synthétiques
Elles sont posées en une seule couche.
La membrane en EPDM est la plus utilisée. Elle peut être fabriquée aux dimensions de la toiture et posée sans joints. Les jonctions entre les lés sont réalisées en usine par un procédé qui produit une soudure parfaite.
Si la pose est faite sans collage sur le support, on utilise une membrane armée pour éviter les plis et renforcer la résistance au vent.
La plupart des fabricants d’EPDM fournissent des pièces préfabriquées pour le raccord des angles et le passage des conduites. Les consignes du fabricant doivent être respectées.
Mise en œuvre d’une membrane en EPDM
Avantages
Fabrication sur mesure sans joints
Pose rapide
Léger
Recyclable
Bon comportement face au feu
Grande longévité, pas besoin de protection UV
Inconvénients
Pendant les travaux, l’étanchéité doit être protégée pour permettre la circulation des autres corps de métier.
Si la pose est faite sans collage, les fuites sont difficilement repérables.
L’étanchéité liquide
Le revêtement (« coating ») est appliqué en deux couches avec armature sur un support stable (béton ou étanchéité existante). Sa consistance lui permet d’étanchéifier des surfaces complexes comme des coupoles, dômes ou autres ouvrages à fortes pentes.
Les agréments techniques (ATG) des produits d’étanchéité donnent leurs champs d’application. Voici quelques pistes :
Détection des fuites : une pose multicouche en adhérence totale au plancher de toiture facilite la détection des fuites. À privilégier dans les coins difficilement accessibles.
Poids : l’EPDM est très fin et léger. Les techniques avec lestage, par contre, rajoutent un surpoids important, ce qui demande une vérification de la stabilité de la structure.
Aspects environnementaux : l’EPDM présente un impact écologique mineur et peut être recyclé de façon écologique. Les revêtements bitumeux sont polluants et plus difficilement recyclables à cause de leur hétérogénéité.
Récupération des eaux de pluie : tous les revêtements sont utilisables.
Toitures vertes : pour les toitures vertes intensives, avec une grande épaisseur de terre et une végétation haute, tous les revêtements sont utilisables à condition d’interposer une protection anti-racines. Certaines membranes en EPDM disposent d’un agrément technique qui les autorise à servir de support à une toiture verte extensive (c’est-à-dire avec faible épaisseur de substrat et plantation de sédums). Une pose bi-couches est cependant conseillée, en adhérence totale au plancher de toiture. Pour plus d’informations, consultez notre conseil ou notre brochure « Toiture végétalisée – impact et installation ».
Résistance aux UV : l’EPDM résiste bien aux UV et ne se fissure pas en cas de longue exposition au soleil. Un revêtement bitumeux vieillit moins bien mais peut être protégé des UV par un lestage.
Résistance au vent : si votre toit est fort exposé au vent, privilégiez des couches bien adhérentes les unes aux autres et au plancher de toiture. Un lestage est aussi conseillé.
Comportement au feu : l’EPDM est ininflammable. Le bitume peut favoriser la propagation du feu et la formation de fumées qui perturbent l’intervention des pompiers ; l’utilisation d’un lestage minimise cependant ces risques.
Quels sont les éléments importants d’une toiture plate ?
L’étanchéité à la pluie, l’isolation thermique et le pare-vapeur sont indispensables.
Choisir des composants compatibles
Tous ces composants forment un ensemble ; chacun d’entre eux doit être choisi en fonction de ses propriétés et de celles des autres. Ils doivent être mis en œuvre correctement et au bon endroit.
Quels sont les points d’attention avant d’isoler le plancher du grenier ?
Travaux préparatoires
Avant d’entamer les travaux d’isolation, il convient de :
Vérifier l’étanchéité à la pluie de la toiture inclinée. Les causes d’infiltration doivent être éliminées ;
Inspecter la structure existante du plancher tant au niveau de la stabilité qu’au niveau de l’état sanitaire (fissures, insectes, champignons et humidité). L’isolation engendre une charge supplémentaire. Il est recommandé de faire appel à un ingénieur en stabilité afin de déterminer si la structure portante doit être renforcée ou remplacée ;
Réaliser des travaux annexes éventuels tels que la démolition des cheminées inutilisées, l’adaptation de la trémie pour la trappe d’accès au grenier…
Intégrer les canalisations et câbles dans la structure existante en bois. En cas de plancher en béton, ils peuvent être disposés sur le plancher.
Conduit de fumée
Les conduits de fumée doivent faire l’objet d’une attention particulière visant à limiter le risque d’incendie, car ils transportent des gaz de combustion à haute température vers l’extérieur. Un isolant incombustible, comme la laine minérale, doit être placé autour du conduit (euroclasse de réaction au feu A1 ou A2-s1d0).
1
2
Isolant incombustible
Chaudière
Isolation acoustique
Les isolants thermiques ne sont pas forcément des absorbants acoustiques. En effet, pour assurer une isolation acoustique contre les bruits aériens, il est nécessaire que :
l’isolant soit souple, semi-rigide ou en vrac, avec une structure à cellules ouvertes, laineuse ou mousseuse (par exemple : laines végétales, animales et minérales). Les matériaux rigides à cellules fermées (par exemple : polystyrène, polyuréthane…) n’améliorent pas la performance acoustique d’une paroi et peuvent même la dégrader ;
la finition de sol ou de plafond soit lourde et désolidarisée de la structure principale.
Pour plus d’informations, consultez notre conseil « Isolation acoustique d’une maison bruxelloise divisée en appartements ».
Eléments indissociables : isolation, étanchéité à l’air et ventilation contrôlée
Afin d’atteindre de bonnes performances en matière de confort thermique et d’économie d’énergie, tout en conservant la qualité de l’air intérieur, l’isolation doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.
La ventilation apporte oxygène et air neuf. Elle évacue le CO2, l’air humide, les polluants et les odeurs, préservant ainsi la qualité de l’air intérieur. Elle est essentielle pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment.
Comment gérer la vapeur d’eau au sein du complexe ?
De manière générale, l’ordre de pose des matériaux doit tenir compte de leur perméabilité à la vapeur d’eau, ils doivent être placés du plus étanche (côté chaud) au plus ouvert (côté froid – grenier), afin d’éviter des risques de condensation interne.
La finition de sol doit être plus perméable à la vapeur d’eau que le pare- vapeur. Au minimum 6 fois plus perméable, idéalement 15 fois.
Composition multicouche
En cas d’usage de plusieurs couches d’isolants différents, l’isolant le plus perméable à la vapeur doit se trouver du côté du grenier.
Isolant le plus perméable à la vapeur(par exemple : matelas de laine en bois)
Isolant le moins perméable à la vapeur(par exemple : panneaux de polyuréthane)
Pare-vapeur
Panneau de plafond
Toutefois si l’isolant le moins perméable se trouve du côté du grenier, il faut veiller à ce que sa valeur R (résistance thermique) soit 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant côté local chauffé.
Isolant le moins perméable à la vapeur(par exemple : panneaux de polyuréthane) avec une valeur R2 ≥ 1,5 fois la valeur R1
Isolant le plus perméable à la vapeur (par exemple : laine de bois) avec une valeur R1
Pare-vapeur
Enduit sur lattis
Afin de renforcer une isolation existante, il est possible d’ajouter une couche d’isolation limitée en dessous du pare-vapeur : la résistance thermique R de l’isolation au-dessus du pare-vapeur doit être au minimum 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant situé en-dessous. Cette méthode est déconseillée pour des locaux humides.
Quels sont les éléments à mettre en œuvre pour isoler le plancher du grenier ?
L’isolation d’un plancher de grenier nécessite la mise en place de trois éléments : le , l’isolation thermique et la finition.
Tous ces composants forment un ensemble : chacun d’entre eux doit être choisi en fonction de ses propriétés et de celles des autres (résistance thermique, perméabilité à la vapeur d’eau…).
Le pare-vapeur
Le pare-vapeur se présente sous la forme d’une membrane ou d’un panneau d’OSB (Oriented Strand Board). Il est toujours placé contre l’isolant, du côté chaud, sans lame d’air.
Le pare-vapeur :
Assure l’étanchéité à l’air c’est-à-dire qu’il empêche la circulation de l’air de l’intérieur vers l’extérieur de la paroi. De ce fait, il limite les pertes de chaleur associées à ces flux d’air incontrolés ;
Limite la migration de vapeur d’eau à travers les couches qui composent le plancher et donc le risque de condensation interne. Cette dernière aurait pour effet de créer dans la paroi des zones mouillées en permanence, ce qui entrainerait une diminution des performances thermiques de l’isolant et dans certains cas,une dégradation de la paroi (par exemple : moisissures).
Perméabilité à la vapeur : µ, d et Sd
µ(« mu ») caractérise la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau.
La quantité de vapeur d’eau diffusée au travers d’un matériau déterminé ne dépend pas uniquement de la valeur µ du matériau mais aussi de son épaisseur d (exprimée en mètres).
L’épaisseur équivalente de diffusion μdou Sd(exprimée en mètres) indique la résistance à la diffusion de vapeur d’eau qu’offre un matériau d’une certaine épaisseur.
µd = µ x d
Plus µdou Sdest petit, plus le matériau est perméable à la vapeur d’eau.
La valeur µd de la finition extérieure doit être inférieure à 0,5 mètre. Cette valeur est indiquée sur la fiche technique du matériau. Demandez-la à votre entrepreneur.
Le pare-vapeur se caractérise par sa perméabilité à la vapeur d’eau via la valeur μd ou Sd. Cette valeur s’étend à 2 m pour un pare-vapeur très perméable à la vapeur d’eau et à plus de 200 m pour un pare-vapeur peu perméable. Lorsque la valeur μdest faible, on parle généralement de freine-vapeur.
Certains pare-vapeurs ont un μd qui peut varier en fonction du taux d’humidité ambiant et de la température, allant de 0,25 m à plus de 10 m. On parle alors de .
Actuellement, il n’y a pas de consensus sur le niveau de perméabilité (peu ou très perméable à la vapeur) du pare-vapeur à mettre en œuvre. Ce n’est que pour les pièces très humides et/ou ne bénéficiant pas d’une ventilation suffisante que les spécialistes s’accordent sur l’utilisation d’un pare-vapeur peu perméable à la vapeur d’eau.
Mise en œuvre du pare-vapeur
Quel que soit le pare-vapeur choisi, il est essentiel que la mise en œuvre soit soignée pour assurer une parfaite étanchéité à l’air.
Le pare-vapeur doit être posé de manière continue, sans percement, ni poche d’air. Des raccords étanches doivent être assurés entre les feuilles de pare-vapeur, ainsi qu’entre le pare-vapeur et les autres éléments de construction.
Pour la technique « Isoler sur le plancher bois ou béton », le pare-vapeur est placé sur le plancher avant la pose de l’isolant. Il est replié et appliqué hermétiquement au droit des murs périphériques sur la hauteur du complexe isolant. Le pare-vapeur est indispensable, excepté lorsque le plancher est lui-même parfaitement étanche à l’air et à la vapeur (par exemple : dalle en béton et non percée).
Pour la technique « Isoler dans l’épaisseur de la structure bois en intervenant par le dessous », le pare-vapeur est placé contre l’isolant, du côté chaud. Il est replié et appliqué hermétiquement sur le haut des murs.
Pour la technique « Isoler dans l’épaisseur de la structure bois en intervenant par le dessus », le pare-vapeur est placé dans la structure existante en bois avant la pose de l’isolant. Il est replié et appliqué hermétiquement au droit des murs périphériques sur toute la hauteur du complexe isolant.
Les isolants sont innombrables sur le marché. Divers paramètres peuvent cependant aider à prendre une décision.
Tout d’abord, il s’agit d’opter pour un isolant qui convient à la technique préconisée.
Lorsque l’isolation est placée dans une structure bois (principale ou auxiliaire),les matériaux souples, semi-rigides ou en vrac sont préférés car ils épousent correctement les irrégularités de la structure (sans poche d’air) et donnent dès lors une meilleure performance thermique.
Par contre, lorsque l’isolant est posé sur la structure (bois ou béton), le choix se porte sur un isolant rigide qui résiste à la compression.
Choisir un isolant durable
Pour s’inscrire dans une démarche d’éco-construction, il est nécessaire de ne pas choisir un isolant seulement sur base de ses propriétés thermiques, techniques et économiques. Il y a lieu d’évaluer son impact sur l’environnement, sur la santé des occupants et des entrepreneurs et ce tout au long de sa vie.
Les coefficients de conductivité thermique λ (« lambda ») et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus le λ est petit, plus le matériau est isolant.
R (exprimé en m²K/W) représente la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
R = e/λ
La résistance thermiqueR d’un isolant est égale à son épaisseur e (exprimée en mètres) divisée par sa conductivité thermique λ.
Caractéristiques selon les types d’isolants
Type d’isolant
Vrac
Souple
Rigide
Performance thermique λ (W/mK)
Épaisseur R ≥ 4
μ sec
Cellulose
((v))
((v))
((x))
0,037 à 0,041
15 à 17 cm
1 à 2
Liège
((v))
((x))
((v))
0,032 à 0,045
13 à 18 cm
30
Laine de bois
((v))
((v))
((v))
0,036 à 0,043
15 à 18 cm
4
Laine de verre/roche
((v))
((v))
((v))
0,030 à 0,045
13 à 18 cm
1,2 À 1,5
Polystyrène expansé (EPS)
((v))
((x))
((v))
0,021 à 0,045
13 à 18 cm
60
Polystyrène extrudé (XPS)
((x))
((x))
((v))
0,028 à 0,038
12 à 16 cm
300
Polyuréthane (PUR / PIR)
((x))
((x))
((v))
0,023 à 0,029
10 à 12 cm
30
Mousse phénolique
((x))
((x))
((v))
0,022 à 0,038
9 à 16 cm
35
Isolant souple dans une structure bois
Isolant en vrac dans une structure auxilaire
Mise en œuvre d’un isolant
Afin de limiter les ponts thermiques et d’éviter les courants d’air dans l’isolant, il est conseillé de :
poser l’isolant de manière continue et sans poche d’air
croiser les structures auxiliaires
décaler les joints des différentes couches d’isolant
La finition
Pose d’une finition de sol
La finition de sol permet de protéger l’isolant (des rongeurs, des éventuelles infiltrations d’eau…) et de réaliser une étanchéité à l’air afin de limiter les risques de courants d’air dans le complexe isolant. Ceux-ci provoqueraient d’importantes pertes de chaleur.
Qu’elle soit sous forme de panneaux ou d’une membrane souple, elle doit être perméable à la vapeur d’eau, afin de limiter les risques de condensation dans l’isolant.
Elle est placée de manière continue sur l’isolant rigide ou sur la structure auxilliaire.
Les panneaux de sol (par exemple en fibre de bois) permettent de répartir les charges et de créer une surface praticable (accès toiture, zone de stockage…). Il existe des panneaux d’isolants déjà munis d’une finition de sol.
La membrane étanche à l’air (par exemple une sous-toiture) est placée dans les accès difficiles (bas de versant, grenier inaccessible,…) où la pose de panneaux de sol est complexe à réaliser. Elle doit être posée dans la continuité des panneaux de sol. Les raccords entre ces deux éléments sont rendus étanches à l’air grâce à des bandes adhésives.
Les panneaux de plafond (par exemple des plaques de plâtre) sont fixés sur la structure auxilliaire (latte, Metal Stud…). Cela permet de créer un vide technique pour intégrer les canalisations, câbles… Lors de sa pose, Il faut être attentif à ne pas endommager le pare-vapeur.
Perméabilité à la vapeur
En cas d’utilisation d’un , la finition intérieure doit être perméable à la vapeur. Les peintures étanches ou les papiers à base de vinyle sont donc à éviter.
Quelle technique d’isolation du plancher du grenier choisir ?
Le choix de la technique d’isolation du plancher du grenier se fera en fonction de la situation existante. En effet, certaines techniques sont plus adaptées selon le matériau du plancher.
Cette technique, facile à mettre en oeuvre, consiste à placer l’isolant souple ou rigide sur un sol existant (plancher en bois ou béton) sans intervenir sur les finitions de l’étage inférieur.
La diminution du volume de stockage pourrait constituer un éventuel inconvénient.
Il est déconseillé d’isoler un plancher en béton par le bas (côté chaud). En effet, cette technique présente trop de risques de et de De plus, elle ne permet pas de profiter de l’ du plancher.
Isoler dans l’épaisseur de la structure bois en intervenant par le dessous
Cette technique consiste à placer l’isolant dans la structure du plancher en bois, en y accédant par le dessous depuis l’étage inférieur.
Elle permet de conserver la finition de sol du grenier, ainsi que le volume de stockage initial.
Par contre, il n’est pas possible de conserver la finition de plafond, cela peut être un inconvénient lorsqu’il y a des moulures ou rosaces sur le plafond.
La réduction du entraine automatiquement une diminution des consommations énergétiques.
Isoler le plancher du grenier est moins couteux que d’agir sur la toiture inclinée, notamment du fait que sa surface est plus petite.
Simple à mettre en œuvre, c’est généralement l’option choisie lorsque l’on souhaite effectuer les travaux soi-même. Un autre avantage est de pouvoir la réaliser « à couvert », c’est-à-dire à l’intérieur du bâtiment. Ce qui rend l’intervention indépendante des conditions climatiques.
Isoler le plancher du grenier est déconseillé lorsque des appareils techniques sont situés dans le grenier (chaudière, groupe de ventilation, chauffe-eau…). D’une part, il n’est pas recommandé de percer le plancher isolé par les canalisations ou les conduits, car cela engendrerait des et des risques de . D’autre part, le rendement de ces appareils est meilleur lorsqu’ils se trouvent dans le volume chauffé.
Si vous optez pour l’isolation de la toiture inclinée, consultez notre conseil « Toiture inclinée – Rénovation et isolation ».
Quelles exigences de résistance au feu pour les façades ?
Les éléments structurels de façade tels que les maçonneries portantes doivent présenter une résistance au feu E60 (étanchéité au feu durant 60 minutes).
Afin de limiter une éventuelle migration du feu sur la façade des bâtiments disposant d’un isolant combustible, le SIAMU recommande :
Hauteur intermédiaire: pour les bâtiments de hauteur intermédiaire (hauteur entre 10 et 36 m), des solutions basées sur une interruption régulière de l’isolation combustible (dans le cas des ETICS ou des briquettes collées sur isolant) ou de la coulisse (dans le cas d’un revêtement de façade avec bardage) ;
Bâtiments élevés: pour les bâtiments très élevés (hauteur supérieure à 36 m), le placement de matériaux incombustibles (de classe A2-s3, d1) pour l’ensemble des composants de la façade (y compris l’isolant).
Bâtiments bas: Les bâtiments bas (hauteur inférieure à 10 m) tels que les maisons unifamiliales ne font pas l’objet de recommandations particulières.
Comment conserver un air intérieur sain dans un logement isolé ?
Eléments indissociables : isolation, étanchéité et ventilation contrôlée
Pour atteindre de bonnes performances en matière de confort thermique et d’économie d’énergie, tout en conservant une bonne qualité de l’air intérieur, il ne suffit pas d’isoler l’enveloppe. L’isolation doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.
La ventilation apporte oxygène et air neuf. Elle évacue le CO2, l’air humide, les polluants et les odeurs, préservant ainsi la qualité de l’air intérieur. Elle est essentielle pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment.
Le phénomène de condensation observé sur les parois donnant vers l’extérieur est généralement influencé par un climat intérieur humide. Pour éviter les problèmes de condensation, il est important de ventiler le logement, mais aussi de limiter la production de vapeur d’eau et de chauffer suffisamment les locaux.
Pour plus d’informations, consultez notre brochure « La ventilation d’une habitation en rénovation » :
Quelles sont les techniques d’isolation avec bardage ?
Une coulisse d’air ventilée est aménagée entre l’isolant et le revêtement de façade. Le bardage assure une excellente étanchéité à l’eau et offre un grand nombre de revêtements de façades possibles : bois, tuiles, ardoises, panneaux métalliques…
La mise en œuvre diffère selon la nature de l’isolant, souple ou rigide.
Bardage sur isolant souple ou semi-rigide
L’isolant est maintenu dans une structure en bois fixée mécaniquement sur le mur existant (les structures métalliques sont déconseillées). Pour limiter les ponts thermiques engendrés par cette structure, il est conseillé de la doubler pour poser l’isolant en deux couches, l’une verticale, l’autre horizontale.
Un lattage est fixé sur la structure, par-dessus l’élément qui assure l’étanchéité à la pluie et au vent. Il est posé verticalement afin de permettre l’écoulement des eaux. C’est sur ce lattage que vient s’accrocher le bardage. Lorsque le bardage est orienté verticalement et en cas de pose des tuiles ou d’ardoises, un lattage horizontal supplémentaire est nécessaire.
L’étanchéité à la pluie et au vent est assurée par un matériau posé sur l’isolant du côté extérieur. Il doit être perméable à la vapeur d’eau (µd ≤ 0,5m).
Il peut s’agir de membranes souples ou de panneaux en fibre de bois (imprégnés de bitume ou de latex). La continuité de l’étanchéité est assurée par des bandes adhésives aux jonctions des membranes.
Les panneaux en fibres de bois sont plus chers mais présentent l’avantage d’avoir un léger pouvoir isolant. Ils forment une couche d’isolation ininterrompue sur toute la surface du mur, réduisant l’influence des ponts thermiques formés par la structure.
Le revêtement de façade est fixé sur des lattes (verticales afin de permettre l’écoulement des eaux) elles-mêmes fixées dans le mur par des vis qui traversent l’isolant. De cette manière, la couche d’isolation est continue (hormis les ponts thermiques ponctuels générés par les vis).
Le mode de fixation de l’isolant est similaire à celui des techniques d’isolation avec finitions solidaires de l’isolant. Elle est réalisée selon les instructions du fabricant.
L’étanchéité à la pluie et au vent est souvent assurée par une membrane d’étanchéité fixée à l’isolant au stade de sa fabrication. Sinon, elle est assurée par une membrane souple ou des panneaux en fibre de bois (imprégnés de bitume ou de latex) posés sur l’isolant du côté extérieur.
Quelles sont les techniques d’isolation avec finitions solidaires de l’isolant ?
L’isolant rigide est placé directement sur la face extérieure du mur. Il est collé et / ou fixé mécaniquement. La finition en enduit ou en briquettes est appliquée / collée directement sur l’isolant.
Ces méthodes conviennent particulièrement aux façades complexes très découpées.
Pour assurer l’adhérence de l’isolant au mur existant, celui-ci doit être propre et non absorbant. Dans le cas contraire, un traitement préalable est nécessaire.
Les chevilles en plastique, prévues pour limiter les ponts thermiques, se fixent sur le mur en traversant l’isolant.
Les différents composants (enduits, isolant rigide, éléments de renfort, mode de fixation…) forment un tout et doivent être appliqués en tant que tels. Ils doivent provenir du même fabricant.
L’agrément technique, un gage de conformité
Les fournisseurs d’ETICS doivent disposer d’un agrément technique (ATG) pour les matériaux et leur mise en œuvre. Demandez-le à votre entrepreneur.
L’enduit est posé directement sur l’isolant. Le système se compose d’un enduit de base muni d’un treillis de renforcement et d’un enduit de finition. Des cornières de renfort sont placées aux angles (en PVC, en aluminium…). Une parfaite mise en œuvre est nécessaire pour éviter les infiltrations d’eau.
L’enduit, perméable à la vapeur d’eau, assure le rôle de l’étanchéité à l’eau et au vent.
Différentes couleurs ou textures peuvent être obtenues selon l’épaisseur et le type d’enduit. Cependant, les couleurs foncées sont peu utilisées parce qu’elles résistent mal à l’ensoleillement. Les textures très lisses sont par ailleurs difficilement réalisables.
L’enduit nécessite un entretien (nettoyage et/ou peinture) tous les 10 à 15 ans pour des raisons esthétiques (encrassement).
Les briquettes sont collées sur les panneaux d’isolant puis sont jointoyées. Il existe des systèmes de briquettes sur isolation extérieure préfabriqués (en général sur du polyuréthane).
Comment éviter la condensation interne en gérant la vapeur d’eau ?
Les composants du mur doivent présenter une perméabilité à la vapeur d’eau qui va croissant de l’intérieur vers l’extérieur. Une faible quantité d’humidité qui aurait pu franchir la couche étanche à l’air en période hivernale sévère peut alors s’évacuer vers l’extérieur sans provoquer de condensation interne.
En rénovation, si un isolant est déjà présent dans la coulisse ou sur la face intérieur du mur, et que l’on souhaite ajouter une isolation extérieure, elle doit être plus perméable à la vapeur d’eau que l’isolant déjà présent.
Si l’isolant placé à l’extérieur est moins perméable, il faut veiller à ce que sa résistance thermique (valeur R) soit 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant existant.
Isolation extérieure combinée à une isolation intérieure
Pourquoi l’enduit intérieur est-il essentiel avant d’isoler ?
L’enduit intérieur du mur assure l’. Pour cela, il doit être posé de manière continue y compris sur les retours des fenêtres, en soignant les raccords.
Si l’on souhaite conserver les briques apparentes à l’intérieur, l’étanchéité à l’air (membrane ou enduit) doit être placée du coté extérieur chaud, entre le mur et l’isolant.
Avant son isolation, il faut vérifier la stabilité du mur et son état sanitaire.
Lorsque le mur a subi des infiltrations, il est indispensable d’éliminer la source d’humidité et de laisser sécher le mur avant de l’isoler.
L’ se maîtrise généralement via une barrière anticapillaire par injection de dans les murs. Si le mur présente une coulisse, elle doit être obturée en parties hautes et basses pour y empêcher la circulation de l’air.
La finition extérieure détermine l’aspect esthétique de la façade. Elle a plusieurs rôles qui peuvent être remplis par une seule couche ou par la combinaison de plusieurs composants, selon la technique d’isolation choisie.
Elle assure l’étanchéité à l’eau, au vent et aux poussières : elle permet d’éviter les dégâts liés aux infiltrations d’eau et d’empêcher les pertes de chaleur par convection en éliminant les courants d’air dans l’isolant.
Si elle doit être imperméable à l’eau, la finition extérieure doit également être perméable à la vapeur d’eau qui vient de l’intérieur.
µ (« mu ») caractérise la perméabilité à la vapeur d’eau d’un matériau.
La quantité de vapeur d’eau diffusant au travers d’un matériau déterminé ne dépend pas uniquement de la valeur µ du matériau mais aussi de son épaisseur d (exprimée en mètres).
L’épaisseur équivalente de diffusion μd ou Sd (exprimée en mètres) indique la résistance à la diffusion de vapeur d’eau qu’offre un matériau d’une certaine épaisseur.
µd = µ x d
Plus µd ou Sd est petit, plus le matériau est perméable à la vapeur d’eau.
La valeur µd de la finition extérieure doit être inférieure à 0,5 mètre. Cette valeur est indiquée sur la fiche technique du matériau. Demandez-la à votre entrepreneur.
Quels éléments composent une façade isolée et quelles sont les principales techniques de mise en œuvre ?
Les façades étudiées dans cette brochure se composent d’un enduit intérieur, d’un mur plein, d’un isolant et d’une finition extérieure.
En rénovation, il est essentiel de connaître les caractéristiques hygrométriques et mécaniques des nouveaux matériaux mis en œuvre, ainsi que des matériaux existants afin de s’assurer de leur compatibilité et de limiter le risque de condensation dans le complexe d’isolation.
Différentes méthodes de mise en oeuvre sont possibles selon la complexité de la façade, les performances thermiques à atteindre et la finition extérieure souhaitée : enduit, briquettes ou bardage (en bois, tuile, ardoise, panneaux métalliques…).
Quatre techniques d’isolation par l’extérieur de la façade sont développées sur cette page.
Finitions solidaires de l’isolant rigide
Enduit sur isolant (méthode ETICS)
1
2
3
4
Finition extérieure
Isolant
Mur existant
Enduit intérieur
Finition en briquettes
1
2
3
4
Finition extérieure
Isolant
Mur existant
Enduit intérieur
Bardage
Sur isolant souple ou semi-rigide
1
2
3
4
Finition extérieure
Isolant
Mur existant
Enduit intérieur
Sur isolant rigide
1
2
3
4
Finition extérieure
Isolant
Mur existant
Enduit intérieur
Les travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié
Comment poser correctement les châssis de fenêtres ?
Précision de la pose
Les châssis doivent être posés d’aplomb et de niveau afin de garantir le bon fonctionnement des ouvrants et l’étanchéité à l’eau et à l’air.
Les châssis doivent être posés en surplomb du seuil.
Ils doivent être fixés mécaniquement au gros œuvre (attention : la mousse polyuréthane ne constitue pas un mode de fixation du châssis).
La pose d’un châssis exige une grande précision de la part du placeur.
Etanchéité à l’eau et au vent
L’étanchéité à l’eau et au vent entre le châssis et le parement de façade est obtenue par le placement d’un joint souple du côté extérieur.
Etanchéité à l’air
La pose des menuiseries doit garantir le maintien de leurs performances acoustiques et thermiques.
La réalisation d’une parfaite étanchéité à l’air du raccord châssis/gros œuvre est un élément déterminant pour y parvenir.
Un simple joint souple perd de son efficacité au fil du temps. Il est donc préférable d’opter pour une solution plus durable telle que le placement d’une membrane d’étanchéité à l’air spécialement conçue à cet effet. Elle est appliquée sur la tranche du châssis avant sa pose, puis fixée au gros-oeuvre ou bien noyée dans l’enduit.
Pour des performances acoustiques élevées, on prévoit du côté intérieur une épaisseur de plâtre de 25 mm sur le pourtour de la baie (même lorsqu’un encadrement en bois est prévu) en veillant à laisser un joint souple contre le châssis.
Bourrage des vides résiduels
Les vides résiduels entre le châssis et la maçonnerie doivent être isolés.
Pour des performances acoustiques élevées, on utilise un matériau absorbant souple (laine minérale par exemple).
Isolation des embrasures et de la tablette
L’isolation des embrasures et de la tablette permet d’éviter des ponts thermiques et un risque de condensation sur le pourtour des châssis. Quelques centimètres d’isolation suffisent mais peuvent nécessiter un élargissement des battées.
Plusieurs opérations sont indispensables pour assurer une pose correcte des châssis et elles requièrent idéalement l’intervention de plusieurs corps de métier. Dans la pratique, puisque l’ensemble est souvent réalisé par un même intervenant, il est essentiel de s’assurer qu’il dispose des compétences nécessaires.
Comment choisir le vitrage lors du remplacement des fenêtres ?
La gamme des vitrages disponible sur le marché permet de répondre à des exigences variées en matière de performances thermique, acoustique, de sécurité, d’aspect… Le choix des vitrages doit être effectué en cohérence avec les performances des profilés de châssis.
Transmission thermique (Ug)
La valeur isolante d’un vitrage est caractérisée par son coefficient de transmission thermique Ug.
Plus il est bas, mieux le vitrage isole thermiquement.
Les vitrages « super-isolants » ou à « hauts rendements » ont des valeurs Ug allant de 1,1 W/m².K (double vitrage) à 0,6 W/m².K (triple vitrage).
En comparaison, la valeur Ugd’un ancien double vitrage est de 2,9 W/m².K et celle d’un simple vitrage de 5,8 W/m².K.
Plusieurs facteurs influencent cette valeur Ug :
L’épaisseur de la lame d’air ou de gaz contenue entre les verres ;
La nature et la concentration du gaz (argon ou parfois krypton, plus performant) ;
La présence d’une couche à basse émissivité composée d’oxydes métalliques appliqués sur le vitrage qui limite les pertes de chaleur par rayonnement.
Le matériau de l’espaceur assurant l’écart entre les verres influence le niveau d’isolation de la fenêtre. Les espaceurs métalliques standards déforcent l’isolation du vitrage en induisant des pertes de chaleur à la périphérie du vitrage, alors que les espaceurs isolants en matière synthétique, appelés aussi « warm-edge », limitent ce phénomène.
1
2
3
4
5
Extérieur
Espaceur
Gaz isolant (argon)
Couche à basse émissivité
Intérieur
Transmission solaire (g)
Le facteur solaire g du vitrage exprime le pourcentage de chaleur solaire transmis par le vitrage vers l’ambiance intérieure.
Le choix d’un vitrage avec un facteur solaire élevé permet de maximiser les apports solaires en hiver et durant la mi-saison.. Par contre, lorsque de grandes surfaces vitrées sont orientées vers le sud et l’ouest, un vitrage dit « à contrôle solaire », présentant un facteur solaire bas, limite les surchauffes estivales.
La solution optimale est cependant de maintenir un maximum d’apports solaires en hiver et de lutter contre la surchauffe en été grâce à des protections extérieures : végétation, débords de toiture, stores extérieurs…
Le facteur de transmission lumineuse (TL) traduit la capacité d’un vitrage à transmettre la lumière naturelle. Plus il est élevé, moins le vitrage engendre de perte de luminosité.
A titre d’exemple, un simple vitrage de 4 mm d’épaisseur transmet 90 % de la lumière solaire contre 81 % dans le cas d’un double vitrage clair.
Transmission thermique, solaire et lumineuse, trois valeurs liées entre elles
Les valeurs communiquées dans le tableau ci-dessous montrent que le renforcement de l’isolation thermique d’un vitrage va de pair avec une diminution de son transfert solaire et lumineux. Cette diminution est particulièrement marquée lorsque l’on passe d’un vitrage avec une valeur Ug de 1,1 W/m2.K à un vitrage avec une valeur Ug de 1,0 W/m2.K : perte de 12 % du transfert solaire et de 10 % du transfert lumineux, alors que le gain au niveau de l’isolation thermique est minime.
Dans les logements antérieurs aux années 60 qui possèdent généralement des surfaces vitrées assez limitées, l’usage de ce vitrage Ug de 1,0 W/m2.K peut réduire de manière excessive les apports solaires et lumineux.
Comme les valeurs « TL » et « g » annoncées varient d’un fabricant à l’autre pour des vitrages ayant un même coefficient de transmission thermique (Ug), il est intéressant de comparer les produits et retenir ceux qui proposent le meilleur compromis entre ces trois valeurs.
Transmission thermique, lumineuse et solaire pour différents types de vitrages
# indique la position de la couche à basse émissivité
Type de vitrage
Composition
Transmission thermique (Ug) (W/m².K)
Transmission lumineuse TL (%)
Facteur solaire g (%)
Simple vitrage clair
4 mm
5,8
90
87
Double vitrage clair
4/12(air)/4
2,9
81
77
Double vitrage avec couche à basse émissivité 3 %
4/15(argon)/#4
1,1
80
62
Double vitrage avec couche à basse émissivité 1 %
4/15(argon)/#4
1,0
70
50
Triple vitrage HR
4#/12(argon)/ 4/12(argon)/#4
0,7
70
50
Source : Fédération de l’industrie du verre, Un regard éclairé sur les vitrages belges – juillet 2019, p.7
Performances acoustiques
Dans les basses et moyennes fréquences qui correspondent au trafic urbain, le double vitrage et le triple vitrage standard sont moins performants que le simple vitrage. Pour obtenir une bonne performance acoustique, l’usage de verres d’épaisseurs différentes et de verre feuilleté acoustique (il a une autre composition que le verre feuilleté de sécurité) est nécessaire. Le choix d’un vitrage acoustique doit être complété par un châssis performant acoustiquement.
Performances acoustiques des vitrages
Type de vitrage
Indice d’atténuation des vitrages exprimé en décibels (dB) Rw (C ; Ctr)
Performances moyennes et hautes fréquences (Rw+C)
Performances basses et moyennes fréquences (Rw+ctr)
Simple vitrage 4 mm
32 (-1,-2)
31
30
Double vitrage 4-15-4
30 (-1,-3)
29
27
Triple vitrage 4-16-4-16-4
32 (-2,-5)
30
27
Double vitrage asymétrique 6-15-4
34 (-1,-4)
33
30
Double vitrage feuilleté avec PVB amélioré 6-15-44.2A
41 (-2,-6)
39
35
Source : M. Van Damme, ing, Quels critères acoustiques pour les vitrages ?, CSTC-Contact 2011/3, pp.10-11
Aspect et teinte
Les vitrages isolants sont fabriqués à partir de verres float (depuis les années 60, les vitrages sont obtenus par coulée de la pâte de verre sur un bain d’étain en fusion), ce qui leur donne un aspect plus lisse et uniforme que celui des simples vitrages anciens soufflés ou étirés. Ils sont également plus réfléchissants.
Les couches à basse émissivité modifient aussi légèrement le rendu des couleurs et la transparence du verre. Afin d’éviter des mélanges disharmonieux, on évite de placer des vitrages différents sur une même façade.
Dans le contexte de bâtiments à valeur patrimoniale, il est possible de poser des vitrages isolants équipés d’un verre soufflé ou étiré à l’ancienne.
Sécurité
Sécurité des personnes
Le vitrage de sécurité est utilisé afin de prévenir les risques de bris de verre ou de défenestration.
L’usage du verre de sécurité est défini par la norme NBN S23-002. Une norme n’a pas un caractère contraignant. Elle peut cependant être rendue obligatoire par un contrat ou un cahier des charges.
On place un vitrage de sécurité lorsque l’allège mesure moins de 90 cm et que la hauteur de chute dépasse 1,5 m (et qu’il n’y a pas de garde-corps).
On utilise généralement du verre feuilleté muni de films plastiques PVB (butyral de polyvinyle) qui permettent aux morceaux de rester en place en cas de bris. Dans un double ou triple vitrage, le verre de sécurité est placé du côté du choc (donc habituellement du côté intérieur dans une habitation).
1
2
3
4
Extérieur
Intérieur
Hauteur de chute ≥ 1,5 m
Hauteur d’allège < 0,9 m
Sécurité anti-effraction
Pour des fenêtres aisément accessibles, la pose d’un verre feuilleté retardateur d’effraction placé du côté intérieur peut offrir une bonne protection, pour autant que ce vitrage soit posé dans un châssis résistant lui aussi à l’effraction. Il existe différentes classes de vitrages anti-effraction. Le choix dépendra du niveau de protection recherché.
Comment choisir le châssis lors du remplacement de fenêtres ?
Matériaux
Le marché propose trois matériaux principaux pour les châssis : bois, PVC ou aluminium. D’autres matériaux sont également disponibles – acier, bois-alu, alu-PVC, polyuréthane – mais leur usage est moins courant.
Le choix du matériau dépend de différents critères : esthétique, règles d’urbanisme, exigences techniques, budget, impact environnemental…
Utiliser un matériau identique à celui d’origine est souvent la solution la plus respectueuse de l’esthétique de la façade. Les profilés d’aujourd’hui sont standardisés et ont un aspect très différent de ceux des châssis anciens. Les profilés en bois permettent davantage de varier les formes que ceux en PVC et en aluminium. Ils peuvent être modifiés, notamment par l’adjonction de moulures, afin de reproduire fidèlement l’aspect extérieur des châssis d’origine.
Dans le cas particulier des châssis en acier, la solution la plus adéquate consiste à les remplacer par des châssis en acier à coupure thermique. Pour des raisons de budget, un remplacement par des châssis en aluminium avec profilés minces peut être envisagé dans certains cas.
Cintrage : le cintrage de la traverse supérieure est respecté.
Double cadre : un double cadre est présent dans l’imposte fixe pour s’aligner sur les montants des ouvrants.
Traverse d’imposte : la mouluration appliquée sur la traverse d’imposte est proche de celle du châssis d’origine.
Montant central : la mouluration appliquée sur le montant central est proche de celle du châssis d’origine.
Jet d’eau : le jet d’eau présente un profil proche de celui d’origine.
Pièce d’appui : la pièce d’appui présente un profil proche de celui d’origine.
Permis d’urbanisme
Le remplacement de châssis visibles depuis l’espace public est soumis à permis d’urbanisme lorsqu’il entraîne des modifications de formes, cintrage, divisions et couleurs. Ce permis peut être réalisé sans architecte, si les modifications n’impliquent aucun travail structurel (comme une modification de linteau ou un élargissement de baie par exemple).
Il existe aussi des obligations en ce qui concerne le choix des matériaux.
Il est utile de vérifier auprès du service d’urbanisme communal si les châssis existants peuvent servir de modèle ou s’ils ont déjà été remplacés en infraction.
Si le bâtiment est classé ou inscrit sur la liste de sauvegarde, un permis d’urbanisme est toujours requis. L’interlocuteur est alors la Direction du Patrimoine culturel (DPC) de la Région de Bruxelles-Capitale.
Règles de copropriété
Les châssis sont habituellement repris dans l’acte de base comme parties privatives, néanmoins l’esthétique du bâtiment est propriété commune. Afin de garantir une harmonie d’ensemble, l’acte de base impose donc généralement de soumettre leur remplacement à l’accord de la copropriété. L’acte de base peut aussi définir des prescriptions quant aux matériaux, couleurs et formes des châssis.
Étanchéité à l’eau
L’étanchéité à l’eau constitue une exigence de base pour les châssis de fenêtre, en particulier dans une façade exposée aux pluies battantes (sud-ouest). Elle est influencée par la forme des profilés, le fonctionnement des drainages, la qualité des joints, des assemblages et de la quincaillerie. La plupart des châssis satisfont à cette exigence à condition d’être réglés et posés correctement.
Étanchéité à l’air
L’étanchéité à l’air est essentielle pour atteindre des performances thermiques et acoustiques élevées. Les classes d’étanchéité à l’air des châssis s’échelonnent de 1 à 4. La classe 3 est en principe suffisante pour la rénovation en milieu urbain. Dans la pratique, la majorité des châssis neufs répondent à la classe 4. Il est donc préférable d’opter pour cette dernière. Le coefficient de dilatation élevé du PVC joue en défaveur du maintien à long terme de l’étanchéité à l’air.
Transmission thermique
Les profilés pour châssis sont en général moins performants thermiquement que les vitrages isolants. Lorsqu’ils sont combinés à un vitrage avec un Ug de 1,1 W/m².K, les profilés en bois et en PVC permettent d’atteindre la valeur Uw inférieure ou égale à 1,5 W/m².K exigée par la réglementation PEB (d’application dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme). Dans le cas des châssis en aluminium ou en acier, moins performants thermiquement, il est prudent de s’assurer que la valeur Uw de la fenêtre est suffisante.
Performance acoustique
Pour une performance acoustique élevée, les châssis en bois de forte densité (600 kg/m³ minimum) constituent le choix le plus indiqué. Les châssis en PVC et en aluminium peuvent aussi offrir de bonnes performances acoustiques au prix d’une complexité plus grande des profilés (il est conseillé de choisir des profilés en PVC ou en aluminium ayant fait l’objet de tests acoustiques). Etant donné le rôle fondamental de l’étanchéité à l’air pour l’isolation acoustique, les châssis doivent posséder trois frappes et deux joints.
Ouvertures d’amenée d’air pour la ventilation
Lors d’un remplacement de châssis, on privilégie des dispositifs de ventilation discrets à poser au-dessus de la traverse supérieure du châssis. Certains modèles d’ouvertures d’amenée d’air se posent dans le cadre du châssis moyennant une réduction de la taille du vitrage mais leur impact visuel est important et ils affaiblissent davantage les performances thermiques et acoustiques. Il existe aussi des quincailleries qui permettent une ouverture minime de la fenêtre pour l’amenée d’air mais ces dernières ne sont pas conformes à la réglementation PEB. Les amenées d’air pour châssis doivent avoir en position ouverte une performance acoustique équivalente à celle de la fenêtre. Plus la performance acoustique de l’aérateur est élevée, plus il est encombrant.
Aérateur placé au-dessus de la traverse supérieure du châssis.
Budget
A qualité technique comparable, le prix des châssis varie selon le matériau : le PVC est en général l’option la moins chère, viennent ensuite le bois (avec des variations selon l’essence choisie), l’aluminium et enfin l’acier.
Il faut se méfier des châssis à « prix écrasés » qui induisent souvent une baisse de qualité de l’ensemble des composants.
Quelles performances sont attendues des fenêtres ?
Les fenêtres doivent répondre à des exigences contradictoires. Leur fonction première est l’échange avec le monde extérieur (éclairer, aérer les locaux, offrir des vues vers l’espace environnant…), mais elles doivent aussi résister à l’effraction et protéger de la pluie, du froid, de la chaleur et du bruit.
Performance lumineuse
L’éclairement naturel des espaces intérieurs est conditionné par les dimensions, la forme et la position des ouvertures, et par les caractéristiques des châssis et des vitrages :
La surface nette éclairante (SNE) d’une fenêtre est la surface des vitrages. Dans une fenêtre courante à châssis en bois, la surface vitrée occupe environ 70 % de la surface totale et le châssis 30 %. Lors d’un remplacement de châssis, évitez les profilés plus larges que ceux d’origine pour conserver la même surface nette éclairante ;
Le facteur de transmission lumineuse (TL) indique le pourcentage de lumière transmis par le vitrage. En rénovation de logement, il est généralement préférable de choisir un vitrage ayant une valeur TL élevée afin de garantir un maximum de transmission lumineuse.
Performance thermique
La performance thermique d’une fenêtre est déterminée par :
L’étanchéité à l’air qui permet d’éviter les pertes thermiques et l’inconfort lié aux fuites et courants d’air ;
Le coefficient de transmission thermique U exprimé en W/m².K (watt par mètre carré-kelvin) qui qualifie les pertes thermiques à travers les matériaux. Plus U est petit, plus la paroi est performante. La valeur U de la fenêtre (Uw) est le résultat d’un calcul qui prend en compte le coefficient de transmission thermique du châssis (Uf) et celui du vitrage (Ug) ;
Le facteur solaire g du vitrage qui exprime le pourcentage de chaleur solaire transmis par le vitrage vers l’ambiance intérieure.
Réglementation sur la performance énergétique des bâtiments (PEB)
Lorsque le remplacement de châssis est soumis à permis d’urbanisme, la réglementation PEB s’applique : dans ce cas, la valeur Ug du vitrage doit être inférieure ou égale à 1,1 W/m².K et la valeur Uw de la fenêtre doit être inférieure ou égale à 1,5 W/m².K.
Performance acoustique
L’isolation acoustique d’une fenêtre par rapport aux bruits extérieurs dépend de plusieurs facteurs :
L’étanchéité à l’air du châssis et de son raccord à la maçonnerie ;
L’indice d’atténuation acoustique du châssis et du vitrage Rw exprimé en décibel (dB), auquel s’additionnent deux valeurs correctives : C pour les bruits de moyennes et hautes fréquences et Ctr pour les bruits de basses et moyennes fréquences. Il est renseigné sous la forme Rw (C, Ctr). Plus cet indice est élevé, plus l’élément est acoustiquement performant. En milieu urbain où les nuisances du trafic automobile et des avions correspondent surtout aux basses et moyennes fréquences, c’est donc l’indice Rw+Ctr qui est déterminant.
Ventilation
L’ouverture des fenêtres permet une ventilation intensive des locaux lorsque le besoin s’en fait sentir. Parallèlement, une ventilation continue doit être mise en place afin de garantir en permanence un air intérieur de qualité et éviter les problèmes de condensation.
Si la ventilation continue n’est pas assurée par un système indépendant des fenêtres (grilles dans les murs extérieurs, ventilation double-flux…), des ouvertures d’amenée d’air doivent être prévues dans les châssis.
Lorsque le remplacement de châssis est soumis à permis d’urbanisme, la réglementation PEB impose des amenées d’air dans les pièces dites sèches (séjour, chambres…) dans lesquelles des fenêtres sont remplacées. Ces amenées d’air peuvent être soit naturelles (aérateur dans les châssis ou en façade) soit mécaniques (ventilation double-flux).
Sécurité
Les fenêtres doivent répondre à des exigences en matière de sécurité des personnes et des biens, notamment :
Éviter la défenestration ou les blessures en cas de choc ;
Offrir une résistance suffisante à une tentative d’effraction.
Remplacer les châssis de fenêtre, comment faire les bons choix ?
Le remplacement des châssis de fenêtre est principalement motivé par le souhait d’améliorer le confort thermique et acoustique d’un bâtiment.
Avant de choisir cette solution, il est important de vérifier si le maintien des châssis existants n’est pas souhaitable, par exemple pour préserver l’esthétique d’une façade ancienne. Dans ce cas, différentes techniques peuvent permettre de les conserver tout en améliorant leurs performances.
Si l’option du remplacement est retenue, il est essentiel d’inscrire cette intervention dans un projet global d’isolation du bâtiment et de choisir les nouveaux châssis en fonction des performances attendues. Celles-ci sont déterminées par la qualité des profilés, des vitrages, des joints et de la quincaillerie, mais aussi par le soin accordé à la pose.
Ce conseil présente les critères techniques et réglementaires à prendre en considération.
Les systèmes de ventilation hygiénique d’un logement sont-ils bruyants ?
Que le système soit naturel ou mécanique, la ventilation hygiénique peut engendrer des nuisances acoustiques importantes, aussi bien à l’intérieur du logement que pour le voisinage. En pratique, les systèmes trop bruyants finissent par être désactivés par les utilisateurs au détriment de la qualité de l’air. Pour chaque situation, il existe des solutions.
Il est donc essentiel de prendre en compte et d’étudier l’acoustique dès la conception du système.
Les des caves ou des garages de l’immeuble peuvent relever de parties communes ou de parties privatives. L’acte de base de la copropriété renseigne sur leur statut. Deux cas de figure se présentent :
Soit les caves ou garages appartiennent aux parties communes de l’immeuble. De ce fait, tout projet d’isolation devra être examiné en assemblée générale (AG).
Démarche auprès de la copropriété
Tout d’abord, il faudra inscrire à l’ordre du jour votre demande d’isolation des plafonds des caves communes au moins 3 semaines avant la date de l’AG.
Puis, lors de l’AG, exposez vos motivations (consommations élévées, inconfort thermique, mauvais certificat PEB) aux copropriétaires, informez-les des aides financières (primes) et dressez la liste de travaux à envisager.
Cette démarche pourra alors entraîner la décision d’établir des devis à présenter à l’AG suivante.
Soit les plafonds de cave ou de garage appartiennent à des propriétaires privés. Il faut alors demander à chaque copropriétaire concerné son accord pour l’isolation du plafond de sa cave ou de son garage.
Points d’attention techniques
Les plafonds des caves des grands immeubles en copropriété sont souvent composés de dalles de béton (voir chapitre plancher lourd). Dans ce cas :
Il est important de prévoir l’isolation des retombées de poutres sur leurs trois faces, de manière à supprimer les ponts thermiques.
De même, pour les immeubles dont les murs périphériques non mitoyens sont exposés au froid, il est conseillé de compléter l’isolation du plafond par une retombée d’isolant de 40 à 80 cm.
Principe d’isolation par le dessous
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Mur exposé au froid
Revêtement de sol
Isolant
Dalle en béton
Poutre
Traitement du pont thermique par retour d’isolant
Cave
Les plafonds des petits immeubles à appartements sont, quant à eux, souvent constitués d’une structure en bois (voir chapitre plancher léger). L’isolation des plafonds des caves peut être alors l’occasion de renforcer leur , souvent insuffisante.
Exemple d’isolation des retombées de poutre.L’isolant épouse la forme des conduits d’évacuation (eaux usées) qui traversent la dalle. Les passages de câbles sont étanches à l’air (joints souples).
Comment isoler un plancher léger en bois au-dessus d’une cave ?
Composition d’un plancher léger en bois
Un plancher léger en contact avec une cave non chauffée ou un garage est généralement composé des couches suivantes :
un plancher en bois constitué de lames,
des ou poutres en bois supportant le plancher,
un éventuel plafond ou faux-plafond* (en plaques de plâtre ou en bois).
Il y a plusieurs possibilités pour isoler un plancher en bois, tout dépend de la hauteur dont on dispose, du bon état ou non d’un plafond existant, de la présence des conduites et câbles électriques. Ces questions devront être soigneusement préparées avec votre entrepreneur lors de la visite préalable à l’établissement du devis.
Les solutions présentées ci-après se réalisent par le dessous sans nécessiter l’enlèvement du plancher existant.
Isolation entre les solives
Cette solution est à privilégier quand la structure est à nu ou quand le plafond est en mauvais état et qu’il doit être enlevé.
On choisira des isolants souples (chanvre, laine minérale, …) qui doivent être posés de manière parfaitement jointive entre la structure en bois (sans fuites d’air).
Une seconde couche croisée, de même nature que la première ou plus ouverte à la vapeur d’eau, garantira une meilleure isolation.
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Plancher existant conservé
1re couche d’isolant
Structure portante en bois
2e couche d’isolant éventuelle
Structure secondaire
Finition ouverte à la diffusion de vapeur d’eau
Construction durable
Privilégier les isolants biosourcés (fibre de bois, fibre de chanvre, liège, fibre d’herbe), ou issus de filières de recyclage.
Isolation par insufflation (plafond existant ou nouveau plafond)
Cette solution a pour avantage de permettre de conserver le existant, quand il est en bon état.
La technique d’insufflation consiste à injecter de l’isolant en vrac (ouate de cellulose, laine de roche ou liège par exemple) dans les espaces creux entre le plafond et le plancher du rez-de-chaussée. Pour cela, des trous sont créés dans le plafond, entre deux , à l’aide d’une machine spéciale appelée souffleuse ou cardeuse.
Le plancher du rez-de-chaussée sera bien fermé ou rejointoyé de manière à limiter les poussières.
L’entrepreneur aura pour soin de repérer les éventuels obstacles : conduites, appareillages, .
Les trous créés dans le plafond pour faire pénétrer la buse de la souffleuse seront ensuite rebouchés (plâtre, bois, etc.).
Isolation au-dessus d’un faux plafond
Lorsque la hauteur le permet, il peut être avantageux d’installer un isolé.
Il cachera les circuits électriques et conduits divers, et offrira de ce fait une finition esthétique. Cette solution convient aussi en présence d’un existant que l’on ne souhaite pas démolir.
Le faux-plafond est en général fixé par une ossature métallique suspendue aux et s’appuie sur des cornières périphériques.
Les isolants en matelas souples sont les mieux adaptés pour éviter les vides et assurer une continuité de l’isolation.
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Plancher
Conduites et câbles
Solives
lsolant souple
Suspente + Rail
Faux-plafond
Rez-de-chaussée
Cave
Faux-plafond existant en cours de travaux
Faut-il un ?
Le pare-vapeur est une membrane destinée à empêcher la diffusion de vapeur d’eau, produite au rez-de-chaussée, vers la cave.
Cette vapeur d’eau, au contact d’une paroi froide, pourrait en effet se condenser, dégrader ainsi l’isolant et amoindrir ses propriétés.
Il n’y a pas de consensus sur la nécessité de placer un pare-vapeur pour l’isolation des de cave en structure bois même s’il est souvent recommandé par sécurité.
Dans les faits, lorsque l’on isole par le dessous, sa mise en œuvre s’avère très compliquée de par la présence des et d’éventuels conduites et câbles suspendus. Une pose correcte du pare-vapeur est donc rarement garantie, ce qui lui ôte son utilité.
Point d’attention
Si vous placez un , placez le toujours au-dessus de l’isolant, jamais du côté froid, vous bloqueriez l’humidité dans l’isolant.
Dès lors que l’on ne place pas de pare-vapeur, il est conseillé de choisir un isolant perméable à la vapeur d’eau afin de garantir des possibilités de séchage du complexe.
La finition du (facultative) sera ouverte à la vapeur d’eau (par exemple des panneaux de fibre de bois, des plaques de plâtre). De même, si vous mettez une couche de peinture, choisissez une peinture respirante, perméable à la vapeur d’eau.
En revanche, dans le cas d’une rénovation lourde, avec dépose du plancher au rez-de-chaussée, le pare-vapeur peut être alors posé de manière continue, sans risque de perforation :
Placement d’un pare-vapeur sous le revêtement de sol du rez-de-chaussée
Comment isoler un plancher lourd au dessus d’une cave ?
Composition d’un plancher lourd
Un plancher lourd en contact avec un vide sanitaire, une cave non chauffée ou un garage sera généralement composé des couches suivantes :
un revêtement de sol,
une chape,
un plancher portant assurant la stabilité structurelle de l’ensemble, comme une dalle en béton (dalle coulée, hourdi, etc.) ou des voutes en brique (voussettes).
Isolation sous une dalle de béton existante
Le plus facile est d’isoler sous la dalle de béton, par collage et/ou par fixation mécanique de panneaux rigides : liège, laine de roche, fibre de bois, polyuréthane (PUR), polyisocyanurate (PIR), polystyrène extrudé (XPS), polystyrène expansé (EPS), etc.
Si la dalle est portée par des poutres en béton, on prendra soin d’en isoler toutes leurs faces.
De la mousse en polyuréthane pourra être projetée dans les endroits moins accessibles.
Point d’attention
Les isolants en panneaux rigides nécessitent un support parfaitement lisse afin d’assurer une continuité et une adhérence de l’isolant. Il est parfois nécessaire d’égaliser le support avant d’isoler.
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Chape et finition sol
Plancher lourd existant
Câbles électriques, tuyaux
Isolant rigide
Finition éventuelle
Pare-vapeur
Les planchers lourds (béton et briques) sont suffisamment étanches à la vapeur : ils font office de , il est donc inutile d’en prévoir.
Finition du plafond
Si l’on souhaite une finition sous l’isolation, on pourra opter pour des panneaux multicouches combinant l’isolant et une plaque de plâtre ou de fibre de bois. On évite ainsi l’ajout d’une ossature complémentaire pour suspendre les plaques de finitions.
Si une bonne réaction au feu est recherchée, notamment pour les garages ou dans les immeubles collectifs et les chaufferies, on s’orientera alors vers des panneaux adaptés, composés par exemple de laine de roche revêtue de fibre de bois.
Bonne pratique
Il est conseillé de réaliser une inspection visuelle en fin de pose et de combler les éventuels interstices. Un manque de soin lors de la pose peut créer des ponts thermiques et diminuer l’efficacité de l’ensemble.
Cas spécifique des voussettes
Il n’est pas rare de trouver dans la maison traditionnelle bruxelloise des plafonds de brique en forme de petites voûtes, appelées aussi « voussettes » reposant sur des poutrelles en acier.
Isoler ces n’est pas facile. La solution à privilégier est d’isoler par-dessus : cette technique a pour avantage de préserver le caractère architectural des voussettes. Elle n’est cependant pas toujours applicable puisqu’elle implique une réhausse importante du rez-de-chaussée.
Pour isoler par le dessous, on réalisera une nouvelle ossature pour supporter l’isolant et un faux plafond.
Quel type d’isolant et quelle épaisseur choisir pour isoler le plafond d’une cave ?
Choix d’un isolant
Plusieurs critères peuvent vous guider dans le choix d’un isolant : ses propriétés isolantes (sa valeur lambda), sa composition (pétrochimique, minérale, végétale, etc.), sa finition, son coût, ou encore son épaisseur (liée à la hauteur disponible sous plafond).
Tout d’abord il s’agit d’opter pour un isolant qui convient au type de plancher et à la technique choisie.
Lorsque l’isolation est placée dans une structure bois, les matériaux souples, semi-rigides ou en vrac sont préférables car ils épousent les irrégularités de la structure (sans poche d’air) et donnent dès lors une meilleure performance thermique.
En revanche, lorsque l’isolant est posé contre un en béton, le choix pourra porter sur un isolant rigide, plus facile à mettre en œuvre.
Construction durable
Si l’on souhaite adopter une démarche d’écoconstruction, on s’orientera de préférence vers des isolants biosourcés composés de matières végétales (fibre de bois, d’herbe ou de chanvre, liège) ou encore les isolants issus de filières de recyclage (ouate de cellulose à base de papier et de carton, panneaux de textile recyclé, etc.).
Le projet européen FAI-Re a développé des fiches comparant l’impact environnemental et les caractéristiques des matériaux : fai-re.eu
Quelle épaisseur d’isolation poser ?
Vérifiez le coefficient de conductivité thermique λ et la résistance thermique R qui permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant et l’accès aux primes existantes.
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant.
R (exprimé en m²K/W) représente la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
U = 1/R (exprimé en W/m²K). U représente le coefficient de transmission thermique d’une paroi. Plus la valeur U est petite, plus la paroi est performante. U est l’inverse de la résistance thermique R de la paroi.
Épaisseur pour un : R ≥ 3.5 m2K/W (prime RENOLUTION)
Type d’isolant
Vrac
Souple
Rigide
Coefficient λ (W/mK)
Épaisseur
Cellulose
((v))
((v))
((x))
0,037 à 0,041
15 à 17 cm
Liège
((v))
((x))
((v))
0,032 à 0,045
13 à 18 cm
Laine de bois
((v))
((v))
((v))
0,036 à 0,043
15 à 18 cm
Laine de verre ou de roche
((v))
((v))
((v))
0,030 à 0,045
11 à 16 cm
Polystyrène expansé (EPS)
((v))
((x))
((v))
0,030 à 0,038
11 à 16 cm
Polystyrène extrudé (XPS)
((x))
((x))
((v))
0,028 à 0,038
10 à 14 cm
Polyuréthane (PUR / PIR)
((x))
((x))
((v))
0,023 à 0,029
9 à 11 cm
Mousse phénolique
((x))
((x))
((v))
0,022 à 0,038
9 à 16 cm
Finition et étanchéité à l’air
Une finition du (plaques de plâtre par exemple), n’est pas obligatoire mais elle a pour avantage de garantir une meilleure et d’assurer une protection de l’isolant.
Réaction au feu
Dans certains locaux comme les garages ou la chaufferie, le risque d’incendie est plus important. Il est donc nécessaire d’y mettre en œuvre des matériaux ayant une bonne (soit l’isolant, soit une finition).
On choisira de préférence un produit incombustible, ou quasiment non combustible, selon la norme européenne de classement EN 13501-1.
Les matériaux appartenant à l’euroclasse de réaction au feu A1 ou A2-s1-d0 répondent à ces critères.
La fiche technique du produit renseigne sur sa classe et ses capacités à résister et à réagir aux flammes. L’isolant en lui-même peut détenir les caractéristiques requises, sinon une finition permet d’atteindre de bonnes performances ignifuges.
Il existe aussi des panneaux adaptés à cet usage composés d’isolant avec finition (par exemple laine de roche revêtue de fibre de bois).
Quels sont les mesures à prendre avant d’isoler le plafond des caves ?
Lors de la construction des maisons traditionnelles bruxelloises, les sols au-dessus des caves et des garages n’étaient pas isolés. Une ventilation naturelle via des soupiraux, grilles, etc. y assurait l’évacuation de l’air humide et le séchage des murs.
Au fil du temps, ces dispositifs de ventilation ont souvent été bouchés ou ont disparu, entraînant parfois des problèmes d’humidité.
Avant d’isoler le des caves et des garages, plusieurs précautions sont à prendre, à commencer par remédier aux éventuels problèmes d’humidité et rétablir une ventilation efficace.
Supprimer toute humidité
Si le plancher est environné de problèmes d’humidité provenant des murs d’appuis, ces problèmes doivent d’abord être impérativement éliminés :
Humidité des murs contre terre : étanchéifier de préférence les murs par l’extérieur et drainer les pieds de murs. Si cela s’avère compliqué, réaliser une barrière coté intérieur, par exemple au moyen d’un cimentage hydrophobe et d’injection.
Humidité ascensionnelle des murs : remédier au problème, par exemple au moyen d’injection d’un produit hydrofuge, qui crée une barrière étanche horizontale empêchant l’humidité de remonter dans les murs de cave.
Il faudra ensuite laisser aux murs le temps de bien sécher. On veillera à ce que la ventilation soit également bien assurée au rez-de-chaussée.
En savoir plus sur l’humidité
Pour en savoir plus, consultez notre brochure « L’humidité dans le logement – Diagnostic et solutions ».
Pour que les caves soient saines, il est nécessaire de garantir leur ventilation, en d’autres termes d’y assurer un bon renouvellement de l’air.
Ceci est important par le fait que l’isolation du plafond entraînera une diminution de la température des caves, ce qui augmentera le risque de si l’air est chargé en humidité.
La solution la plus simple est de recréer la ventilation d’origine naturelle : rouvrir et dégager les soupiraux obstrués de manière à établir une ventilation transversale.
Si la ventilation traversante est impossible ou insuffisante, une solution est d’installer une ventilation mécanique.
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L’air traverse les caves, d’un soupirail côté rue vers une grille aménagée dans une fenêtre existante côté jardin
Rue
Cave 1
Cave 2
Jardin
Rez-de-chaussée
Soupirail et ouverture pour assurer une bonne ventilation.
Lorsque la cave ne comporte pas d’aération ou seulement une seule, une possibilité est de percer le mur aveugle, puis d’installer un conduit à l’extérieur, qui doit dépasser d’au moins 15 cm le niveau de sol. Si nécessaire, un extracteur mécanique permet d’assurer un bon tirage de l’air.
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Rue
Cave 1
Cave 2
Cave 3
Jardin
Rez-de-chaussée
Vérifier l’état du plancher
La vérification de l’état de la structure du plancher est importante d’autant qu’elle ne sera ensuite plus accessible.
Les planchers en béton présentent généralement peu de dégradations, sauf s’ils ont été soumis à d’importants dégâts des eaux. Sous les dalles de béton ou les voussettes en brique, vérifiez l’éventuelle corrosion des poutrelles métalliques. Appliquez le cas échéant un traitement anti-rouille. Si vous avez des doutes sur l’état de la structure (poutrelles dégradées, état des briques), faites appel à un ingénieur en stabilité.
Sous les planchers en bois, il est conseillé de vérifier l’état des et de les traiter éventuellement avec un produit fongicide-insecticide.
Vérifiez que le plancher du rez-de-chaussée soit bien fermé (joints entre les lames de plancher). Le nettoyage à grandes eaux pourrait en effet altérer l’isolant qui sera placé en dessous.
Pour aller plus loin
Pensez à isoler les tuyaux de chauffage.
Évitez les courants d’air froids en provenance de la cave en améliorant la fermeture de la cage d’escalier menant à celle-ci. Idéalement, isolez les cloisons de séparation et la porte de cave de manière à assurer une continuité de l’isolation.
Câbles électriques, tuyaux, appareils
Certains éléments comme les luminaires, transformateurs, câbles ou conduites devront être déplacés : parlez-en avec votre entrepreneur lors de la visite préalable à l’établissement du devis.
Pensez à photographier les éléments qui seront cachés par l’isolation, réalisez vous-même éventuellement des croquis par cave.
Quel est l’ordre de priorités à suivre pour diminuer mes factures énergétiques ?
Isolez bien votre logement afin d’éviter au maximum que la chaleur produite ne s’échappe ;
Installez des équipements techniques performants, sans oublier la ventilation ;
Investissez dans les énergies renouvelables.
En parallèle, informez-vous sur les gestes quotidiens et petites interventions que vous pouvez facilement mettre en œuvre pour réduire votre facture d’énergie.
Quels sont les points d’attention concernant l’isolation de la façade par l’extérieur ?
La continuité entre l’isolation du mur et celle de la toiture, du sol et des autres éléments délimitant le est essentielle pour éviter les ponts thermiques. Une attention particulière doit être apportée à la mise en œuvre de ces détails.
Les raccords proposés sont applicables pour toutes les techniques d’isolation.
Raccord entre le mur et la toiture plate
La continuité de l’isolant est assurée soit en recouvrant le mur de l’ d’un isolant thermique, soit en utilisant un bloc constructif thermiquement isolant, tel que le verre cellulaire.
Les raccords doivent être étudiés pour empêcher les infiltrations d’eau.
Continuité de l’isolant assurée par une isolation thermique couvrant le mur de l’acrotère
Raccord entre le mur et la toiture inclinée
À l’occasion de l’isolation de la toiture, il est possible d’anticiper l’isolation ultérieure des murs par l’extérieur en prévoyant des débordements de toit et de corniches.
L’isolant de façade est placé à partir de 30 cm au-dessus du niveau du sol.
Au pied du mur, on place un isolant résistant à l’humidité (verre cellulaire, polystyrène extrudé…). Cet isolant descend dans le sol à une profondeur suffisante pour limiter le pont thermique (1 m est une profondeur de sécurité). Au-dessus du niveau du sol, il est protégé par un matériau résistant aux chocs (mortier approprié, pierre bleue…).
Pour réaliser ce détail technique, les fondations doivent être dégagées et le mur étanchéifié par un enduit bitumineux ou une membrane d’étanchéité (EPDM par exemple).
Lorsque la dalle de sol est isolée, l’isolation du pied de mur et de la dalle n’étant pas jointive, il faut veiller à ce que le chemin entre l’environnement intérieur et l’environnement extérieur (illustré dans les schémas par la ligne verte) soit d’une longueur d’au moins un mètre pour éviter les ponts thermiques.
Il est conseillé d’isoler par l’extérieur un mur surplombant la toiture d’une maison voisine. Si l’espace sous toiture des voisins n’est pas chauffé, une isolation complémentaire du mur par l’intérieur est conseillée jusqu’au niveau du plancher de grenier du voisin.
Lorsque la maison à rénover est plus profonde que la maison voisine, il faudra l’accord du voisin pour isoler le mur dépassant. Celui-ci peut demander que l’isolant soit placé à une certaine hauteur au-dessus du niveau du sol pour limiter l’empiètement sur sa propriété (par exemple à partir de 2 mètres).
Dans ce cas, l’isolation par l’extérieur est idéalement complétée par une isolation intérieure, avec un chevauchement suffisant, généralement de 1 m, entre l’isolation intérieure et l’isolation extérieure.
L’isolation de la façade, même partielle, améliore les performances thermiques de l’habitation. Cependant, s’il existe des problèmes de condensation sur la paroi avant qu’elle ne soit isolée, le phénomène de condensation persistera sur les zones non isolées. Le phénomène ne sera pas pour autant accentué.
Parce qu’ils transportent vers l’extérieur des gaz de combustion à haute température, les conduits de fumée doivent faire l’objet d’une attention particulière visant à limiter le risque d’incendie. Un isolant incombustible, comme la laine minérale, est placé autour du conduit (euroclasse de réaction au feu A1 ou A2-s1d0).
En général, le conduit existant est remplacé car sa longueur n’est plus suffisante pour traverser le mur isolé.
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Isolant incombustible
Chaudière
Raccord avec les châssis de fenêtres et de portes
Pour éviter les ponts thermiques entre les fenêtres et l’isolation du mur, l’isolant doit être continu du mur au châssis. Le seuil existant, généralement en pierre bleue, est retiré ou scié à fleur de façade et un nouveau seuil est placé sur une couche d’isolant incompressible (par exemple le verre cellulaire). Ce nouveau seuil plus profond (le mur étant plus épais) est le plus souvent en aluminium par facilité de mise en œuvre.
L’épaisseur de l’isolant au niveau de ces retours est en général plus faible que sur le mur, notamment lorsque les fenêtres ne sont pas remplacées. On veille à placer une épaisseur la plus large possible selon la configuration.
Il est préférable de remplacer les fenêtres en même temps que l’on isole la façade. De cette façon, les retours d’isolant vers les châssis ainsi que l’étanchéité à l’air pourront être effectués plus aisément. Dans ce cas, la fenêtre peut être déplacée en applique du mur (pose excentrée) et se trouver dans la continuité de l’isolant.
Comment choisir un isolant thermique pour la façade ?
L’isolant se place de manière ininterrompue, côté extérieur du mur existant et sans lame d’air entre les deux.
Les matériaux d’isolation sont innombrables sur le marché, il existe des isolants d’origine minérale (laine de verre ou de roche), végétale (bois, lin, chanvre, cellulose, coton…), animale (laine de mouton…) ou synthétique (polyuréthane, polystyrène expansé…).
Comparez leurs performances et leurs prix mais aussi leurs domaines d’application et leurs caractéristiques environnementales.
Les coefficients de conductivité thermique λ (lambda) et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ « lambda » (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant.
R (exprimé en m2K/W) nous informe sur la résistance d’un matériau d’une certaine épaisseur au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus le matériau est isolant.
R = e/λ
La résistance thermique R d’un isolant est égale à son épaisseur e (exprimée en mètres) divisée par sa conductivité thermique λ.
Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale : R ≥ 3,5 m²K/W
Type d’isolant
λ (W/mK)
e min (cm)
μ sec
Polystyrène expansé ou frigolite (EPS)
0,031 à 0,045
11 à 16
60
Polystyrène extrudé (XPS)
0,028 à 0,038
10 à 14
300
Polyuréthane (PUR / PIR)
0,023 à 0,029
9 à 11
30
Laine minérale
0,031 à 0,044
11 à 16
1,2 à 1,5
Liège
0,032 à 0,045
12 à 16
30
Ouate de cellulose (en vrac ou semi-rigide)
0,037 à 0,045
13 à 16
1 à 2
Fibres de bois (rigide)
0,037 à 0,045
13 à 16
4
Laine de mouton
0,035 à 0,045
13 à 16
2
Comparez les fiches techniques pour sélectionner, dans la catégorie de matériau que vous avez choisie, celui qui a le λ le plus petit.
Pour l’isolation des murs par l’extérieur, le type d’isolant mis en œuvre dépend de la technique d’isolation choisie qui découle en grande partie du choix de la finition extérieure.
Avec un bardage sur isolant souple ou semi-rigide, on utilise des panneaux de laine de bois, de chanvre, de lin, de cellulose, de textile recyclé, de laine de mouton, de laines minérales…
Pour les autres techniques d’isolation, on utilise un isolant rigide tel que les panneaux de polyuréthane, de polystyrène expansé, de fibre de bois haute densité, de laines minérales haute densité, de liège…
On distingue principalement quatre techniques d’isolation par l’extérieur de la façade.
Deux techniques de finitions appliquées sur un isolant
L’enduit sur isolant (méthode ETICS).
Les briquettes sur isolant.
Un isolant rigide est placé directement sur la face extérieure du mur. Il est collé et/ou fixé mécaniquement. La finition en enduit ou en briquettes est appliquée / collée directement sur l’isolant. Ces méthodes conviennent particulièrement aux façades complexes très découpées.
Deux techniques de sur isolant
Le bardage sur isolant souple ou semi-rigide.
Le bardage sur isolant rigide.
Une coulisse d’air ventilée est aménagée entre l’isolant et le revêtement de façade. Le bardage assure une excellente et offre un grand nombre de revêtements de façades possibles : bois, tuiles, ardoises, panneaux métalliques, etc.
Enduit sur isolant (méthode ETICS)
Les différents composants (enduits, isolant rigide, éléments de renfort, mode de fixation…) forment un tout et doivent être appliqués en tant que tels. Ils doivent provenir du même fabricant.
L’isolant le plus fréquemment utilisé est le polystyrène expansé graphité (EPS), qui a le meilleur rapport prix /performance sur le marché. La fibre de bois haute densité est une alternative végétale.
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Enduit intérieur
Mur
Cheville
Isolant thermique rigide
Enduit extérieur
Finition en briquettes sur isolant
Les briquettes sont collées sur les panneaux d’isolant puis sont jointoyées. Il existe des systèmes de briquettes sur isolation extérieure préfabriqués (en général sur du polyuréthane).
L’isolant est maintenu dans une structure en bois fixée mécaniquement sur le mur existant (les structures métalliques sont déconseillées).
L’isolant le plus fréquemment utilisé est la laine minérale pour son faible coût. Les laines de bois et de chanvre sont des alternatives végétales que l’on trouve parfois au même prix.
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Enduit intérieur
Mur
Structure et isolation thermique soupleen deux couches
Étanchéité à la pluie et au vent
Lame d’air / lattage
Bardage
Bardage sur isolant rigide
Le revêtement de façade est fixé sur des lattes (verticales afin de permettre l’écoulement des eaux) elles-mêmes fixées dans le mur par des vis qui traversent l’isolant.
L’isolant le plus fréquemment utilisé est le polyuréthane qui a le meilleur rapport prix / performance sur le marché. La laine de bois haute densité est une alternative végétale.
Isolation d’une toiture plate, quels sont les points d’attention ?
Pente et évacuation des eaux
Pour assurer l’écoulement de l’eau, la toiture doit présenter une pente d’au moins 2 %(2 cm par mètre courant). Si la pente doit être rectifiée, privilégiez les techniques sèches, sans apport d’humidité dans le complexe de toiture. Vérifiez que l’eau puisse encore être évacuée correctement vers le point bas de la toiture après le placement de l’isolant (aussi autour des cheminées et coupoles), même après la déformation de la structure sous l’effet du surpoids. Il est conseillé de prévoir des gargouilles comme dispositif de secours, au cas où l’évacuation serait entravée.
Etanchéité
Si l’étanchéité à la pluie existante est en mauvais état, il faut l’enlever totalement.
L’étanchéité et ses aménagements doivent être conçus de façon à pouvoir facilement détecter les fuites éventuelles. Une fuite se repère moins facilement si l’étanchéité n’adhère pas au plancher de toiture.
Structure
La structure de la toiture doit être sèche et en bon état. À l’occasion de la réfection de la toiture, la structure en bois doit être vérifiée et traitée préventivement contre les attaques de champignons (notamment la mérule), les moisissures ou les larves d’insectes.
Relevés et raccords d’étanchéité
Les remontées d’étanchéité en périphérie doivent dépasser d’au moins 15 cm le niveau fini de la toiture (l’étanchéité ou le lestage, y compris la terre d’une toiture verte extensive). Dans le cas d’une toiture chaude aménagée en terrasse sur plots, les 15 cm sont comptés depuis l’étanchéité et non depuis le revêtement. Les relevés doivent être protégés par un solin ou un couvre-mur avec casse-goutte (voir ci-après).
Les détails et raccords de toiture doivent être correctement exécutés aux conduites de ventilation, cheminée, coupoles… C’est généralement là que se trouve l’origine des infiltrations.
Relevé d’étanchéité le long de l’acrotère sur une toiture verte
Entretien de la toiture
Il est recommandé de conclure un contrat d’entretien avec l’entrepreneur qui a réalisé l’étanchéité pour un contrôle régulier de celle-ci, des évacuations d’eau et du lestage éventuel.
Continuité de l’isolation
L’isolation de la toiture doit être continue avec celle des murs et des coupoles pour éviter l’influence des .
Anticipation des travaux futurs
Il est possible d’anticiper l’isolation ultérieure des murs par l’extérieur en prévoyant un débordement du toit.
Isolation de l’acrotère avec débordement pour isolation ultérieure du mur de façade
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Relevé d’étanchéité sous un seuil de porte / porte-fenêtre
Quel type d’isolant et quelle épaisseur choisir pour la toiture plate ?
Quand il est posé au-dessus du plancher de toiture (toiture chaude et inversée), l’isolant doit résister à la compression (ex : liège, verre cellulaire, fibre de bois haute densité, certains polyuréthanes, polystyrène extrudé, ect.).
Pour la toiture inversée, il doit aussi résister à l’humidité (polystyrène extrudé).
Quand l’isolant est posé par-dessous (toiture compacte), on utilise un isolant souple (ex : laines de verre, de roche, de bois, de lin, de chanvre, de mouton, mousse de cellulose, etc.).
Les coefficients de conductivité thermique λ (lambda) et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant. Cette information peut être vérifiée dans la fiche technique du matériau.
R (exprimé en m2K/W) nous informe sur la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale : R ≥ 4 m2K/W
Quelles sont les techniques d’isolation d’une toiture plate ?
1. La toiture chaude
L’isolation se trouve au-dessus du plancher de toiture et sous la membrane d’étanchéité à la pluie.
C’est la méthode la plus sûre pour isoler les toitures plates, en rénovation comme en construction neuve. En rénovation, l’isolant est placé au-dessus de la membrane d’étanchéité de toiture existante, si elle est en bon état. Une nouvelle membrane d’étanchéité à la pluie est placée au-dessus des panneaux d’isolation.
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Étanchéité à la pluie
Isolant
Pare-vapeur
Structure portante existante
Finition
Avantages
Méthode qui présente le moins de risques de désordre.
Si la pente est insuffisante, elle peut être rectifiée avec une isolation à pente intégrée.
Tous les travaux sont réalisés par l’extérieur.
Si elle est en bon état, l’étanchéité à la pluie existante peut être réutilisée comme pare-vapeur.
Un lestage n’est pas indispensable.
Inconvénients
Le niveau fini de la toiture est rehaussé, ce qui nécessite des adaptations des coupoles, seuils de porte et acrotères.
S’il y a modification de l’aspect architectural, un permis d’urbanisme est requis.
N’améliore pas l’isolation acoustique – l’ajout d’un isolant souple sous le plancher de toiture permet de pallier ce problème.
2. La toiture inversée
L’isolation se trouve au-dessus du plancher de toiture et de la membrane d’étanchéité.
Cette méthode n’est utilisée que sur une structure lourde, capable de supporter un surpoids et suffisamment plane pour éviter la stagnation d’eau sous les panneaux d’isolation.
L’isolant, du polystyrène extrudé (XPS) en panneaux rigides, est placé au-dessus de la membrane d’étanchéité de la toiture existante si celle-ci est en bon état. Une couche de lestage (graviers, dalles de béton…) maintient les panneaux d’isolation en place et les protège des rayons UV.
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Lestage
Couche de séparation
Isolant rigide
Étanchéité à la pluie
Structure portante existante
Finition
Avantages
Tous les travaux sont réalisés par l’extérieur.
Si elle est en bon état et que sa pente est suffisante, l’étanchéité à la pluie existante peut être réutilisée et remplir à la fois les fonctions de pare-vapeur et d’étanchéité à la pluie.
Facile à mettre en œuvre, peu coûteux.
Inconvénients
Le niveau fini de la toiture est rehaussé, ce qui nécessite des adaptations des coupoles, seuils de porte et acrotères.
S’il y a modification de l’aspect architectural, un permis d’urbanisme est requis.
Moins efficace que la toiture chaude parce que l’eau s’infiltre sous l’isolant qui peut être mouillé.
N’améliore pas l’isolation acoustique – l’ajout d’un isolant souple sous le plancher de toiture permet de pallier ce problème.
Difficulté de localiser les fuites
Entretien nécessaire à cause du lestage indispensable.
3. La toiture compacte
L’isolation se trouve en dessous du plancher
Cette méthode n’est applicable qu’aux toitures en structure bois. L’isolant souple est inséré dans la structure en remplissant en totalité l’espace (sans lame d’air) et en appliquant un en dessous, directement contre l’isolant.
Cette technique est utilisée quand on veut combiner isolation thermique et acoustique de la toiture et peut constituer une solution en rénovation, lorsque le rehaussement du niveau fini de la toiture est impossible. Toutefois, elle est déconseillée au-dessus des locaux humides.
Pour éviter les problèmes de condensation de l’air intérieur à la face inférieure du plancher de toiture qui est soumis aux variations de température, des conditions bien précises doivent être remplies. Notamment, la toiture doit être exposée au soleil et rester libre (pas d’installation de panneaux solaires ni d’aménagement en terrasse).
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Étanchéité à la pluie
Plancher de toiture
Isolant
Structure portante existante
Freine-vapeur hygrovariable
Finition
Avantages
Ne modifie pas l’aspect architectural.
Gain de place en plaçant l’isolant dans l’espace disponible entre les poutres.
Facilite l’inspection de l’état du plancher de toiture. Permet la conservation de l’étanchéité à la pluie, si elle en bon état.
Bonnes performances acoustiques si la finition est lourde et désolidarisée.
Souvent le plus économique pour de petites surfaces.
Inconvénients
Méthode délicate à confier à un spécialiste (risques de condensation interne).
Applicable uniquement si la toiture est ensoleillée et que la pièce dispose d’un bon système de ventilation.
La finition intérieure ne peut être conservée.
Quelle est la différence avec une toiture froide ?
La toiture compacte ressemble à l’ancienne toiture froide, mais la grande différence réside dans le fait que l’espace entre les solives est entièrement comblé par l’isolant thermique et que l’air extérieur n’y pénètre plus. Dans les toitures froides, un vide ventilé était aménagé au-dessus de l’isolant. L’air extérieur qui y circulait et provoquait des dégâts considérables.
La toiture froide, fermement déconseillée, n’est plus mise en œuvre en Belgique. Il est conseillé de transformer une toiture froide existante (on la repère à la présence de petites buses d’aération) en toiture chaude ou inversée.
4. La toiture mixte
Un compromis peut être trouvé entre toiture chaude et toiture compacte, en effectuant une partie de l’isolation au-dessus du plancher de toiture et une partie en dessous. Cela permet d’obtenir la performance d’isolation thermique voulue en limitant le rehaussement du niveau fini de la toiture. C’est une solution fréquemment mise en œuvre quand on veut concilier isolation acoustique et thermique.
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Nouvelle étanchéité à la pluie
Isolant rigide avec valeur R2 ≥ 1,5 fois valeur R1
Étanchéité existante éventuelle
Isolant souple avec valeur R1
Freine-vapeur hygrovariable
Pour éviter la condensation dans la paroi
On évite les problèmes de condensation interne si la valeur R de l’isolation extérieure est 1,5 fois plus élevée que la valeur R de l’isolation intérieure.
Rénovation et isolation d’une toiture inclinée, quels sont les points d’attention ?
À l’occasion de la réfection de la toiture, la charpente doit être vérifiée et traitée préventivement contre les moisissures, les attaques de champignons (notamment la mérule) ou de larves d’insectes.
La sous-toiture, l’isolation et le pare-vapeur doivent être placés de manière ininterrompue et sans aucune lame d’air entre les différentes couches.
Les détails et raccords de toiture doivent être correctement exécutés : corniches, cheminée, fenêtres de toit… C’est généralement là que se trouve l’origine des infiltrations.
Dans le but d’éviter l’influence des ponts thermiques, l’isolation de la toiture doit être continue avec celle des murs, mais aussi avec les fenêtres de toit via l’utilisation de cadres isolants.
Il est possible d’anticiper l’isolation ultérieure des murs par l’extérieur en prévoyant un débordement du toit et de la corniche.
Pour atteindre de bonnes performances en matière de confort thermique et d’économies d’énergie, tout en conservant la qualité de l’air intérieur, l’isolation doit être combinée à une bonne étanchéité à l’air et à une ventilation contrôlée.
La ventilation apporte oxygène et air neuf. Elle évacue le CO2, l’air humide, les polluants et les odeurs, préservant ainsi la qualité de l’air intérieur. Elle est essentielle pour la santé des occupants et la salubrité du bâtiment.
Quel type d’isolant et quelle épaisseur choisir pour la toiture inclinée ?
Il existe des isolants d’origine minérale (laine de verre ou de roche), végétale (bois, lin, chanvre, cellulose, coton, etc.), animale (laine de mouton, etc.) ou synthétique (polyuréthane, polystyrène extrudé, etc.).
Prenez le temps de comparer leurs performances et leurs prix mais aussi leurs domaines d’application, leurs caractéristiques environnementales et leurs propriétés acoustiques.
Les coefficients de conductivité thermique λ (lambda) et de résistance thermique R permettent d’évaluer les performances thermiques d’un isolant :
λ (exprimé en W/mK) caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant. Cette information peut être vérifiée dans la fiche technique du matériau.
R (exprimé en m2K/W) nous informe sur la résistance d’une couche d’un matériau au passage de la chaleur. Plus le R est grand, plus la couche est isolante.
Épaisseurs nécessaires pour atteindre une performance thermique minimale : R ≥ 4 m2K/W
Type d’isolant
Vrac
Souple
Rigide
λ (W/mK)
e min (cm)
μ sec
Laine de verre
((v))
((v))
((x))
0,030 à 0,045
13 à 18
1,2 à 1,5
Laine de roche
((v))
((v))
((x))
0,030 à 0,045
13 à 18
1,2 à 1,5
Laine de fibres de bois
((v))
((v))
((x))
0,030 à 0,045
13 à 18
4
Laine de chanvre
((v))
((v))
((x))
0,039 à 0,044
13 à 18
1,2
Laine de fibres d’herbes
((v))
((v))
((x))
0,030 à 0,045
13 à 18
1
Laine de cellulose
((v))
((v))
((x))
0,030 à 0,045
13 à 18
1 à 2
Liège
((v))
((x))
((v))
0,032 à 0,045
13 à 18
30
Polyuréthane (PUR / PIR)
((x))
((x))
((v))
0,023 à 0,029
10 à 12
30
XPS
((x))
((x))
((v))
0,029 à 0,035
9,3 à 13,7
80 à 200
Renforcer une isolation existante
Si on veut renforcer une isolation existante, on peut ajouter une couche d’isolation limitée en dessous du : la résistance thermique R de l’isolation au-dessus du pare-vapeur doit être au minimum 1,5 fois plus élevée que celle de l’isolant situé en dessous. Cette méthode est déconseillée pour des locaux humides.
Permet la conservation de la couverture s’il existe une sous-toiture en bon état.
Ne modifie pas l’aspect architectural.
Bonnes performances acoustiques si la finition est lourde et désolidarisée.
Autoconstruction possible.
Moins coûteux si la sous-toiture et la couverture peuvent être conservées.
Inconvénients
La finition intérieure ne peut être conservée.
Perte de volume intérieur.
En cas d’absence de sous-toiture, cette technique implique la réfection totale de la toiture.
2. Isoler les versants de la toiture par insufflation
L’isolant en vrac est insufflé dans des caissons fermés délimités par la sous-toiture, la charpente (prolongée par une structure auxiliaire) et le pare-vapeur.
L’insufflation dans les caissons doit être confiée à un spécialiste.
Le découplage complet de la sous-toiture et de la finition associé à l’utilisation d’un isolant souple offre une excellente amélioration acoustique.
Inconvénients
Cette technique implique la réfection totale de la toiture.
L’aspect architectural est modifié (rehausse de toiture, hauteur et/ou profondeur des corniches), raccord délicat avec les voisins : un permis d’urbanisme est requis.
Difficulté d’assurer l’étanchéité à l’air au niveau des corniches et des pignons.
Les matériaux rigides sont mauvais pour l’isolation acoustique; l’ajout d’un isolant souple en dessous avec finitions désolidarisées améliore légèrement la situation (attention au rapport des valeurs R).
4. Isoler le plancher du grenier
Lorsque les combles ne sont pas aménagés, isoler le plancher du grenier plutôt que les versants de toiture permet de limiter le volume chauffé et est moins coûteux.
Cette option est cependant déconseillée lorsque la chaudière ou le groupe de ventilation se situe dans le grenier et que des canalisations ou conduits traversent le plancher ; la perforation de l’enveloppe isolée et de la couche étanche engendre des ponts thermiques et des risques de condensation interne.
Isoler sur le plancher des combles
Cette technique facile à mettre en œuvre permet de garder les finitions du plafond de l’étage inférieur. Elle diminue cependant le volume de stockage.
Isoler la structure des combles (par-dessus)
Cette méthode permet de garder le plafond de l’étage inférieur sans diminuer le volume de stockage. Parce que la mise en œuvre du pare-vapeur est délicate, cette solution ne sera utilisée que si aucune autre n’est possible.
Isoler la structure des combles (pardessous)
Cette technique fonctionne bien en combinaison avec l’isolation des murs par l’intérieur. Elle permet le maintien du plancher du grenier et du volume de stockage, mais nécessite la réfection du plafond.
L’isolation d’un plancher en béton par-dessous est intéressante pour des raisons acoustiques mais plus délicate (risques de condensation). Elle doit faire l’objet d’études préalables.
Par où commencer ? L’isolation d’une toiture inclinée : premiers pas.
Assurez-vous tout d’abord que la couverture, la charpente et la sous-toiture de votre toit soient dans un état impeccable. Ce point est important car l’isolation de la toiture empêche sa ventilation : une infiltration d’eau ne sèchera pas et pourra entraîner des dégradations et des champignons.
Une personne avisée, en vaut deux
Prenez le temps de lire notre brochure Toiture inclinée , rénovation et isolation . Elle vous aide à comprendre en détail comment est construite votre toiture, comment fonctionne l’isolation et les types d’isolants disponibles. Vous pourrez ainsi faire les bons choix, contacter une entreprise qui pose le type d’isolant qui vous convient et échanger avec votre entrepreneur de manière efficace et… constructive.
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Si vous ne modifiez rien à l’extérieur et que votre habitation n’est pas classée vous ne devez a priori pas demander d’autorisation. Si vous isolez par l’extérieur ou que vous modifiez votre toiture, mieux vaut vous renseigner auprès de votre commune.
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